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Stuck in the middle with you

Par Benjireporter
Le récit qui va suivre va vous emmener au fin fond des Alpines australiennes, où kangourous, ornithorynques et wombats règnent et vivent en harmonie. J'ai eu la chance de pouvoir observer ces animaux sauvages à volonté. Les ornithorynques sont fascinants, rares, beaucoup de gens n'en ont jamais vu de leur vie malgré plusieurs tentatives. Mais il s'agit là d'un privilège de plus qui nous est accordé, à nous, pecheurs. Le 20 octobre dernier, j'ai suivi Noel sur environ 400km pour arriver à Anglers Rest. Un lieu dit perché à 800m d'altitude où seul un pub en bord de rivière vous rappelle que ce bled n'est bel et bien pas effacé de la carte. Situé en plein parc national des Alpines, dans la vallée de la Mitta Mitta River et ses affluents, nous arrivions donc après une demi journée de route dans ces paysages verdoyants, où hommes et nature semblent etre en bonne cohabitation. Je m'appretais à faire la connaissance d'Helen, une amie de longue date de Noel, qui vit ici depuis plus de 20 ans, gérant un ranch et une immense propriété de plus de 300 acres. Le chemin de terre qui mène à la maison surplombe la Bundara River. Nous y sommes, ''The willows'', est une grande maison en bois et pierres apparentes, construite sur une colline avec vue sur la rivière s'écoulant dans le jardin. Depuis la terrasse orientée plein Nord, on peut boire son café et vérifier si les truites gobent avant de descendre pecher. N'est ce pas magnifique ? De la cuisine, se mélangent la bonne odeur des plats mijotés et le bruit de la bouilloire en fonte annoncant la bonne température de l'eau pour l'infusion. La rusticité du lieu me plait énormément. Des panneaux solaires afin d'avoir accès à un peu d'électricité, un générateur pour les journées sombres et pluvieuses et pratiquement aucune réception téléphonique. Une maison qui vit au rythme du soleil, mais qui est sans cesse peuplée de différents invités, amis de passage dans la région qui font étape pour dire bonjour ou donner un coup de main avec les chevaux, tout un tas de personnalités différentes et toutes plus intéressantes les unes que les autres. Je prévoyais alors de rester ici deux semaines, aider Helen autant que je pouvais et aller à la peche le reste du temps avant de prendre mon ferry pour la Tasmanie. J'étais à mille lieux de me douter de ce qu'il allait en etre vraiment. Mais c'est ce qui rend ce mode de vie encore plus excitant. Inutile de faire des plans étant donné que l'on sait pertinement qu'ils ne seront pas respectés. Cela a encore été démontré ici.


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The view from the deck. La vue de la terrasse.


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My favourite sunset place if I'm not along the river. Le hammac, ma place favorite pour le coucher de soleil quand ce n'est pas au bord de l'eau.


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Bundara River.


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20thof October, I followed Noel during the 400 km to reach Anglers Rest, which is not even a village since there is nothing else than few farms, holidays houses and a pub, the Blue Duck. Helen Packer runs a ranch with around 70 horses along the Bundara river here. She is Noel's old friend and he is use to come up here for some flyfishing and spiritual rest far away from all kind of civilisation. When we arrived in Anglers Rest, we had to keep going on a 5 km unsealed road to reach the property. And what a property. Acres and acres of grass on the Alpines National Park's hills. Helen lives on a massive and always alive wooden built house. A big fire pit to keep atmosphere warmed, an open kitchen releasing yummy smells all day long and the permanent noise of boiling water in the iron teapot are the kind of things making you feeling really comfortable. The usage of solar panels for electricity production is also a detail really appreciated. For cloudy or rainy days, a generator working with diesel is needed. The batteries are linked to this generator to charge them while working and reduce it's usage. The rusticity gives an infinite amount of charm to this place. Dear heads watching you from the walls, hundreds of travel pictures from Helen's trips everywhere in the World and almost everything to remind you that you are in a horse riding place. People come and go here and there is always someone visiting, staying few days, helping with the horses or fencing...

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Magnificent bow. Une arc splendide !


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Heavy nymphing is not a crime, go DEEP ! Les nymphes lourdes ne sont pas un crime, pechez profond !


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See ya mate.

