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(Notes sur la création) Susan Howe

Par Florence Trocmé

HoweLes éditions  Ypsilon ont publié tout récemment Mon Emily Dickinson de Susan Howe, dans une traduction d’Antoine Cazé.
SA CONSCIENCE INTELLECTUELLE
Ne doit jamais être sous-estimée. Une larme est une chose intellectuelle. Dickinson n'écouta pas les pires conseils d'amis qui ne comprenaient pas avec quelle intensité elle recherchait la simplicité, et elle tint compte des meilleurs, recueillis à l'occasion de ses lectures personnelles. Elle possédait un talent synthétique; elle se servit d'autres écrivains, s'empara de lambeaux arrachés à l'effarant effilochement de l'Être chaque fois qu'elle pouvait s'en servir. Sa capacité à muer ces lambeaux en fils d'or joua un rôle crucial. Son don inné pour l'assimilation s'enrichit dans la solitude. Cette cueilleuse éclectique était également capable d'éconduire. D'atteindre l'affirmation dans la renonciation et d'être (elle-même) en dehors. Hors de toute autorité, excentrique, unique.
Susan Howe, Mon Emily Dickinson, traduction d’Antoine Cazé, coll. fragile, Ypsilon, 2017, 263 p., 22€


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