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Un chroniqueur vaillant : Raouldebourges

Par Contrelitterature


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Raouldebourges

Chroniques pour une révolution conservatrice

Éditions Nouvelle Marge, 2017

184 pages, 12 €

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    Parce que la Bonne Nouvelle n’est pas de ce monde, il nous faut sans cesse oeuvrer à mettre en perspective les mauvaises nouvelles du monde avec cette Bonne Nouvelle qui demeure dans nos coeurs. Tel est le cordial projet culturel du web magazine Mauvaise Nouvelle dont les chroniques de Raouldebourges tracent la ligne éditoriale.
   Sous le titre Chroniques pour une révolution conservatrice, ces textes de périodicité hebdomadaire viennent d’être édités en recueil par les jeunes et prometteuses éditions Nouvelle Marge.
   Bien que l’auteur semble l’avoir empruntée au médiatique figariste Yvan Rioufol, l’expression « révolution conservatrice » renvoie, volens nolens, à cette mouvance intellectuelle de l’Allemagne des années 20 où apparaissent des noms prestigieux comme Ernst Jünger, Oswald Spengler ou Carl Schmitt. Cette influence, si elle n’est pas explicite chez Raouldebourges, se reflète dans son radical rejet des Lumières : il s’agit bien pour lui de « tuer l’esprit du XVIIIe siècle », selon la terrible exhortation maistrienne.
   Dans un style élégant et spontané, les chroniques de Raouldebourges entretissent un subtil maillage critique. Émule de Jean Sévillia, l’auteur recense avec ferveur les ouvrages récents des plus médiatiques hérauts de sa « révolution conservatrice » : Jean Sévillia « le précurseur », Éric Zemmour « le polémiste », Philippe de Villiers « le témoin », Alain Finkielkraut « le lucide », sans oublier le phare Pierre Boutang dont les prises de position sionistes restent des considérations métapolitiques essentielles pour le catholicisme anticonformiste de Raouldebourges ; car, de même qu’Israël, pour survivre en tant qu’État, a dû livrer des guerres victorieuses contre les pays arabes qui le menaçaient, la France d’aujourd’hui aurait aussi besoin, selon lui, d’un État fort et souverain, garant des racines civilisationnelles chrétiennes, pour vaincre les avancées de l’islam fondamentaliste et la « déconstruction » généralisée de la société traditionnelle.
   La permanence du chroniqueur appelle la permanence de son lecteur. Chroniques pour une révolution conservatrice est un livre nécessaire non seulement pour ceux qui découvriront Raouldebourges, auteur talentueux à la pensée intègre, mais aussi pour tous les amis de Mauvaise Nouvelle qui continueront à le suivre dans son combat résistant. À chroniqueur vaillant rien d'impossible !

Alain Santacreu



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