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Le cercle de Bernard Minier

Publié le 01 octobre 2017 par Musy
Le cercle de Bernard Minier

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On découvre le corps d'une jeune prof, morte de façon horrible, dans une baignoire. Elle enseignait dans le même lycée où étudie Margot, la fille du commandant Martin Servaz. La rumeur prétend que Julian Hirtmann, le psychopathe (qui s'était échappé de l'hôpital psychiatrique dans le précédent roman " Glacé ")) serait dans la région... Le commandant Servaz et ses équipes commencent l'enquête...

Sur les conseils d'une amie, Sara, j'ai lu " Glacé " le premier polar de Bernard Minier et j'ai adoré ! Une enquête trépidante et bien menée au cœur du froid d'une montagne où la mort et les secrets s'enfuissent dans la neige du temps.

J'avais donc très envie de lire ce polar qui reprend l'histoire quelques temps après celle de " Glacé ". J'aime bien le personnage du commandant Martin Servaz, très humain et énergique que l'on retrouve dans chaque polar de Bernard Minier. C'est le cas pour d'autres enquêteurs dans des polars que j'aime : Harry Bosch dans les romans de l'américain Connelly, Kurt Wallander dans ceux du suédois Mankell.

Je trouve amusant de constater que souvent les écrivains de polars créent un personnage de flic séparé (il doit être dur de rester en couple quand on a une vie trépidante d'enquête et dure, à être confronté à la violence, la mort et la noirceur de l'humanité) qui a une fille (sa part de tendresse, d'humanité et sa faiblesse pour ses ennemis). Servaz a une fille Margot (Héros de Minier), Wallander a une fille nommée Linda (héros de Mankell), Harry Bosch a une fille Madeline (Héros de Connelly).

" Le cercle " se passe dans un contexte universitaire. Quelle est la signification de ce titre ? Qu'est-ce que " le cercle " ? Qui en fait partie ? C'est ce que Margot, la fille de Servaz veut savoir et le lecteur aussi! J'ai aimé découvrir la raison de ce Cercle si privé...

Servaz est obsédé par son alter ego démoniaque, Julian Hirtmann, le psychopathe, qui le connaît bien, trop bien, qui lui laisse des messages, qui rôde sans jamais se montrer et qui partage sa passion de la musique pour Gustav Mahler. Il est très malin de la part de Minier d'avoir fait évader Julian Hirtmann de son asile psychiatrique (dans le roman "Glacé"), ainsi la menace persiste dans plusieurs romans...

Vous pouvez écoutez ici " kindertotenlieder " de Mahler (chants des enfants morts), CD découvert au début du " Cercle " sur le lieu du meurtre.

J'ai donc dévoré ce roman et j'ai hâte de lire les autres. Comme une sucrerie convoitée, j'attends un peu avant de lire " Une putain d'histoire ", " N'éteins pas la lumière " et " Nuit ".

J'ai découvert en ligne le site de Bernard Minier qui présente l'auteur, son œuvre, ses personnages et son actualité.

Il est amusant aussi de découvrir les couvertures des romans dans d'autres pays et d'en comprendre le choix esthétique et symbolique.

Bernard Minier est un écrivain français né en 1960 à Béziers.

" La façon dont celui-ci avait tressailli en reconnaissant la musique ne lui avait pas échappé. Puis, pour sa plus grande surprise et sa plus grande joie, Martin avait prononcé un nom : " Mahler ".. Hirtmann n'en était pas revenu. Et la joie avait explosé dans son cœur quand il avait compris, en l'écoutant et en l'observant, avec une bouffée d'émotion qu'il avait du mal à dissimuler, qu'il avait devant là son döppelgänger, son âme sœur - un double qu'il aurait choisi le chemin de la lumière et non celui de l'obscurité. Vivre c'est choisir, n'est-ce pas ? Une seule rencontre avait suffi à Hirtmann pour comprendre que Martin lui ressemblait beaucoup plus qu'il ne le croyait. Il aurait aimé le convaincre de leurs affinités électives, mais c'était déjà bien que Martin pensât souvent à lui. Il avait deviné un homme qui, comme lui, détestait la vulgarité des loisirs modernes, la stupidité consumériste des générations actuelles, la pauvreté de leurs centres d'intérêts et de leurs goûts, la platitude de leurs idées, leurs comportements moutonniers et leur incurable philistinime. Un homme seul, aussi. Oh oui, ils se comprenaient, tous les deux. Même si Martin avait sans doute du mal à l'admettre. Ils étaient aussi proches que pourraient l'être deux vrais jumeaux séparés à la naissance. "

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