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[Dossier] 10 raisons qui font de Terminator 2 l’un des meilleurs films de tous les temps

Par Onrembobine @OnRembobinefr
[Dossier] 10 raisons qui font de Terminator 2 l’un des meilleurs films de tous les temps

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Alors que nous avons depuis bien longtemps déclaré notre amour sans borne à Terminator 2 dans une critique aussi dithyrambique que possible, il nous est tout de même apparu de bon ton d’en remettre une couche à l’heure de la sortie en salle de la version 3D (et remasterisée) du film. Juste histoire de rappeler à quel point Terminator 2 a fait souffler un vent de fraîcheur sur le petit monde des blockbusters et du cinéma en général au moment de sa mise à l’eau, tout en redéfinissant une large partie des codes alors en vigueur dans l’industrie, bouleversant au passage la culture pop et s’inscrivant à tout jamais dans un inconscient collectif qui ne s’en est jamais remis.

Les effets-spéciaux

La réussite de T2 reposait en grande partie sur la faisabilité des idées hyper ambitieuses de James Cameron. Ce qui impliquait de repousser toutes les limites technologiques connues à l’époque au risque de se prendre le mur et de livrer un film amené à vieillir comme tant l’avaient fait avant et l’ont fait après lui. Mais non… Avec ses images de synthèse principalement inhérentes au T-1000, le terminator en métal liquide, T2 a imposé une maestria qui lui a permis de tenir la dragée haute à la concurrence pendant de nombreuses années. Alors non seulement, les effets en question ont vraiment bien vieilli, mais ils s’avèrent, plus de 25 ans après la sortie, plus aboutis et plus crédibles que certains qu’on peut voir dans des productions actuelles. Et ça, franchement, c’est balèze ! Avec Terminator 2, James Cameron, Dennis Muren, le spécialiste des effets visuels et de l’animation et le maquilleur de génie Stan Winston ont mis la barre tellement haut, que le film, sur un plan purement technique, est encore un cas d’école. Les longs-métrages dans ce cas sont bien sûr très rares. On peut citer The Thing et ses incroyables trucages par exemple et une petite poignée d’autres, mais c’est guère tout.

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Arnold Schwarzenegger

Alors roi du monde, omniprésent et incontournable, Arnold reprenait l’un des rôles (avec Conan) qui l’avaient fait connaître, dans une version « bienveillante ». L’occasion pour lui de livrer une prestation non seulement impressionnante, mais aussi pleine de nuances totalement inattendues. Un tour de force qui a contribué à inscrire son nom au Panthéon des plus grands et qui a inscrit dans le lexique de la pop culture quelques punchlines bien senties, elles aussi totalement inoxydables. Arnold et son cuir noir, ses bottes et sa botte étant devenus légendaires du même coup.

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La musique

Brad Fiedel n’a pas franchement brillé de la même façon qu’un John Williams ou qu’un Hans Zimmer. Repéré par Cameron, qui a souhaité l’embaucher pour Terminator, il a récidivé avec Terminator 2 et a composé une bande-originale emblématique, indissociable du film. Un morceau de bravoure par ailleurs précurseur de tout ce qui allait venir après. On parle ici du thème légendaire, reconnaissable entre mille, à l’instar de la musique des Dents de la Mer ou d’Halloween, mais aussi de toutes les autres compositions, peut-être plus discrètes, mais tout aussi importantes dans la construction de la tension et de l’atmosphère unique.

Les Guns N’ Roses

Robert Patrick, le fameux T-1000, qui a remplacé au pied levé Billy Idol, de prime abord approché pour incarner le grand méchant, voulait que ce soit Nine Inch Nails qui signe un morceau pour le film. Idée qu’il proposa à Cameron après que ce dernier ait déjà signé avec les Guns. On ignore bien sûr si la bande de Trent Reznor n’aurait pas aussi fourni une chanson aussi galvanisante, mais force est de reconnaître que le You Could Be Mine des Guns N’ Roses sied à merveille à l’ambiance du long-métrage. Les hurlements d’Axl et les riffs de Slash, balancés sur la rythmique implacable de Duff, Matt Sorum et Izzy Stradlin répondant à l’agressivité et à l’urgence d’un script parfait en tous points.

