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Duvelblues festival - Puurs- le 27 mai 2017 ( part one)

Publié le 27 mai 2017 par Concerts-Review
Duvelblues festival - Puurs- le 27 mai 2017 ( part one)

Duvelblues festival - Puurs- le 27 mai 2017

A quelle heure, Luk?

Twee uur, stipt, on y est en 30'!

Sauf quand le GPS déconne et t'envoie dans les bois!

Seizième édition du festival organisé de main de maître par Gust Meeus et son équipe, et un nouveau changement de résidence, un retour aux sources puisque le Duvelblues retrouve les terrains du Chiro /JH Kabal à Ruisbroek.

Deux scènes: le chapiteau et la salle du Chiro.

Dans le cabriolet du fotoman la température était tolérable, la clim, tu mets un pied hors de sa Rolls asiatique et t'es d'emblée écrasé par la chaleur suffocante, 34°C, les pompes à bière vont avoir du boulot cet après-midi.

15h30 - 16h30 : Marino Noppe Band (BE)

16h40 - 17h50 : Davina and the Vagabonds (USA)

18h00 - 19h10 : Marc Ford and the Neptune Blues Club (USA)

19h20 - 20h30 : Hat Fitz and Cara (AUS/N-IRL)

20h40 - 21h55 : Walter Wolfman Washington (USA)

22h05 - 23h20 : Matt Andersen (CAN)

23h30 - 00h45 : Rick Estrin and the Nightscats (USA)

15h30', pour ne pas déroger aux habitudes, des locaux doivent ouvrir la garden-party: Marino Noppe Band!

Marino Noppe est une sorte de légende vivante du blues national , peux pas te dire s'il a enterré son Maxwell Street né en 1982, mais ce maître du Chicago Blues, sentant bon les swamps flamands, sait s'entourer de musiciens pas cons.

A Puurs, il était accompagné par le guitar virtuoso Arne Demets ( The Blues Vision, Lawen Stark...), Carlo Van Belleghem ( Roland, Stan Van Samang, Shirley Johnson...) à la basse et Bernd Coene ( The Blues Vision) aux drums.

Pendant un peu plus d'une heure, cette fine équipe va nous emmener du côté de Maxwell Street où ont traîné des gens tels que Muddy Waters, Howlin' Wolf ou Little Walter.

Pour ouvrir, un chant de Noël, en été, 'Santa's messin with the kid', puis un virage blues funk remuant 'Hot pants' .

On en a profité pour aller jeter un coup d'oeil dans le jardin, on a remarqué deux ou trois spécimens, pas horribles, en bikini.

'29 ways just to make it to my baby's door', des courageux dansent, le mercure est monté à 46°.

Faudra prévoir une piscine en 2018!

Le premier slow blues arrive' I'm a lover', comme on a à faire à deux fabuleux guitaristes, on se régale.

OK, c'est un peu prétentieux de se prendre pour le cousin de Casanova, mais on pardonne!

Pas de poulets en vue,' Everything I do gotta to be funky', on pousse une pointe, Jimmy Dawkins propose une balade à Broadway, ' Love Somebody'.

Le country blues ' Kokomo' est dédié aux truckers, en attendant le train on vous balance un shuffle, hallelujah, c'est l'heure!

Quoi, un bis, d'accord, remettez la Duvel au frais, on vous balance le Marino Noppe's boogie, comme tout boogie qui se respecte, à pratiquer all night long.

Au suivant: Davina and the Vagabonds, dans la salle des scouts en jupe!

Davina Sowers et ses clochards étaient passés à Puurs en 2012, un souvenir impérissable, une révélation!

On n'a pas vraiment compris pourquoi la madame et ses boys ont été placés dans le four à pizza, ta voisine, qui pesait 87 kilos en pénétrant dans le local, est montée sur la balance à l'issue du set, l'aiguille indiquait 79.

En mijn broekje is nat...on veut pas le savoir, madame!

Davina, joli fichu sur la tête, derrière les touches, son époux ( récent), Zack Lozier à la trompette, à ses côtés, Steve Rogness au trombone, à l'arrière, Connor McRae Hammergren, un costaud, aux drums et Andrew Foreman à la doghouse bass.

Tout ce beau monde va nous balader du côté de New-Orleans, le sourire aux lèvres en commençant par ' I'd rather drink muddy water' .

Les cuivres impressionnent, la rythmique assure, Davina, et ses kisses sweet as candy, sue avec élégance.

Aujourd'hui vous semblez encore relativement clairs, il y a cinq années on a joué plus tard, un bon nombre d'entre vous étaient allumés, constate l'enfant avant de proposer Nina Simone , 'I want a little sugar in my bowl'.

Puis vient un Fats Domino sautillant ( une version pas tout à fait conforme de 'Ain't that a shame'), ' Shake that thing' est chanté par Connor, puis on passe au cabaret pour ' Black cloud'.