Noel est resté pecher ici deux jours. Le printemps prenant son temps pour s'installer dans cette partie de l'état, l'activité des poissons laissait à désirer. Mais au fur et à mesure des semaines, elle a augmenté jusqu'à me permettre des journées avec bon nombre de captures et une taille moyenne assez élevée. Une noyade de téléphone et plus de place sur les ferrys pour la Tasmanie avant le 3 décembre allaient donc prolonger mon séjour. Ce qui était en toute honneteté une bonne nouvelle. Cela m'a aussi permis d'apprendre a connaître Helen davantage. Une femme brillante, au passé de voyageuse, passionnée de chevaux et grands espaces. Je peux l'écouter des heures raconter ses aventures en Afrique ou à travers les déserts d'Asie sans ressentir une once d'ennui. Un sacré personnage donc, à rajouter à la liste plutot restreinte des personnes qui auront marqué mon voyage.Tout au long de ce séjour, j'ai passé beaucoup de temps au bord de l'eau, et avant de rejoindre la Tasmanie, je voulais m'assurer de pecher le plus de rivières possibles. J'ai donc pris une semaine pour faire le tour des cours d'eau de la chaine de montagne. 7 jours à ne penser à rien d'autre qu'attraper le plus de truites possibles et couvrir un maximum de terrain. De 6h à 21h les jours où je ne conduisais pas , j'étais sur les berges ! En effet, en Australie, il est très risqué de conduir de nuit à cause des kangourous, wonbats ou autres cerfs, animaux à haute activité nocturne au bord des routes. Une collision avec l'un d'entre eux et c'est terminé bonsoir pour ma voiture. N'ayant pas de pares buffles, c'est un risque totalement inutile que je n'ai pas pris. Donc un peu de temps de peche était sacrifié pour la route. Beaucoup de peche sous l'eau en nymphe au fil dans un premier temps et quelques bons coups du soir en sèche. Puis je me suis arreté 3j sur une grande rivière de plaine, alimentée par un gros barrage. Ce qui lui accorde une température constante à 12 degrés toute l'année et peu de variations de débits. Cette rivière est vraiment similaire à la Basse Rivière d'Ain dans l'Est de la France et il en est de meme pour la peche. Beaucoup de grandes retournes dans lesquelles les poissons viennent s'alimenter, des berges encombrées, parfois des forets de saules immergées. Une grande quantité de poissons s'alimentent en bordure, ce que la majorité des locaux semble ne pas comprendre. Ils marchent dans l'eau, là où ils devraient pecher ! Ils pechent énormemebt avec un gros sedge indicateur et une nymphe 50cm en dessous, ce qui, sur ce profil est totalement innéficace. Les poissons sont proche du bord là où le courant est moindre, il faut donc utiliser des nymphes très peu lestées et pecher a vue. Il est fréquent que les truites aient le nez en l'air ce qui permet de faire de la sèche à vue, adrénaline garantie ! De longues approches discrètes étaient de rigueur et cette traque était palpitante. Surtout que la taille moyenne des truites y est élevée et que j'ai eu la chance de croiser quelaues beaux poissons. J'ai repéré une énorme truite se tenant dans l'ombre des racines de saules. Il m'a fallu une bonne demi heure pour parvenir a m'approcher sans l'effrayer et trouver une fenetre de tir. Mais ce vieux poisson ne s'est pas laissé berner par ma nymphe et l'a refusée avant de disparaître dans les profondeurs. Elle ne m'avait pas grillé et cela valait le coup d'attendre. J'ai donc roulé une clope, changé de nymphe, fumé, attendu, re-fumé... le manège a duré 1h30. Mais elle a finalement repointé le bout de son nez et a commencé a manger des larves dans le sable. 10 longues minutes avant d'avoir un angle d'attaque. J'ai cette fois ci envoyé ma nymphe dans son champs de vision mais un peu sur le coté. La truite a changé sa trajectoire pour venir l'engloutir. Le four s'est ouvert en grand. Un bon timing de ferrage et une tentative de mise à l'épuisette d'entrée de jeu. C'est à vrai dire la seule option avec ces poissons. J'avais prévu le coup et posé mon épuisette dans mes pieds avant meme qu'elle ne revienne. Sauf que j'ai fait face à un problème de taille, c'est le cas de le dire, cette truite ne rentrait définitivement pas dans mon filet. D'un coup de queue, elle s'en allait et ma bobine sifflait. Je voyais les grosses souches et nombreuses branches en travers desquelles elle voulait aller. J'ai tenté de l'en empecher mais mon 6,5lbs n'a pas tenu le choc. J'étais abbatu. Dans la colère, j'ai lancé ma canne dans l'eau. C'etait pour sur la plus grosse truite qu'il m'avait été donné de voir jusqu'à présent. Un poisson qui passait la barre mythique des 70cm. J'ai fumé une clope, dépité. Cela sonnait la fin de cette journée. Je me suis consolé le lendemain avec quelques poissons corrects.

