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[CRITIQUE] The Bad Batch

Par Elodie11 @EloFreddy

[CRITIQUE] The Bad Batch

Réalisé par: Ana Lily Amirpour

Avec: Suki Waterhouse, keanu Reeves, Jason Momoa…

Durée: 1h55

Genre: Science-fiction/Romance

Date de sortie: 31 Décembre 2017

Synopsis

Au Texas, une histoire d’amour située dans un terrain vague habité par des cannibales.

[CRITIQUE] The Bad Batch

Critique

Pour son deuxième long métrage, Ana Lily Amirpour nous embarque dans son ambiance pro Mad Max où une jeune femme fait la connaissance chaleureuse d’un gang de cannibales.

Trompant le spectateur, la réalisatrice mise sur la contemplation et le trip hypnotique pour faire oublier que son scénario est à la hauteur de ses magnifiques paysages: désertique.

Exit donc le survival ou encore la romance promise par le résumé, The Bad Batch se contente de nous livrer ce qui pourrait être un clip musical de 2 heures. Les cannibales sont accros aux protéines, Jim Carrey est peu bavard et Keanu reeves se prend les pieds dans son peignoir de beauf.

Pourtant sa scène d’ouverture nous promettait le goût acide de la critique sociale matinée d’un peu de gore. Malheureusement même pour cela Amirpour passe totalement à côté de son propos. On vogue entre la crise d’hystérie et le désarroi devant un tel casting gâché par une écriture des plus simplistes.

A l’image de son intrigue, Suki Waterhouse se révèle fade et effacée dans son rôle d’héroïne amputée. On aurait aimé la voir perdre les pédales, crier, bref manifester des émotions autres sur son visage figé par la grimace.

[CRITIQUE] The Bad Batch

Si le sang n’est donc pas au rendez-vous, la deuxième escroquerie s’accroche à la pseudo romance censée être le point d’orgue du film. Pudique voir inexistante, cette idylle donne un arrière goût acre d’inachevé et l’impression tenace de s’être fait avoir et cela jusqu’à son dénouement expéditif jeté sur l’écran.

La réalisatrice se retrouve perdu dans son désert construit sur les sables mouvants d’une intrigue qui partait déjà perdante. Loin d’être viscéral comme certains de ses collègues post-apocalyptiques, The Bad Batch s’oubliera vite, très vite mais pas la moustache de Keanu, non ce bug dans la matrice c’est juste pas possible..

Avec ce deuxième essai, Ana Lily Amirpour entame sa précoce traversée du désert. Inutile et bâclé, The Bad Batch est une belle coquille vide qui n’a que sa plastique visuelle pour nous retenir.  Déjà has been à sa naissance, cet ovni du genre prendra rapidement la poussière dans la filmographie de ses acteurs et dans notre mémoire.

Votre dévoué Freddy

Note:

note 0,5


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