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Shot caller (2017) ★★★★☆

Par Olivier Demangeon @critiks_moviz
SHOT CALLER (2017) ★★★★☆

Synopsis : Un gangster récemment sorti de prison est forcé par ses anciens complices à organiser un nouvel acte criminel.

Origine du film : États-Unis
Réalisateur : Ric Roman Waugh
Scénariste : Ric Roman Waugh
Acteurs : Nikolaj Coster-Waldau, Omari Hardwick, Lake Bell, Jon Bernthal, Emory Cohen, Jeffrey Donovan, Evan Jones, Benjamin Bratt, Holt McCallany
Musique : Antônio Pinto
Genre : Drame, Policier, Thriller
Durée : 2 heures
Date de sortie : 17 juin 2017 (États-Unis)
Année de production : 2017
Sociétés de production : Bold Films, Participant Media
Distribué par : Saban Films
Titre original : Shot Caller
Notre note : ★★★★☆

Notre commentaire : " Shot Caller " est un thriller policier américain datant de 2017, écrit et dirigé par Ric Roman Waugh, à qui l'on doit également " Infiltré " (2013). Les acteurs principaux sont Nikolaj Coster-Waldau, qu'on a pu voir dans " Gods of Egypt " (2016), Omari Hardwick, qu'on a pu voir dans " Kick-Ass " (2010), Lake Bell, qu'on a pu voir dans " No Escape " (2015), Jon Bernthal, qu'on a pu voir dans " Etats de Choc " (2007), Jeffrey Donovan, qu'on a pu voir dans " Sicario " (2015), Emory Cohen, qu'on a pu voir dans " The Duel " (2016), Evan Jones, qu'on a pu voir dans " Gangster Squad " (2013), Benjamin Bratt, qu'on a pu voir dans " Infiltrator " (2016), et Holt McCallany, qu'on a pu voir dans " Sully " (2016).

Le 9 avril 2015, la société Bold Films s'est engagée à financer et à produire un thriller policier intitulé " Shot Caller " dirigé par Ric Roman Waugh, basé sur son propre script. En avril 2015, la compagnie Relativity Media a acquis les droits de diffusion en salles aux États-Unis pour 3 millions de dollars, alors que Sierra / Affinity était en charge pour gérer les ventes internationales. Cependant, en raison du fait que Relativity Media a fait faillite en juillet 2015, la publication du film a été reportée jusqu'à ce que la société Saban Films ait acquis les droits de distribution pour les États-Unis en avril 2017.

Le tournage principal de " Shot Caller " a débuté le 26 mai 2015 à Albuquerque, ainsi qu'à Santa Fé, au Nouveau-Mexique. C'était la seconde fois que le réalisateur, Ric Roman Waugh, dirigea Benjamin Bratt & Jon Bernthal, après " Infiltré " (2013).

L'histoire proposée par " Shot Caller " nous invite à suivre Jacob Harlon, un homme ordinaire, qui suite à un accident de voiture qui aura entraîné le décès de l'un de ses passagers, va se retrouver plonger dans la violence du monde carcéral. Le film utilise une structure " double narrative ", dans laquelle deux fils temporels distincts du passé et du présent convergent par la suite. Les aller et retour sont fluides, notamment grâce à l'évolution physique du personnage principal. Les deux perspectives sont fascinantes. D'un côté la présentation du personnage, l'accident, le procès, son entrée en prison, son évolution dans un gang au sein du pénitencier, et de l'autre côté, sa libération conditionnelle qui suit 10 ans plus tard, ainsi que ses actions une fois en liberté.

La présentation de la vie en prison est effroyablement crédible, et on peut ainsi mesurer la limite de ce qu'offre le monde carcéral. Cet homme est confronté à un dilemme relativement simple, survivre ou mourir. Pour survivre, il va intégrer un gang de fascistes néo-nazis. Pour prouver sa loyauté au gang, il devra exécuter de sales besognes. Progressivement, non seulement, il sera accepté par ses co-détenus, mais il sera respecté.

Le travail d'écriture autour du personnage de Jacob Harlon, alias Money, superbement incarné par Nikolaj Coster-Waldau, est vraiment très intéressant tout en étant subtil. On peut observer l'évolution du personnage, qui dans un premier temps est effrayé face à la barbarie qui règne en prison, et qui rapidement se rapproche des bonnes personnes afin de rester en vie. Étape par étape, il va apprendre puis maîtriser les rouages de la vie carcérale. Cependant, au fond de lui, il n'adhère pas à l'idéologie prônée par le gang, et il va se rendre compte qu'il doit agir intelligemment pour mettre sa famille en sécurité, quitte à se sacrifier.

On aura apprécié la transformation du principal protagoniste, d'un père de famille vers un gangster brutal. Un être transformé en animal par nécessité. Mais il faut également relevé que Ric Roman Waugh, le scénariste-réalisateur, évite très intelligemment de tomber dans les clichés du genre. En effet, de nombreux films traitant du sujet de l'incarcération, impliquent des gardiens sadiques maltraitant les prisonniers. Ce n'est absolument pas le cas dans ce métrage, et c'est assez plaisant pour le signaler.

Bien que l'ensemble de la distribution livre de bonnes prestations, c'est cependant Nikolaj Coster-Waldau qui domine les débats. L'acteur livre une performance de premier plan, en jouant à la fois sur son physique avec une augmentation de la masse musculaire, changement de coupe de cheveux, moustache de bikers, puis une barbe type " circle beard " et enfin les tatouages. L'acteur marque également de manière précise les évolutions psychologiques de son personnage. On reconnaîtra Jon Berthal dans un rôle secondaire, également membre du gang, co-détenu, et partenaire crapuleux une fois à l'extérieur. On identifiera également Benjamin Bratt, dans un rôle secondaire, celui du shérif Sanchez.

En conclusion, " Shot Call " est un très bon film dramatique, car finalement, c'est le drame qu'il faut retenir dans cette histoire. Partant d'une peine de prison de 16 mois pour homicide involontaire suite à un accident de voiture, pour terminer avec un enfermement à vie. L'histoire est forte, et montre la cruauté du monde carcéral, avec ses règles et ses outrages. L'intrigue révèle que l'appartenance à un gang est un engagement Le rythme est plaisant, et les quelques scènes d'action sont bien orchestrées et surtout, parfaitement réalistes. La distribution offre de bonnes prestations et Nikolaj Coster-Waldau est saisissant de précision dans l'évolution de son personnage. ad vitam æternam. Un film très agréable, qui remplit pleinement sa fonction de divertissement.

Bande-annonce :

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