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The rivers profile variability is incredible and make fishing different everyday. La diversité de profil des rivières est incroyable et permet de pecher différement tous les jours.


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Euronymphing was CRAZY here. C'était une sale histoire en nymphe au fil...


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This kind of places. Ce genre d'endroits.

We had one and a half day of fishing with Noel and after that he had to come back to his place for his dairy farm job. I was a bit sad to see him leaving but had the intimate conviction that we would have more opportunities to fish together again. The water in the Bundara was bloody cold due to snow melting up in the mountains. And so was the trout activity. Noel caught some fish using a dry-nymph tandem while I had trouble to focus because of the wonderful landscape of this peace of heaven. I was supposed to stay only until the end of October, but I couldn't resist to extend my stay. I helped Helen with her veggie garden, planted seeds of tomatoes, capsicums, cauliflower and beetroots to allow her heaps of fresh products for the summer. I also helped with fencing, horses, mowing, weeding and cooked quite often to give her and her guests a sample of french cuisine. That was the deal to be able to stay in this lovely house, and I must admit it's more than fair. In the meantime, I learned how to saddle and ride a horse. And what a great freedom sensation to gallop in the bush, along the river when the sun sets. After few days very quite along the river, the sun started to seriously warm and I discovered an activity peak in the trouts feeding the last 30min of sunlight. Few flies hatching and the prom could start. Tiny beaks broke through the surface. You all know how fast it goes and there isn't any minute to waste while it happens. The evening rises allowed me to catch some of the Bundara's brown trouts. A nice pattern and larges pectoral fins for these fish. Day after day, the temperatures increased and so the fish daytime activity. Could observe rises even in the middle of the afternoon and it made fishing even more interesting. The first days, I couldn't spot a single trout in the crystal clear water. But now, the summer is closer everyday and I start to see some trout feeding in the beautiful veins.Since I stayed longer with Helen than expected, I get to know her even more and discover how interesting and awesome this woman is. Despite many life incidents, she still has this happiness, mental and love for life. Sometimes a bit stubborn and obsessed with her healing progress, it's a bloody character. Excellent cook and host, she can talk with passion about her travel experiences during hours, and you never get bored ! I stayed almost 2 months in this peace of heaven and I must admit, I am very sad to leave. But unfortunately, it's part of travel life. And I have no doubt that what I will discover in Tasmanie will also be absolutely stunning and unique. I may have lost a part of my soul might in the Willows, and only people who came here might be able to understand. Anyway, I finish to publish this article from the « Spirit of Tasmania » boat and my excitation is increasing.

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Wonderfull fishing while sight fishing on the backwaters. Poisson splendide, bien qu'un peu maigre, en pechant à vue dans les retournes.


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Portrait.


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Release.


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This nymph worked well, thank you Matt. Cette nymphe a très bien marché, merci Matt.


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Fat neck, which means this fish is growing fast. Un gros cou témoigne d'une croissance rapide qui continue.