L’audace

T2 est moins violent que son prédécesseur. Il ne contient aucune scène aussi brutale que celle du commissariat par exemple. À l’époque, beaucoup craignirent ainsi qu’un T-800 « gentil » amoindrisse l’impact du film, qui aurait pu devenir dans le même élan, une sorte de blockbuster familial. La démarche avait de quoi décontenancer… Pourtant, il n’en est rien. Oui, T2 est moins sauvage, mais pas moins sombre. Beaucoup de détails témoignant même d’une certaine radicalité dans le discours. Notamment dans ce que le film a à dire sur la paternité, sur notre devenir, sur l’évolution de la technologie et sur notre propension à scier inconsciemment la branche qui nous supporte. Brillant !

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La mise en scène

En pleine possession de ses moyens, fort d’un budget pharaonique, James Cameron a abordé T2 avec une totale liberté et ça se voit. En état de grâce, il a poussé tous les compteurs dans le rouge, mais n’a jamais fait passer le grand spectacle avant les personnages ou l’histoire. Son film étant au final à la fois puissant et émouvant. Dans T2, son sens de la mesure est total, la pertinence de sa mise en scène est incroyable, ses mouvements de camera sont ambitieux, tout est pensé dans les moindres des détails… Depuis Il n’a jamais fait mieux.

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Linda Hamilton

Malheureusement, on ne peut pas dire qu’en dehors de Terminator, Linda Hamilton ait réussi à s’imposer. Entre Terminator et Terminator 2, l’actrice n’a joué que dans trois films (dont King Kong 2). Et c’est alors que nous avions en tête son visage, encore empreint d’une innocence certaine, qu’elle est apparue à nous les traits émaciés et les muscles saillants. Tout d’abord dans une détresse totale assortie d’une rage sourde, entre les murs d’un hôpital psychiatrique, puis l’arme au poing, face à une terrible menace, sur la route ou le regard perdu vers un horizon flou. La performance que Linda Hamilton livre dans T2 est celle de toute une vie. Un condensé de fureur, de douleur, de désespoir et de colère.

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Edward Furlong

Promis à un brillant avenir, Edward Furlong n’a cessé de perdre dans les méandres les plus sombres du show business, en cédant au fil des années, à beaucoup des tentations les plus destructrices inhérentes à son statut d’enfant star. Certes, de temps en temps, il a relevé la tête. Avec Animal Factory ou American History X notamment. Furlong qui, dans T2, se montre parfaitement excellent. Profitant d’une partition aux petits oignons, il est celui qui a permis à des dizaines de milliers d’adolescents de véritablement entrer dans l’histoire, incarnant en quelque sorte une idée universelle du cool à l’américaine, sans pour autant y sacrifier une dramaturgie inhérente au récit et à ses implications tragiques.

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Robert Patrick

Il le dit lui-même : avant T2, à Hollywood, Robert Patrick n’était personne. Avant qu’il ne prenne la place qui était donc réservée à Billy Idol, son avenir au cinéma semblait des plus incertains. Son rôle dans le film de Cameron lui ayant permis d’imposer un charisme incroyable qui lui aussi, a posé de nouveaux jalons dans le genre. Froid comme le métal (uh, uh), impassible, sauvage et imperturbable, Patrick est formidable. Son T-1000 étant sans aucun doute l’un des plus grands méchants du cinéma américain.

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À l’époque, la critique française a détesté

Comme souvent, la presse française n’a absolument pas compris le phénomène et s’est majoritairement braquée contre T2 qu’elle a jugé outrancier et « sans âme ». Heureusement, certaines publications spécialisées dans le cinéma de genre reconnurent là un authentique chef-d’œuvre. Depuis, les choses ont changé et tout le monde affirme que T2 est bel et bien un grand film. Le fait qu’il ait été conspué par la presse en 1991 prouvant bien qu’il avait quelque chose de spécial. Quelque chose qui a pris par surprise et qui provoqué de nombreux débats. Ce qui n’a logiquement pas plu à ceux qui étaient englués dans leurs préjugés et pour lesquels effets-spéciaux rimaient nécessairement avec vide artistique. Le même genre qui a pu massacrer Star Wars et qui depuis, a bien retourné sa veste.

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@ Gilles Rolland


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