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Tu sais ce qu'on raconte... une petite rumeur qui court

Par Thierry_2

Tu sais ce qu'on raconte... une petite rumeur qui courtUne petite ville comme il en existe tant en province.Ni grande, ni petite.Tout le monde connaît tout le monde.Tout le monde a un avis sur tout.Et comme rien ne se passe, le moindre événement devient le centre de toutes les conversations.L'événement en question: le fils Gabory serait revenu.La rumeur enfle, de maison en maison.le fils Gabory est revenu. Tu sais ce qu'on raconte... une petite rumeur qui courtComment ose-t-il après ce qui s'est passé ?Tu sais ce qu'on raconte... une petite rumeur qui courtCasenave et Rochier on construit leur histoire comme un long dialogue dont les protragonistes changent sans cesse. A chaque case, nous changeons de lieux et de gens, mais la rumeur continue son chemin, chaque phrase amenant un élément nouveau, indiscutable parce que tout le monde le sait bien, même si personne n'a rien vu et si les événements se contredisent entre euc.La rumeur n'a pas besoin d'être vérifiée. Elle grossit, empoisonne certains esprits.Jusqu'à ce que...Tu sais ce qu'on raconte... une petite rumeur qui courtJe dois reconnaître ne pas aimer les petites villes, pour en avoir pratiquée une pendant plusieurs années. Il y a toujours quelqu'un qui tient quelque chose de source sûre. de préférence quelque chose d'inavouable de préférence. C'est plus grisant.Dans cette bande dessinée, Casenave et Rochier suivent la rumeur. La véritable héroïne de cette histoire. Les colporteurs et les rares contradicteurs ne sont que des anonymes. Certains auront l'honneur de voir leur rôle s'étoffer, mais pour la majorité, ils ne sont que des visages anonymes, comme on en croise tous les jours. Des gueules quelconques croquées avec talent par Casenave. On fil des pages, le lecteur est pris à témoin, entrevoit ce que l'on reproche au fils Gabory. Il découvre surtout toute l'hypocrisie d'une petite ville qui a ostracisé plus ou moins consciemment un indivivu marqué par les circonstances, mais qui a ignoré le comportement d'autres, mieux installés dans la hiérarchie.Ce livre est la chronique de la violence sociale, lorsqu'un groupe décide d'exclure un individu. Ce mécanisme est implacable, d'autant plus qu'il repose sur un effet de masse. Pour harceler efficacement, rien de mieux que la bonne conscience de quelques dizaines de personnes de bonne foi, et de petit esprit si possible.Et la rumeur ne s'arrête pas.Elle peut même en faire naître une nouvelle...

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