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Réflexions sur de la cinématographication

Par Munch
Innocent : On ne peut commencer une réflexion sur le cinéma de Marc-André Lavoie en disant que son nouveau film est meilleur que Hot Dog le film parce que tous les films, toutes la cinématographie mondiale, tous le cinéma étudiant sont meilleurs que Hot Dog le film.  Alors cela va de soit. Dire que Innocent ressemble plus à un film n'est pas non plus quelque chose qui vient à l'esprit lors de l'écoute. C'est que le nouveau délire audio-visuel de Lavoie ressemble à une suite de sketches mal intégrés pour donner le feeling qu'il s'agit du même film. On dirait un best of d'un sitcom quelconque. Il y a quelque chose d'anti cinématographique dans ses films qui donne l'impression que Lavoie se trouve hilarant, que ça le fait rire, lui, mais pas les autres. Mais ses lacunes sont dans la technique (des mauvais champs/contrechamps), jamais dans les idées, elles sont dans l'écriture (un film raconté au "JE" mais dont on peut voir les actions de personnages alors que le JE n'est pas là), jamais dans les intentions. Parce qu'il est évident que Lavoie veut faire rire et ce de façon non prétentieuse mais le résultat final donne l'impression de quelqu'un qui à rassemblé ses notes ça et là et la à mise dans un seul film en tentant de trouver un fil conducteur. C'est ce fil conducteur qui est toujours déficient dans ses films. Encore plus déficient est l'idée de toujours mettre un pivot scénaristique qui n'a rien à voir avec le film mais qui n'a rien à voir avec la réalité non plus (du moins dans sa réalité diégétique). Lavoie devrait prendre ses notes et les donner à un vrai scénariste et il devrait prendre le scénario qui en résulte et le donner à un vrai réalisateur. La voie devrait se contenter de produire tout en mettant a patte dans la création de ses films pour devenir une sorte de Judd Appatow québécois. Mais là, comme ça, laissé à lui même, ce type n'est pas très bon. 
King Arthur : Legend of the Sword : Il est très important de ne pas mélanger le film King Arthur avec King Arthur : Legend of the Sword: car il y en a un des 2 qui est terriblement horrible. Il y en a un des deux qu'on a donner à Antoine Fuqua en croyant qu'il était invinsible après un Training Day nominé aux Oscar parce qu'on avait oublié qu'il avait fait Bait et Replacement Killers juste avant... Après un Man Form U.N.C.L.E et 2 Sherlock Holmes force est d'admettre que Guy Ritchie est devenue le Micheal Bay du divertissement honnête. Son King Arthur est possiblement une honte à la légende mais Doux Petit Jésus de Porcelaine, ce film est divertissant. Il n'y a pas un temps mort, tout est fluide même les combats (contrairement à ses bons vieux Transformers où l'on voit que dalle) et l'humour fonctionne tout comme les moments plus dramatiques. Par moment surtout la fin, on se croirait en plein délire psychotronique en CGI à la Avengers et Marvel mais Ritchie a réussie à me garder en haleine contrairement à ce Batman VS Superman ou cette finale de Wonder Woman.  Chaque scènes de combats est filmée et montée différemment donnant l'impression qu'on veut éviter le copier/coller et donnant surtout l'impression que le film à plus d'un tour dans son sac. Au final ça semble un peu absurde mais la sincérité transparait dans tout les pores de ce film aucunement prétentieux. 

