
Auteure : Flora Meaudre
Illustrations : Vincent BiwerEditions : Le laboratoire Existentiel
Collection : L'illuscriptNombre de pages : 196 pagesDate de parution : 19 Avril 2017
Format : Poche"
Après une longue relation, Lucie rejoint le « marché du célibat ». À vingt-cinq ans, elle se retrouve confrontée aux pressions de son entourage qui lui rappelle que son horloge biologique tourne, subit la fragilité de la femme dans l’espace de la rue et de la nuit, multiplie les rencontres sans lendemain tantôt loufoques, tendres ou douloureuses, et intrigue par la contradiction de ses propres désirs. Car entre engagement et plaisirs passagers, Lucie sait-elle vraiment ce qu’elle cherche ? Comment ces rencontres éphémères et ces échecs successifs transforment-ils la vision qu’ont les deux sexes l’un de l’autre ?"
Son histoire peut être la vôtre comme la mienne, en tant que femme de notre époque, car nous suivons Lucie, une jeune femme de 26 ans et qui vogue de relations en relations, sans réellement trouver chaussure à son pied. N'est-ce pas le cas de beaucoup de femmes de nos jours ? Peut importe l'âge d'ailleurs.
Habitant Paris, la facilité de rencontres et donc d'enchaînements relationnels est plus accentuée qu'en province, mais je dois dire que pour certains cavaliers, l'envie d'appeller les flics ou la psychiatrie la plus proche est fort tentante !
J'ai mis un petit chapitre à bien cerner le style de l'auteur donc pour les 30 autres, cela a été facile, fluide et un régal.
Même si je n'ai pas toujours été d'accord sur le mode de vie de Lucie, mais cela est purement personnel, on passe par différents ressentis de la situation, en plus du point de vue du personnage et donc de l'auteure, elle ne juge pas et laisse le lecteur se faire son propre jugement, ce qui n'est pas toujours facile face à certains cavaliers d'un temps.
Malgré quelques thèmes assez lourd, j'ai passé un très bon moment en compagnie de cette demoiselle, me sentant quand même proche d'elle, malheureusement par notre statut de femme.
Un petit mot également concernant les illustrations que l'on croise, signé Vincent Biwer. Bien qu'elles soient toutes sombres, elles restent artistiques et libre au lecteur d'en faire sa propre interprétation, là dessus, je suis un peu novice, mais pour ma part, elles m'ont beaucoup parlé et accompagnent très bien les textes de Flora Meaudre. Un grand bravo !
A travers ce roman, je découvre donc une auteure qui a sa façon de conter les choses, mais d'une manière intéressante et originale, mais aussi une maison d'édition, Le Laboratoire Existentiel, dont le nom mérite d'être amplement cité !

