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Benjamin Biolay : Volver - 2017

Par Obiwanagain

Un an près, Benjamin Biolay démontre qu'il est capable d'enchaîner un 2ème album de très grands qualité.

Alors que l'on pouvait craindre un échec, se dire : il va un peu trop vite en besogne... ca risque d'être bâclée, moins inspiré....

Mais le résultat est là.

Dès les premières secondes, Benjamin Biolay commence avec un hommage, cette influence Ennio Morricone sur l'intro de "Volver", le 1e titre, donnant son nom à l'album.

2e morceau : surprise, car lorsque l'on entend Chaira Mastroianni en général sur ses albums, ce sont des ballades qu'il en résulte. Ici, ils osent un titre plutît rythmé avec certains passages à la limite de sonner faux quand même, sur une ambiance latino rock.

"Le nuage" : porte bien son nom, quelques sons électrons simplistes années 80-90, bien servis par l'accompagnement d'un chœur féminin ainsi qu'un super gimmick qui rythme comme il se doit ce titre.

"Mala siempre" : une ligne mélodique en intro d'une terrible efficacité, la marque de fabrique de Benjamin Biolay. Ca trotte dans la tête, j'achète cet air à tue-tête ne cesse pas sa quête, on fredonne...

C'est un rappel des influences de l'album précédent "Palermo Hollywood". Peut-être que ce morceau a été laissé de côté sur l'album précédent? Bizarre car ca sonne comme un tube ! Donc on garde des cartouches comme dirait Belmondo :-).

On enchaine avec une apparition sur ce morceau de l'ex-belle mère... Une Catherine Deneuve déclamant son texte sur une musique pleine de mélancolie. Une réussite pour ce début. Une maitrise mélodique incroyable chez B.B. La suite du titre est moins convaincant, développer et faire revenir cette intro aurait été le gage d'un magnifique morceau.

"La mémoire" nous remet bien dans le droit chemin avec des lignes mélodiques à l'influence "Barbara".

Et ça retombe...

"Roma" est trop basique, sans inspiration. On aurait pu éviter cette sonorités un peu kitsch malgré des arrangements plutôt originaux.

La suite : "hypertranquille" ne fait guère mieux, peut-être que la barre a été mise un peu trop haute au début de cet opus.

"Ca vole bas" : Aïe aïe aïe, ce morceau porterait il bien son nom? Toujours ses influences Amérique du Sud, sympathique mais sans plus...

Piano..... Une magnifique mélodie pour un "arriverdeci". Il est un peu dommage qu'il ne continue pas sur cette lancée piano-voix pour donner un ton intimiste et mélancolique.

Rythmique simple, un peu raggamuffin, efficacité c'est ce qui caractérise "Pardonnez-moi"

"Sur la comète" : titre facile mais sans grande originalité, ça passe quand même...

"L'alcool, l'absence"" mais la présence de l'influence "accordéon"associé aux rythmiques du sud de nos amis américains, agrémenté d'un refrain instrumental très efficace qui reste bien dans un coin de notre tête.

La reprise "avec le temps", arrangements de cordes, c'est une version très personnelle de Benjamin Biolay certes, mais What elle...

Bah rien c'est tout :-)

Pour clôturer cet opus, on en revient à Hollywood Palermo, cette fois en inversé. On a eu l'aller voici le retour en partant d'Hollywood. Dernier titre, là, comme pour refermer le 2ème tome des aventures sud-américaines de Benjamin Biolay. La boucle est bouclé.

Un bon album mélodique sur les premiers morceaux surtout mais quelques erreurs et certains titres auraient pu être évité pour faire un album "génial".


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