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Expositions collective “White Spirit” | Galerie Al/ma Montpellier

Publié le 01 septembre 2017 par Philippe Cadu @ContempodeLArt

Du 08 septembre au 28 octobre 2017 - Vernissage vendredi 8 septembre à partir de 18h.

Inauguration du nouvel espace de la galerie

http://www.galeriealma.com/

White Spirit

Tjeerd ALKEMA, Jean-Baptiste, CARON, Luca GILLI, Eric MANIGAUD , Arnaud VASSEUX

La galerie AL/MA ré-ouvre ses portes 5 rue du Plan du Palais à Montpellier, entre la rue Foch et la place de la Canourgue. Après plusieurs mois d'interruption, WHITE SPIRIT inaugure une nouvelle programmation en réunissant cinq artistes dont les oeuvres ont été rassemblées autour des sens multiples que pouvaient exprimer ces deux mots: White spirit.
Ce diluant souvent associé à l'usage de la peinture, paradoxalement n'est pas blanc, mais incolore, transparent tandis que le blanc est un champ chromatique caractérisé par une impression de forte luminosité, sans aucune teinte dominante. Un espace neutre, donc, sur lequel peut s'exprimer librement l'esprit, immatériel par essence. White spirit - blanc - au commencement, comme la page ou les murs, mais pas exactement.
Apparue au milieu du XIXe siècle, la " photographie spirite " allie deux croyances.

D'une part, la foi dans des réalités surnaturelles invisibles à l'oeil nu et d'autre part la conviction que le médium photographique est à même de témoigner de ces mêmes réalités de façon objective. Dans les années 1860, William Howard Mumler, " photographe-médium " institue la pratique de la photographie spirite à New York, ouvrant la voie à nombreuses expériences réalisées par des pseudos scientifiques et beaucoup d'anonymes.
Le dessin d'Eric Manigaud révèle le cliché du 5 janvier 1913 représentant la médium Stanislawa P. photographiée par Albert Von Schrenck-Notzing crachant une forme ectoplasmique. Eric Manigaud, comme dans les séries précédentes, au-delà de la trace photographique, fait ressurgir la question du discernement de notre regard. Sauf que face à de telles images, le danger serait d'épouser la croyance de ceux qui les ont réalisées. Il ne s'agira donc pas ici de croire à ces images, mais plutôt de les transformer en objets d'histoire, c'est-à-dire en outil de compréhension des mécanismes humains ou photographiques qui sont en jeu dans ces curieuses expériences de photographie occulte dont l'intention était de manifester la survivance de l'esprit après la mort.

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