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Dominique Pifarély Quartet en vogue à l'Atelier du Plateau

Publié le 19 novembre 2017 par Assurbanipal

Dominique Pifarély: violon

Bruno Chevillon: contrebasse

François Merville: batterie

Lectrices passionnantes, lecteurs passionnés, cela faisait plus de 15 ans que je n'avais entendu en concert Dominique Pifarély. Je garde un souvenir émerveillé du trio Didier Levallet (contrebasse), Gérard Marais (guitare électrique) et Dominique Pifarély (violon) dans une salle du Pays de Montbéliard (25). Il n'est jamais trop tard pour bien faire. Retour à l'Atelier du plateau bien caché au fond d'une rue discrète du 19e arrondissement de Paris et à Dominique Pifarély.

Le début du concert est assez inquiétant. Ils cherchent le bizarre, le strident, l'agaçant, le dérangeant et ils y parviennent fort bien. Je me demande si je tiendrai longtemps. Heureusement, ils ont de la suite dans les idées et du chaos naît l'ordre. Ca décolle avec des cahots mais ça décolle. Ils nous emportent dans le maelstrom. Le public écoute, silencieux et captivé. Fin brusque et nette.

Ca repart de façon plus séduisante mais toujours étrange avec le piano dans les graves, la pulsation de la contrebasse, les cymbales sous les maillets. Cela ferait une excellente musique de film d'horreur mais pas dans le genre sanglant et démonstratif. Musique parfait pour une nuit de pluie comme celle-ci. Silence. Le piano laisse tomber chaque note une à une. Le violon grince doucement comme la porte du château hanté. Des esprits se manifestent dans la cheminée assez grande pour rôtir un bœuf. Le château est au bord de la mer. Elle est grise, de la brume, le chant des mouettes, les sirènes du cargo. C'est le fort La Latte l'hiver. Duel à l'archet entre violon et contrebasse. Le batteur a aussi tout un attirail de percussions pour créer de l'inouï. La contrebasse installe une ligne à haute tension et le piano la fait monter plus haut encore. La musique devient rapide, étourdissante même. Mon voisin de devant hoche la tête de gauche à droite, de haut en bas alternativement. Il est dedans et le quartet aussi.

L'instrument commun entre le Jazz et le Rock'n Roll c'est la batterie. Madame M.H, amatrice de Rock, poursuit son initiation au Jazz. Après Daniel Humair, un autre batteur l'a émerveillé par la diversité des sons qu'il produit, François Merville.

Dominique Pifarély est en résidence pour 2017-2018 à l'Atelier du Plateau, dans le 19e arrondissement de Paris. Victuailles et breuvages en vente sur place. Profitez en, lectrices passionnantes, lecteurs passionnés.


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