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[Critique série] WET HOT AMERICAN SUMMER : TEN YEARS LATER

Par Onrembobine @OnRembobinefr
[Critique série] WET HOT AMERICAN SUMMER : TEN YEARS LATER

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Titre original : Wet Hot American Summer : Ten Years Later

Note:

★
★
★
★
½

Origine : États-Unis
Créateurs : Michael Showalter, David Wain
Réalisateur : David Wain
Distribution : Janeane Garofalo, Elizabeth Banks, Paul Rudd, Ken Marino, Michael Ian Black, Christopher Meloni, A.D. Miles, Amy Poehler, Molly Shannon, Michael Showalter, Chris Pine, Kristen Wiig, Lake Bell, Jason Schwartzman, David Wain, Alyssa Milano, Jai Courtney, Adam Scott, Dax Shepard, Melanie Lynskey…
Genre : Comédie
Diffusion en France : Netflix
Nombre d’épisodes : 8

Le Pitch :
Les moniteurs du camp Firewood se retrouvent 10 ans plus tard, en 1991, à l’occasion d’un week-end. L’opportunité de prendre des nouvelles des uns et des autres, mais aussi de voir ressurgir de vieilles rancunes, des amourettes et autres intrigues plus ou moins farfelues…

La Critique de Wet Hot American Summer : Ten Years Later :

C’est reparti pour un tour et c’est tant mieux. Retrouver la quasi intégralité du casting de Wet Hot American Summer pour une deuxième saison promettait sur le papier un bonheur sans réserve et à l’arrivée, c’est bien de cela dont il s’agit. Rien n’a changé au niveau des fondamentaux. La liberté de ton est toujours la même, tout comme cette propension des comédiens et des scénaristes à imposer un humour certes clivant à mort mais néanmoins ultra jubilatoire quand on goûte à ce genre de joyeusetés décalées…

Wet-Hot-American-Summer-Ten-Years-Later-Paul-Rudd

Dream team

Pour faire court, Bradley Cooper est plus ou moins le seul, parmi les rôles principaux, qui n’est pas de retour dans cette seconde saison de Wet Hot American Summer. C’est dommage mais vu comment les scénaristes ont décidé de le « remplacer », ce n’est pas très grave. Son « départ », ainsi que l’arrivée d’Adam Scott, constituant l’un des premiers gags extrêmement réussis de la saison. Un casting en forme de dream team du rire, qui se voit de plus enrichi par de nouveaux arrivants, à savoir Dax Shepard et Alyssa Milano pour ne citer qu’eux. En voilà un joli tableau ! Le fin du fin étant que tous trouvent d’une manière ou d’une autre le moyen de briller et de faire bénéficier au récit de leur charisme et de leur verve bien caractéristique, y compris quand ils ne font que passer une tête, comme Kristen Wiig, hilarante mais malheureusement trop discrète.
La force de la série réside donc une nouvelle fois dans l’abattage des comédiens, qui évoluent tous dans un univers qu’ils connaissent bien, parfaitement libres de leurs mouvements et exploités par le script de façon à taper juste et fort.

The Colony

Pour ce qui est du scénario, Wet Hot American Summer : Ten Years Later joue la carte de la nostalgie pour finalement livrer une espèce de relecture du premier acte. On retrouve les personnages devenus adultes. La première saison voyait les acteurs, tous quarantenaires, camper des adolescents de 16 ans (afin de se moquer des séries américaines qui emploient des adultes pour jouer des teenagers). Celle-ci continue de tabler sur la même dynamique et c’est toujours aussi drôle. Si ce n’est qu’ici, chacun trouve dans ces retrouvailles l’occasion de dresser le bilan de leur vie et de réajuster le tir pour enfin peut-être devenir l’adulte qui correspondra à leurs attentes. Chacun à leur façon, avec toujours cette tendance à se moquer des clichés tout en les incarnant en surlignant le trait à l’extrême.
Cette façon de traiter du passage à l’âge adulte, de l’ambition, de l’amitié, de l’amour et du poids des responsabilités, prouve bien que si elle demeure une brillante et furieuse comédie, Wet Hot American Summer sait aussi se payer le luxe de résonner avec une certaine universalité. Sans avoir l’air de le faire et donc sans se prendre la tête mais en conservant cette pertinence certaine et en se montrant plus qu’à son tour tendre envers ses personnages et leurs aspirations.
Parfaite parodie, cette saison 2 s’inscrit donc dans l’exacte lignée de la saison 1 mais sait aussi aller plus loin pour explorer des thématiques différentes. Elle multiplie les clins d’œil, use de l’humour meta avec parcimonie et dispense toujours autant de fous rires.
Encore une fois, il convient de préciser que tout ceci ne risque de ne pas plaire à tout le monde. Wet Hot American Summer : Ten Years Later n’est pas une série comique dans le sens classique du terme. David Wain et ses acteurs ne cherchent pas à fédérer mais à offrir à leur humour particulier un terrain d’expression sans aucune pression commerciale. Ils vont très loin dans l’absurde, et sont capables, dans un même élan, d’ébrécher la politique américaine et de verser dans le trash bien vulgos, sans paraître à côté de la plaque. Dans son genre, plus que jamais, Wet Hot American Summer s’impose comme une série unique. Comme l’expression ultime d’une scène qui ne s’interdit rien et qui sait exactement où elle va…

Wet-Hot-American-Summer-Ten-Years-Later-Kristen-Wiig

En Bref…
Wet Hot American Summer : Ten Years Later s’avère au moins aussi réussie que la saison précédente. Une déferlante de gags complètement délirants, borderline et inspirés, entre la parodie pure et l’expression libre d’une verve débarrassée de toutes contraintes, qui fait mouche plutôt deux fois qu’une. Le casting, toujours aussi spectaculaire, y est bien sûr pour beaucoup, même si la plume du duo David Wain/Michael Showalter est aussi à saluer pour son audace et son refus d’embrasser les conventions les plus en vues dans le genre. Brillant !

@ Gilles Rolland

Wet-Hot-American-Summer-Ten-Years-Later
 Crédits photos : Netflix


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