'Sunshine' is a new song, confie Miss Sowers, qui décide de nous emmener du côté de Bourbon Street en laissant Steve pousser la chansonnette.

Esprit Mardi-Gras près du Rupel, on a cherché les majorettes, en vain!

Beaucoup l'attendait, 'I'd rather go blind', porté par une voix qui vient remuer les entrailles.

Swing time avec 'Lipstick And Chrome' , suivi par un original, coloré Tom Waits, "St.Michael Vs.The Devil", la contrebasse place un solo racé, la diva minaude, la trompette part au ravitaillement et ramène de la Jup fraîche pour tout le monde, sauf pour madame!

C'est ça, l'amour!

J'étais furieuse quand j'ai écrit ' Start running', tu dis, mon chou, tu veux chanter, ok, je t'en prie.

Il choisit le standard 'Four or Five Times' et c'est avec Hank Williams que la clique nous quitte, 'Hey, good looking'.

En sortant du sauna, nous n'étions guère good looking, mais on s'est amusés!

Retour sous le chapiteau pour Marc Ford and the Neptune Blues Club!

Marc Ford, ex Black Crowes, Gov't Mule, Booker T. Jones ou Ivan Neville, se tape avec The Neptune Blues Club, une tournée de 33 dates sur le vieux continent, un arrêt à Puurs était prévu.

Le groupe a sorti deux albums, 'The Vulture' date de 2016.

Le guitariste est accompagné par Mike Malone aux keys et harmonica, avec lequel il partage les vocals, la section rythmique se compose de deux mercenaires remplaçant Antoine Arvizu et John Bazz.

Avec ces cocos on s'éloigne du blues véritable pour hanter un Southern rock de haute tenue.

Triste coup du sort, Luk vient de t'apprendre le décès de Gregg Allman.

Les gars n'ont pas de setlist et débutent par trois plages roots rock remuantes, certains parlent de 'Smilin' et 'de ' Ghetto is everywhere' , les mecs improvisent à volonté, mixent blues, funk, et envolées lyriques.

Après ce début nerveux, ils envoient la blues ballad 'Deep Water', ...my heart is heavy.. marmonne Marc sur un fond d'orgue gluant.

Mike Malone se charge des vocals pour un extrait, un blues rock vicieux, du premier album du Neptune Blues Club, auquel succède le sombre 'The Vulture' le titletrack du nouveau produit.

' Shalimar dreams' cogne méchamment puis le quatuor poursuit la lecture d'une playlist inexistante, toujours en mode jam blues rock.

Notons une reprise de Neil Young, 'Look out, Joe' et dans le désordre: le très funky 'Main drain' décoré d'une wah wah tonitruante, le rock à réveiller un moribond, 'Shame on me' , le plus vieux ' I'm free' et ' Go too soon' dans le même moule que 'Shame on me'.

Un set brillant qui n'a pas plu aux puristes blues.

Marc Ford terminera sa tournée européenne par un long périple en Espagne!

T'as pas pu acheter un éventail, tant pis, direction le haut-fourneau pour Hat Fitz and Cara, des poulains de l'écurie Goodtime Booking.

Hat Fitz est un vieux de la vieille, pas aussi décrépi que Seasick Steve mais il est sur le bon chemin.

Cet Australien maniant la mandoline traficotée et une resonator a, un jour, rencontré une jolie Irlandaise, oui, elle est rousse, Cara Robinson, qui ne boit pas de pils, il l'a épousée et désormais il parcourt le monde à ses côtés pour soumettre un rootsy blues artisanal.

Ils chantent tous les deux, Cara s'acharne également sur un mini-kit de batterie.

Leur nouvel album se nomme 'After the rain', on en entendra plusieurs extraits en ce début de soirée.

Cara: this is the last date of our tour et on commence par un titre dédié au poète irlandais Frank the Poet ( alias Frank MacNamara), le bluesy 'Company Underground'.

Pour la suivante, le barbu se charge du chant, puis le duo propose 'Nobody's fault but mine' de Blind Willie Johnson, chanté en trémolo.

Après le blues, ils passent au gospel, un coup d'oeil à ta toquante, godv., il faut se sustenter, petit à petit, tu te diriges vers la sortie, une file interminable s'allonge face à la friterie/junk food, c'est donc de loin que tu entends des titres comme ' Hold on', ' Black Cat Bone', ' After the rain' ou 'Power'.

Quand, enfin, tu as pu te payer un hamburger industriel, tu as jugé plus prudent d'écouter la fin du set de l'extérieur, après être passé, en vitesse, par le bar pour dénicher une Duvel afin de faire passer la graisse!

Fin du premier chapitre!

photos - Luk Stiens/concert monkey
Duvelblues festival - Puurs- le 27 mai 2017 ( part one)
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