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Austra - Pixx - Ancienne Belgique- Bruxelles, le 16 avril 2017

Publié le 16 avril 2017 par Concerts-Review

Austra et Pixx achèvent une épuisante tournée, longue de six semaines, dans une AB en configuration Box, la salle n'est pas tout à fait remplie!

Pixx est le nom de scène choisi par Hannah Rodgers depuis 2014, elle avait débuté comme singer-songwriter.

Signée chez 4 AD, le premier full album de la demoiselle, 'The Age Of Anxiety', est prévu pour le mois de mai, il doit succéder au EP 'Fall In' ,sorti il y a deux ans.

Ils sont quatre sur scène, la frêle Hannah, une blonde péroxydée, coiffée à la garçonne, vêtue d'une cape vermillon, d'un top scintillant, de bas rayés, troués, d'un petit short et de boots punky, deux garçons ( un batteur, un guitariste/claviériste) et une autre représentante du sexe opposé, Amy?, aux claviers ou à la basse.

Tout ce beau monde arbore un make-up à paillettes, scintillant, destiné à mettre les yeux en valeur, musicalement le quartet propose une synth pop futuriste tourmentée et non dénuée d'intérêt.

Le nom de Grimes a été quelques fois prononcé derrière toi.

Pas de setlist, plusieurs nouveaux titres, la chienlit!

Elle démarre en balançant a creepy tune avec plein d'effets sur la voix, on ose avancer un titre sans aucune certitude,' A Big Cloud to Float Upon', pour enchaîner sur un downtempo pas moins impressionnant. La petite semble vouloir jouer le rôle d'une jeune fille possédée, ouvrant grand la bouche et roulant des yeux, le cocktail proposé ne manque pas d'épices.

La suite, basée sur des synthés atmosphériques et des percussions subtiles, demeure énigmatique.

'Grip', sorti en single, s'avère plus poppy, et peut rappeler une Kate Bush devenue electro!

Elégance scénique et théâtralité, une voix magnétique partant en escalade pour ensuite dévaler la pente en prenant tous les risques, Hannah Rodgers a le mérite de sortir des sentiers battus.

Pixx sera cet été au Pukkelpop.

Austra.

Ta dernière rencontre avec Katie Stelmanis date de fin 2013, c'était à l'Orangerie du Bota.

Depuis Austra a sorti un troisième album, 'Future Politics'.

En 2013, on avait prédit que la dame de Toronto allait cartonner, elle semble plafonner si l'on se réfère au public pas trop nombreux s'étant déplacé vers le Boulevard Anspach.

Les présents n'ont pas regretter leur passage à l'AB, Austra aura répondu à toutes les attentes.

A 21:05, les lights s'éteignent, la table propose une mise en condition exotico dream pop, trois musiciens, suivis de près par Katie, rappliquent.

Ils ont tous fréquentés le même magasin de farces et attrapes que les artistes précédents, carnaval à Pâques!

La Canadienne est vêtue d'une longue robe victorienne, d'un jaune à faire pâlir un canari, son maquillage n'est pas des plus sobres, mais tout ça n'est rien en comparaison du look offert par Ryan Wonsiak ( claviers): un chemisier rose, un bermuda bleu à fanfreluches, des chaussettes vertes, baskets blanches, un maquillage outrancier et des cheveux teints en blond platine, pour couronner le tout, il tenait à disposer de son skateboard, vert, à côté de son attirail, ce mec est un génie inspiré par les Marx Brothers.

A la batterie, l'impressionnante Maya Postepski et à la basse et synth, Dorian Wolf!

Après un bonsoir poli , le groupe entame le set par la plage ouvrant le dernier opus, ' We were alive'.

La voix flottante éblouit d'emblée.

Elle s'approche des premiers rangs pour entamer 'Future politics', de l' indietronica dansant.

Derrière ses touches, Ryan, un brin givré, en fait des tonnes, une gestuelle maniérée et des pas de danse, qui Chez Maman lui vaudraient des tonnes de soupirants.

' Utopia' précède 'I'm a monster' pour lequel la diva a repris place derrière le piano.

Les effets de voix vertigineux et l'electronic drumming viennent te secouer, ce maelstrom gigantesque risque bien de t'entraîner vers les profondeurs de l'océan.

Où est la bouée, capitaine?

' Forgive me' est joué solo , il est suivi par le plus ancien 'The Choke' , un dancetrack allumé.

Avec 'Freepower ' et 'Gaia' on revient au matériau récent puis elle reprend place derrière les touches pour un ' Home' joué tout en retenue.

A chaque concert, il y a toujours un abruti pour lancer une banalité débile, ça n'a pas raté, l' imbibé du jour lâche un ' We love you' cruche et déplacé.

Mi figue, mi raisin, la cantatrice répond ' je vous aime aussi', ça doit être chiant de répéter ces âneries soir après soir.

Avec ' I love you more thant you love yourself' on reprend le chemin du dancefloor, que l'on ne quitte pas avec le hit des débuts, saccadé et vibrant, 'Beat and the pulse' '.

L'ambiance est montée d'un cran, le public vibre, 'Lose it' ne va pas le calmer .

Le trio magique s'achève par 'The villain' pendant lequel Katie fait tournoyer sa longue robe de velours avant de virevolter telle une toupie.

Après ce final subjuguant et un merci beaucoup, au revoir, la troupe s'efface pour revenir au bout de 65 secondes balancer un quadruple bis.

'Habitat', 'Painful like', 'Darken her horse' non prévu au programme initial, mais interprété pour rendre hommage à Elsa, l'ingé son bruxelloise du groupe et enfin, après avoir appeler Pixx au complet sur scène pour une séance d'embrassades, le titre précédant l'habituel curfew de 22:30', ' Hurt me now' .

Ce show mixant dark wave, electronica, énergie, comédie mais aussi vulnérabilité, laissera de bons souvenirs à une grande majorité des spectateurs.


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