Before going in Tassie, I wanted to fish as much rivers as possible in Victoria. So I took one week to explore. Car packed, Simon's flies arrived safe thanks to Noel and Sam, I was ready for a fishing trip. During these days, I dedicated the whole sunlight time to fish or drive. For people who don't know, driving by night is very dangerous in Australia because of kangaroos or wombats crossing over the road which would destroy your car and put your and other driver's life in danger. During 7 days, I fished 8 different streams. All had various profiles and altitudes which conditioned fish activity and the technique employed to catch them. But basically, it has been very similar with European early season: deep nymphing very effective in medium altitude water and while going downstream, fish were starting to look up and feed on surface. Euronymphing in the fast current/deep pools allowed me to have decent amount of fish everyday, with some nice sized in the middle.When I arrived on the Goulburn river, I knew it would be different. A fast stop to the local flyshop to buy some tippet line, getting few infos about current hatches (which had been confirmed by Sam) and here we go. Wide river with high flow. Bushy edges with backwater and high visibility. The perfect cocktail for sight fishing. During 3 days, from the rise to the dawn, I walked along the banks. Watching for any suspicious movement under the surface. It didn't take long before I spot the first fish. And the second, and third... But it took a while before I could land the first one. Fish behaviour made me think I would be behind somebody. And I were right. Well, this bloke was blind fishing with a nymph and indicator in the current while all the fish are close to the bank, feeding. He was literally walking on them. I made a u turn and looked at the map to find a less easy access section. Found it and started to walk upstream across paddocks, fences, bush. I caught some average fish on the way. I arrived in a massive concentration of willows, with plenty of roots and something like 50cm depth. While trying hard to progress along the bank, my eyes stopped on a long shadow between the branches. Waow, it's just the tail. I didn't move, neither breath for few seconds. The fish was moving very slowly and feeding in the sand. Since the trout was looking away, I could prepare my bow and arrow cast. But I had to wait for the right moment, I would probably not have any 2nd chance. Which took nearly 30 minutes. This giant fish was heading in my direction, I sent my little unweighted pheasant tail on her way. She came close and just refused with clearance my nymph. Aarrgghhht. She deasapered in the darkness, slowly. She has'nt been spooked. I thought she would come back. So I set under the willow and rolled a cigarette. This kind of moment are very stressful for the -still learning- flyfisherman I am. You don't see over 5lbs fish everyday in Europe. I stayed under this tree for 1.5 hours. It has been very long. But she finally showed up again. I had the time to change my nymph and put a 6.3lbs tippet instead of 8.4. A bit finer but still strong. I did cast my nymph in her vision range but not straight in her direction this time. She saw it and ran to it. I could see her mouth open and my nymph being aspirated. Hooked ! In this situation, your only chance is to bring the fish straight in the net. Ideally, you have somebody with you to help for this phase. In my case I was alone but had put my net on the ground in my feet before the trout shew up again. Smart as. I tried to follow the plan. But such as in the travelling life, plans are always changing. The main issue was she didn't fit in my net. All this efforts to see her getting out of it before I could even pick it up. She understood what was going on and rushed in the roots. I lost her. Let go some swears, threw my rod in on the water, set, and had another cigarette. Fishing is sometime unfair, you spend 2 hours hunting a fish to end the story like this. Lost my faith for the day, went back in the car, found a free campsite and just slept until the next morning to have my revenge on another one. I didn't want to fish any section twice. The plan was to cover as much field as possible.

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Local mayfly. Une éphémère locale, non identifiée.


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Sunset over my house. Coucher de soleil sur ma maison.


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Foggy morning, but very good fishing this day. Matinée brumeuse, mais prolifique.


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Evening rise is coming. Les gobages du soirs arrivent ! 


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Goulburn Valley Fly Shop. Friendly and must see place ! 

The 2 following days on the Goulburn went pretty well. Caught some nice fish in both light nymphs and dries. Only sight fishing, why would you blind fish while you can see all those wonderfull trouts along the banks ? Some of the locals were wading and blind fishing with a big indicator and a nymph. Guess what ? They didn't catch any fish, they were walking on them ! I tried to dodge the easy access sections and go as far as possible from the roads. It was worth it. Après cette bonne dose de peche à vue, il était temps de reprendre la route. Mais avant de retourner chez Helen, je voulais rencontrer Scott Mcpherson, un guide local avec qui j'avais pris contact via facebook pour une interview. Scott m'a tout de suite proposé de venir passer quelques jours chez lui. Un sens de l'hospitalité hors norme et de longues heures à parler peche pendant 2 jours. Quelques heures au bord de l'eau qui me vaudront nottament un très joli poisson, en sèche à vue. Pour la taille de la rivière, c'était plutot innattendu. Un vrai joyau.Je me devais d'etre de retour chez Helen pour le 25 novembre, elle avait des clients pour lesquels nous devions cuisiner pendant plusieurs jours. Pas mal de boulot et juste quelques heures de peche lors de ma dernière semaine. Une chouette aprèm avec Noel et son deuxieme fils Tobby, sur une petite creek encombrée, tout en sèche avec des imitations de sauterelles. Des poissons à la taille proportionnelle à celle du cours d'eau mais l'important n'est pas là, quel régal de les voir sortir de la berge pour dégommer nos sauterelles !! De plus, les robes sont splendides. Une météo exécrable et 100mm de pluie les derniers jours m'empecheront de pecher une dernière fois la Bundara. Je termine ces lignes depuis le ferry pour la Tasmanie, c'est la fin de mon séjour sur le main continent, un chapitre s'achève mais un autre commence. Je suis envahie d'une émotion toute particulière. Un mélange de tristesse et d'excitation. Quitter Helen et cet endroit fabuleux me mine, surtout qu'il a fallu traverser Melbourne avant d'embarquer et que le trafic, usines, le monde et la civilisation en général étaient totalement sortis de mon cerveau depuis presque 2 mois. Pour vous donner une idée, depuis chez Helen, il me fallait faire 45 minutes de route pour aller acheter des clopes dans le « supermarché » le plus proche ! Mais l'aventure continue et la Tasmanie est fameuse pour son % d'occupation du territoire très faible et la difficulté d'accès à une bonne partie des rivières et lacs. Ce qui annonce beaucoup de bonnes choses pour la suite ! J'ai eu un peu de mal à me concentrer sur cet article, mon cerveau fonctionne en anglais une grande majorité de son temps d'activité et en permanence la nuit. C'est donc assez étrange d'écrire autant en francais, il m'arrive de devoir réfléchir à la traduction d'un mot anglais pour pouvoir m'exprimer dans ma langue maternelle. Un cap a donc été franchi.

