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[Critique] SHARKNADO 5 : GLOBAL SWARMING

Par Onrembobine @OnRembobinefr
[Critique] SHARKNADO 5 : GLOBAL SWARMING

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Titre original : Sharknado 5 : Global Swarming

Note:

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Origine : États-Unis
Réalisateur : Anthony C. Ferrante
Distribution : Ian Ziering, Tara Reid, Cassie Scerbo, Jena Sims, Olivia Newton-John, Chris Kattan, Tony Hawk, Dan Fogler…
Genre : Comédie/Horreur/Suite/Saga
Date de sortie : 10 août 2017 (sur SyFy)

Le Pitch :
En voyage d’affaires à Londres dans le cadre d’une convention avec l’ONU ou un truc du genre on ne sait pas trop, Finn, le héros de l’Amérique, doit faire face à un nouveau skarknado. Une tornade bourrée à la raz la gueule de requins affamés qui ravage tout sur son passage mais qui se déplace aussi de pays en pays. Alors que son fils vient d’être aspiré dans la dite-tornade, Finn va devoir effectuer un tour du monde pour espérer le retrouver…

La Critique de Sharknado 5 : Global Swarming :

Il faut croire qu’Anthony C. Ferrante et les petits malins de The Asylum ne s’arrêteront jamais. Désormais, un nouveau Skarnado déboule tous les ans, pendant l’été. Probablement eux-mêmes surpris par le succès du premier volet et de ses suites, les exécutifs de la maison de production ont ainsi décidé de creuser le filon. Et pour creuser, ils creusent, rivalisant à chaque fois d’encore plus de stupidité et surtout de cynisme pour nous livrer des films qui, sans cette dernière composante, auraient pu être aussi drôles qu’ils semblent le penser, mais qui se posent au final surtout comme les illustrations suprêmes d’une putasserie assez incroyable…

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Requin quand tu nous tiens

Cela dit, sans pour autant aller jusqu’à affirmer que ce cinquième épisode est un bon film, car on en est bien évidemment très loin (même dans la catégorie des « nanars »), il faut reconnaître qu’il est tout de même un peu mieux que le précédent, qui lui, avait vraiment touché le fond. Ici, on voyage et le fait de retrouver des skarnados dans différents pays du monde confère au long-métrage une rythmique qui parfois, repousse à distance l’ennui. Parfois seulement attention, mais ce n’est pas si mal. Pour autant, faut pas rêver non plus, c’est bien pourri.
Le problème étant toujours le même. Quand le premier volet s’apparentait à une tentative très modeste de parodier les gros blockbusters hollywoodiens, avec beaucoup d’humour et un second degré certain, les suivants ont commencé à forcer le trait. Ils ont souligné inutilement le truc pour perdre de leur sincérité afin de se transformer en films hyper cyniques et pas du tout spontanés. Le premier Sharknado, à l’instar des trucs comme L’attaque du requin à deux têtes ou Avalanche Sharks, est ce qu’il est, mais au moins, il n’y a pas vraiment de calculs. Maintenant des calculs, il y en a trop. Beaucoup trop. Y compris dans ce cinquième épisode donc, qui en fait des caisses. Il n’y a aucune trouvaille, si ce n’est quand justement, le scénario, où ce qui sert de scénario, emmène les personnages aux quatre coins du globe. Ferrante et ses petits copains font de la merde pour faire de la merde, en cherchant à faire de la merde. Ce qui nous pousse à nous poser la question : qu’est-ce qu’un bon nanar ?

bon nanar/mauvais navet

Ed Wood cherchait-il a faire le plus mauvais film de tous les temps quand il tourna Plan 9 From Outter Space ? Non. Quand un réalisateur et son équipe s’attellent à la réalisation d’un long-métrage, à priori, tous veulent essayer de faire bien. Parfois, c’est un échec et le film en question, on ne sait trop comment, parvient à toucher le public de par sa nullité affligeante mais néanmoins propice aux rires et même parfois à une certaine tendresse. Après, il y a aussi les mauvais films qui sont juste des mauvais films. Mais ceci est une autre histoire.
Le soucis principal avec Skarknado 5 (et le 4, le 3 et le 2), c’est qu’il est issu d’une démarche qui consiste à vouloir faire bouffer volontairement de la merde au public. Il n’y a aucun désir de faire bien derrière cette manigance à grande échelle, mais la volonté d’essayer de flatter les instincts des spectateurs avides de navets pour engranger un maximum de profit. Il n’y a rien de noble là-dedans. C’est particulièrement voyant une nouvelle fois avec ce cinquième épisode qui n’a rien d’aussi généreux ou d’aussi inspiré qu’il veut bien nous le faire croire.
Alors voilà, Sharknado 5 met en avant des effets-spéciaux toujours plus pourris, qui n’ont pas bougé d’un iota depuis le premier volet (après tout, c’est le même logiciel qui sert à chaque fois). Les acteurs jouent comme des manches de pioche, avec mention à Tara Reid, plus refaite que jamais et mauvaise comme un cochon, ainsi qu’à une poignée de guests franchement dispensables. Brett Michaels du groupe Poison par exemple, est tellement ridicule que cela en devient un peu pathétique. Idem pour la pauvre Olivia Newton-John ou encore pour Tony Hawk. Ce dernier est vraiment, mais alors vraiment très mauvais acteur et ici forcément, sans aucune direction, sa prestation est aussi courte que catastrophique.
Finalement, comme toujours, c’est Ian Ziering qui s’en sort le mieux. Au milieu de ce pillage en règle, où surnagent des références mal dégrossies, l’ex de Beverly Hills 902010 s’amuse, conscient qu’il tient plus que jamais le rôle de sa vie. C’est également l’un des seuls qui ne semblent pas avoir passé sa traversée du désert personnelle dans la salle d’attente d’un chirurgien esthétique rayé de l’ordre des médecins. C’est également lui qui écope des quelques répliques marrantes et qui insuffle de l’énergie au film. Pour ce qui est du reste, circulez, y a rien à voir. Vivement le 6. Non on rigole…

En Bref…
Toujours aussi cynique, mal fagoté, moche, écrit avec les pieds par un mec bourré un soir de semaine sur un coin de table et aussi drôle qu’une séance chez le kiné, Sharknado 5 est bien sûr la catastrophe redoutée. Un sommet de putasserie qui fait du nul pour faire du nul sans respecter ni son sujet ni son public. Heureusement, Dolph Lundgren passe une tête…

@ Gilles Rolland

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Crédits photos : SyFy


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