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William Patrick Corgan – Ogilala

Publié le 24 octobre 2017 par Touteouie @Toute_Ouie

William Patrick Corgan - Ogilala

William Patrick Corgan – OgilalaOn ne l'avait pas vu venir, le Billy... pardon, William Patrick Corgan. Derrière ce nom bien long se " cache " Billy Corgan, leader des Smashing Pumpkins. Les dernières nouvelles qu'on a eues de lui et de son groupe, datent de la sortie de Monuments to an Elegy, 3 ans plus tôt. Avec Ogilala, il choisit de revenir en solo, dépouillé de tout superflu, et c'est réussi.

Ogilala est une sorte d'album " feel good ". Certes, il y a des moments de mélancolie ça et là, mais dès les premières notes de Zowie jusqu'aux derniers accords d' Archer, William Patrick Corgan semble apaisé et ce sentiment transparait dans toutes les chansons. Dans ces 11 morceaux, pas de batterie ou de basse, mais seulement une guitare acoustique, quelques notes de piano et autres touches vaporeuses de violon. La voix de Corgan est aussi plus maîtrisée et douce. Le tout s'accorde comme une évidence. A croire qu'il aura fallu 50 ans et un bébé (qui apparaît sur la cover de l'album d'ailleurs) pour que Corgan se pose et retire enfin son costume de génie mégalo torturé. Et c'est tant mieux.

Pour Ogilala, William Patrick Corgan s'est entouré de Rick Rubin, connu pour avoir produit des albums des Red Hot Chili Peppers, de Johnny Cash, ou encore de The Gossip et Linkin Park. Corgan a aussi et surtout attiré James Iha (guitariste d'origine des Smashing Pumpkins), dans ses filets. Le monsieur n'avait pas enregistré de morceaux avec Corgan depuis Machina/The Machines of God (2000), c'est dire si on est content de savoir qu'il gratte sur Processional. Décidément, changement de nom plus " mature ", album sans fioriture ni grandiloquence, vieilles disputes enterrées... c'est un nouvel homme qu'on retrouve avec cet album.

Ogilala n'est peut-être pas un grand album mais sa force réside dans sa simplicité. Il va à l'essentiel sans se perdre dans les méandres de l'égo surdimensionné de Corgan. Il file tout en légèreté tout en ponctuant le voyage de petites perles, comme Zowie, Mandarynne, ou Archer.

Le retour surprise de William Patrick Corgan sur le devant de la scène a fait littéralement fondre notre petit cœur. Peut-être sommes-nous trop sentimental ? Fort probable, mais en même temps, connaissant notre penchant pour l'acoustique et notre fascination pour Corgan, le mix des deux en un seul album ne pouvait que nous plaire. On mettrait presque Ogilala au même niveau qu'Adore, le chef d'œuvre des Smashing Pumpkins. Non, n'abusons pas non plus. Adore reste le meilleur album de tous les temps. Mais Ogilala, avec sa douceur et sa vulnérabilité, fait de jolies étincelles.


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