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Uuuuh, gonna get wet soon. Aie, je vais me faire saucer ! 


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Willows, where trouts love to come, rest and feed. Les fameuses forets de saules immergées, de très bon postes abritant beaucoup de poissons.


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Look at this Stonefly ! 


J'ai déjà hate de découvrir et partager avec vous l'aventure Tasmane, mais en attendant, je vais aller me prendre une bière et savourer le coucher de soleil depuis le pont ! A plus, Benji.

Before heading back to Helen's, I wanted to meet Scott Mcpherson, a flyfishing guide operating all over Victoria, mostly in the Alpines area. I had an interview project and he seemed to suit well for that. After couple of days chatting through Messenger, Scott invited me at his place to get to know each other better. As always with australian people, I've been very nicely welcomed. Something which would be very unusual in Europe, I must admit. A first not productive evening rise after I just dropped my backpack in the room, a great dinner with beers and red wine and the unstoppable discussions about our common passion, as you could guess. I wont talk much about Scott here because you will discover him soon in my interview, but I can already tell he is a very passionate and captivating person, generous and full of good advice. We had 2 haf days fishing together which went really great ! I've been lucky enough to catch this beautiful fish on dry in a small stream. It will be a good memory that I wont forget. If somebody here is looking for patient, highly pedagogic and with a good humour sense fly fishing guide, you have to click here and get in touch with Scott : www.indulgenceflyfishing.com/After this week focused on fishing at 150%, I headed back to my australian home. The place I felt the best over the last 8 months. I have been able to meet Charley May, another fly fishing guide in the area. A very interesting woman. Unfortunately, we could only share few hours in the evening and the insects and trouts were not much cooperative. Helen had a couple of guests this week and we had to cook for them. Another great experience. For my last week end, I had the luck to be there on the Stringer's yearly trip ! While Sam was hiking the Bundara with a friend, I went on a tiny little creek with Noel and his second son Tobby. The first hour has been rought. It seemed empty. But Noel found what we needed to decide these fish: grasshoppers ! We had such a good fun taking all those fish on surface. A beautiful pattern and very healthy fish for a creek this size. The season is officially kicked off and that will become very interesting ! Something we don't have much in Europe, but which is apparently magic here. And I look forward to have a look in Tassie's rivers if the trouts smash the hoppers like I've been told !

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Very nice fish, thank's again Scottie ! Superbe poisson, merci encore Scottie ! 


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Wonderful pattern for this trout on dry. Une robe splendide pour cette truite en sèche.

We are the 1st of December today and its raining cats and dogs in Anglers Rest. It seems my fishing adventure is delayed until I head to Tassie on Monday after one night to cross the sea. A very weird feeling at this stage of my travel. It's the first time I feel sad to leave a place. Even though I know Tassie will be amazing, it has what every people like us are looking for: wilderness, rivers, big trouts... But there is something about this valley. I may have lost a part of my soul here. She will just hang around, along the rivers for the rest of my life. And even if I will definitely come back, I wont be able to get her back. That's how it works for us, travelling fly fishermen. I have to keep going on the road, following my amazing adventures and meet plenty of other terrific people. This chapter will stay in my memory for the next 30 years at least. 2 months in the middle of no where, rivers flow, kangaroos jump around and the sound of silence make you lose all sense of reality. I hope you enjoyed the reading guys, looking forward to discover and share with you the Tasman's adventures ! Tigh lines,Ben


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