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[Critique série] BALLERS – Saison 3

Par Onrembobine @OnRembobinefr
[Critique série] BALLERS – Saison 3

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Titre original : Ballers

Note:

★
★
★
★
☆

Origine : États-Unis
Créateurs : Stephen Levinson
Réalisateurs : Julian Farino, David Katzenberg, Chloe Domont, Millicent Shelton, Rob Weiss.
Distribution : Dwayne Johnson, Rob Corddry, John David Washington, Omar Benson Miller, Donovan W. Carter, Troy Garity, London Brown, Jazmyn Simon, Dulé Hill, Peter Berg, Steve Guttenberg…
Genre : Comédie/Drame
Diffusion en France : OCS
Nombre d’épisodes : 10

Le Pitch :
Spencer Strasmore continue de dispenser des conseils financiers aux joueurs de la NFL mais ses ambitions le mènent à envisager un autre projet autrement plus ambitieux. Persuadé que Las Vegas pourrait accueillir une équipe de football, il se met à la recherche d’investisseurs, entraînant son collègue Joe Krutel dans son sillage. Pendant ce temps, Charles doit faire face à de nouvelles responsabilités et à de nouvelles difficultés dans son travail tandis que Ricky apprend qu’il pourrait bien devenir père dans un avenir proche…

La Critique de la saison 3 de Ballers :

Ballers a naturellement trouvé sa place dans la grille des programmes de HBO, prenant la place laissée vacante par Entourage, en s’imposant avec une force tranquille mais affirmée comme une sorte de déclinaison sportive de cette dernière, avec une ancienne gloire de la NFL en lieu et place d’une star montante d’Hollywood. Au premier plan, dans le rôle du pivot, Dwayne Johnson continue de creuser un personnage qui lui permet d’offrir à ses fans autre chose que le numéro de l’action man que le cinéma lui réserve le plus souvent. Ici plus mesuré, plus dans la drame, moins dans le physique, il prouve encore et toujours qu’il est capable de nuancer son jeu et porte la série, épaulé par une équipe d’acteurs solides.

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Troisième mi-temps

Alors que la saison 2 faisait trembler le géant Spencer Strasmore sur ses fondations, la troisième revient à quelque chose d’un peu plus léger, mais veille bien à prolonger l’évolution du personnage, tout en gardant constamment un œil sur les autres protagonistes. Ballers suivant finalement une bande de grands gamins, on peut notamment observer une volonté du showrunner Stephen Levinson d’imposer des responsabilités nouvelles aux personnages. La question de la paternité fait son entrée et cristallise finalement ce désir d’évolution et de changement qui assaille certains de ses super-héros des terrains, qui n’avaient jusqu’à maintenant pensé qu’au sport, à la gloire et à la fête. Une façon aussi pour Ballers de se tourner vers l’avenir et de préparer une saison 4 qui sera probablement encore un peu plus concentrée sur ces questions et sur d’autres relatives au passage tardif au véritable âge adulte.
Si l’heure n’est pas encore à la gravité pour Spencer Strasmore et ses amis, le temps de l’insouciance est désormais bel et bien terminé. L’ambition, le désir d’aller plus loin, de se surpasser mais de ne pas y sacrifier son âme et son intégrité sont au centre de la dynamique d’une nouvelle salve d’épisodes qui brille par une belle cohérence.

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Sport, sex and fun

Pour autant, à l’instar d’Entourage, Ballers conserve sa patine « insouciante » et s’emménage toujours des plages plus « légères ». Des personnages féminins plus affirmés font leur entrée dans la partie, diluant un peu la testostérone, et le show y gagne en sensibilité, s’éloignant doucement mais sûrement du schéma qui caractérisait les débuts et qui encouragea des spectateurs à taxer la série de machiste. Ballers a su mûrir. Pas trop non plus mais juste ce qu’il fallait pour lui permettre d’épaissir son propos et de ne pas systématiquement se réfugier derrière des vannes principalement destinées à un auditoire masculin. Un changement qui s’opère vraiment dans cette saison, qui au passage, ne plombe pas non plus l’ambiance et ne bouleverse pas non plus l’essentiel. En d’autres termes, Ballers se suit toujours avec beaucoup de plaisir. Grâce à ses acteurs attachants et à son écriture très vive, la série coule de source, se prête parfaitement au binge-watching, est souvent drôle, passionnante et globalement enthousiasmante.

En Bref…
La saison 3 de Ballers démontre d’un désir maîtrisé d’évolution. L’arrivée de nouveaux personnages, qui trouvent tous leur place, permet en outre à la série de partir dans différentes directions. À l’arrivée, c’est un nouveau touchdown et forcément, on en redemande !

@ Gilles Rolland

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 Crédits photos : HBO


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