Une porte dérobée s'ouvre et l'on entre dans une forêt. Des bureaux de la BNF avec leur siège et lampe. Des personnes installées dans les sièges, avec un masque, tournent sur elles-mêmes, bougent lentement la tête. C'est un peu effrayant. Chacun est dans son monde. Et les arbres et les feuilles les contemplent. Et l'on s'assoit à son tour et l'on se coiffe de ces lunettes et de ce casque pour s'immerger dans 10 bibliothèques que nous allons visiter virtuellement, restant toujours au centre de l'image et pouvant explorer l'espace environnant à 360°. La voix de Manguel nous raconte une anecdote, un événement, un peu de cette bibliothèque réelle, imaginaire ou disparue. D'Alexandrie, au Nautilus en passant par Sarajevo, chacune nous dit un peu de la volonté de comprendre ou de maîtriser le monde. 10 immersions, plutôt belles et originales, voyages dans le temps et l'espace.
Une expo qui m'a laissée un peu sur ma faim, et un peu sonnée. Certes, j'avais pris en compte la composante virtuelle, mais c'est vraiment elle qui est au cœur de l'expérience. Et ce n'est pas ce qui m'éclate le plus. Je reste frappée par la solitude de chacun dans sa visite, dans son masque, et de la joie de parler à la médiatrice en sortant de la visite.
Pour rester avec Manguel, il y a son Histoire de la lecture