Les Affâmés : Je ne me venterai pas d'avoir vu environ 6472 films de zombies dont environ 12 sont bons ou potables mais je vous dirai par contre que Les Affâmés est un des 12 qui sont le plus efficaces que j'ai vu. Alors peu importe si vous aimez le cinéma québécois, c'est presqu'une obligation de votre part d'aller voir ce film. Pour notre culture, pour notre cinéma, pour un cinéma de genre de qualité mais surtout parce que vous irez voir quoi? Geostorm? Saw 9? The Fuckin' Snowman?
She Woke Up Pregnant : Je dois avouer que le titre du film m’a intrigué et a attiré mon attention. Un titre un peu trash qui me servira d’exemple pour les années à venir à savoir qu’il ne faut jamais surestimé le titre d’un film. Téléfilm mochement filmé mais encore plus mal joué où une femme se réveille enceinte alors que son mari à eu une vasectomie. Il n’en faut pas plus pour qu’elle accuse son dentiste de l’avoir drogué et violé à son insu. Celui-ci avec l’aide de son avocate jouée par Wonder Woman (Pas Gal Gadot, l’autre) essaie de prouver tel un Gilbert Rozon, qu’il n’a jamais eu à forcer qui que ce soit pour insérer son pénis vieillissant dans un orifice féminin et qu’en fait il a eu une aventure consentante avec la femme mais que celle-ci est folle comme toutes les femmes et essaie de le détruire, lui, un grand dentiste qui porte une redingote. Toujours est-il qu’il est piégé par la vigilance de la police locale qui le prend la main dans le sac, ou devrais-je dire la mains sur une enveloppe de condom, prêt à être enfilé sur son pénis de dentiste pendant qu’il a anesthésié une patiente qu’il a dénudé. Parce que c’est sûr que lorsque tu violes tes patientes et que tu passes en cours pour t’en défendre, le premier truc que tu fais arrivé au bureau est de violer une patiente…
She Hate Me : She Hate Me n’a qu’un but : nous démontrer que les hommes sont sexistes et machos et que si l’on renverse la situation, l’homme peut se sentir petit dans ses shorts (dans le sens de petit pénis). Dommage que le film prenne 45 minutes de détour avec une intrigue qui parle de fraude et de mise à pied dans une compagnie pharmaceutique pour arriver à se constat. Alors que l’intrigue ne nous intéresse aucunement, on multiplie la portion « homme objet » ad-nauseam pour terminer tout ça en un drame judiciaire.Beaucoup trop de thèmes escamotés maladroitement ou étirés inutilement dans ce film où Anthony Mackie nous montre tout le talent qu’on lui trouvait jadis avant qu’il ne transforme sa carrière avec des rôles oubliables ou des rôles de superhéros qui n’intéressent personne (un film sur Falcon c’est pour quand déjà?). Il y a un bon film quelque part dans ce foutoir un peu comme dans Bamboozled fait un peu avant comme si Spike Lee faisait des fourre-tout sans trop réfléchir.
The Inkwell :The Inkwell est une sorte de comédie black d’ados je n’irais pas jusqu’à dire que c’est une comédie à la Tyler Perry mais plutôt une sorte de comédie à la Free Ride ou Barbershop. Quelque chose de très générique mais qui se veut profond et extrêmement original. D’ailleurs le réalisateur avait fait une sortie à l’époque comme quoi sont film se rapprochait plus d’un véritable cinéma afro-américain écorchant au passage le cinéma de Spike Lee. C’est beaucoup de prétention pour si peu, bien que les acteurs sont tous très bons, le ton ressemble plus à une version adulte de Good Burgers qu’une version sérieuse de Jungle Fever.
Don’t Breathe : Don’t Breathe fut auréolé de succès et de critiques dithyrambiques à sa sortie par les fans du genre. J’avais un peu hâte de le voir ayant trouvé le remake d’Evil Dead beau mais sans plus, je me disais que Fede Alvarez avait peut-être une autre carte dans sa manche. Quelque chose de mieux. Mais au visionnement du film ma constatation n’avais rien à voir avec le film mais avec le goût des gens. Le goût des fans de cinéma d’horreur moderne. Ou devrais-je dire leur pas de goût. Quand on se gave de Paranormal Activity, de Lights Out et autres Ouija on ne peut qu’avoir des goûts de marde et par le fait même trouver Don’t Breathe complètement génial. Parce que c’est vrai que comparé à Paranormal Activity, Don’t Breathe est génial. Mais comparé à un film de cinéma, c’est une bouse. Sans vouloir dire que Don’t Breathe est un remake inavoué de The People Under the Stairs, le film d’Alvarez en est une version moderne sans subtilité et sans la charge sociale du film de Craven et ce, même si Alvarez croit que son film est socialement engagé. Il n’y a rien d’intense dans Dont Breathe, tout est une peinture à numéro qui s’amuse à déjouer ça et là les clichés mais en sachant très bien qu’il le fait sans s'apercevoir que c'est au dépend du film. Au lieu d’être honnête dans son récit, Alvarez essaie constamment de surprendre le spectateur et fait fi du réalisme qu’il croit avoir mis en place. Il faut dire qu’on se fout éperdument des personnages et de leur sort ce qui n’aide pas vraiment. Je veux dire, un pseudo-mexicain appelé Moneyqui porte des cornrows qui a un tattoo dans le cou et qui veut voler 1 millions de dollars d’un aveugle dans une quartier complètement désaffecté de Detroit n’est pas tant le personnage pour qui je vais m’en faire s’il mange une balle de fusil à bout portant dans la gueule. Je vous ferai remarquer que j’ai bien écrit : 1 million de dollar, 1 aveugle, quartier désaffecté et Detroit, tous des mots qui mis ensemble sonne comme le synopsis d’un film avec Ed Elm et Zach Galafianakis. On a droit à un coup de théâtre qui n’en ai pas un en milieu de parcours car on doit absolument rendre le personnage de l’aveugle plus débile que les jeunes qui cherchent à le voler sinon ils auraient l’air de voleurs tandis que là ils auront l’air, s’il survivent, de gens qui se défendent. Ce coup de théâtre n’est rien d’autre qu’un coup de théâtre car le plan machiavélique de l’aveugle n’a jamais été très bien réfléchi jusqu’au bout, il sert uniquement à le rendre méchant et a rendre le tout inconfortable. Alvarez s’est contenté de trouvé une justification aux actions sans jamais penser à la crédibilité de tout ça. Ou il n’a pas pensé plus loin que l’idée qu’une poire à jus rempli de sperme dans une bouche, c’est dégueulasse et que le fait de dire : I’m not a rapist, déresponsabilise son personnage et par le fait même son film de façon malhonnête. Au final, on nous laisse croire que les personnages ont une morale alors qu’ils sont tous des merdes qui mérite ce qu’ils ont reçu.
Stake Land 2 : Stake Land était une belle surprise. Un film de vampires différents, un road movie post apocalyptique différent aussi. Filmé avec les moyens du bord de façon efficace Stake Land ne laissait présagé aucunement une suite. Encore moins une suite, sans être aussi bonne que son prédécésseur, aussi regardable. Mis à part la beauté plastique du personnage principal, Stake Land 2 est la preuve que l’on peut faire des suites, très mineures,  de qualités quand on y met du cœur.


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