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[Critique série] THE STRAIN – Saison 4

Par Onrembobine @OnRembobinefr
[Critique série] THE STRAIN – Saison 4

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Titre original : The Strain

Note:

★
★
★
½
☆

Origine : États-Unis
Créateurs : Chuck Hogan, Guillermo del Toro
Réalisateurs : J. Miles Dale, Kevin Dowling, Norberto Barba, Thomas Carter, Paco Cabezas, Jennifer Lynch.
Distribution : Corey Stoll, David Bradley, Kevin Durand, Jonathan Hyde, Richard Sammel, Natalie Brown, Ruta Gedmintas, Rupert Penry-Jones, Miguel Gomez, Rhona Mitra…
Genre : Horreur/Épouvante/Adaptation
Diffusion en France : Canal + Séries
Nombre d’épisodes : 10

Le Pitch :
L’explosion de la bombe atomique en plein New York a un peu plus décimé la population humaine et affirmé la domination des Strigoïs qui profitent de l’hiver nucléaire pour mettre en place un implacable système afin d’asservir ceux dont ils se nourrissent. Alors que leur groupe est toujours divisé, Fet, Ephraim, Abraham Setrakian et Dutch cherchent toujours par tous les moyens à atteindre le maître dont seule la mort pourra permettre à l’humanité de se reconstruire. Sans cesse plus puissant, ce dernier est pourtant toujours plus inatteignable…

La Critique de la saison 4 de The Strain :

Il était temps que The Strain se termine. À cause de cette volonté d’avoir étalé l’adaptation d’une trilogie littéraire sur 4 saisons, The Strain a commencé à s’essouffler lors de son troisième acte, démontrant le peu de pertinence de choix scénaristiques hasardeux s’éloignant trop du modèle et accusant ainsi plusieurs ratés qui rendaient urgente la venue de la conclusion aussi attendue que redoutée. The Strain qui se termine donc ici. Au terme de cette saison 4, qui voit le combat entre les Strigoïs, ces vampires à la langue bien pendue sortis de l’imagination de Guillermo del Toro et de Chuck Hogan et des humains emmenés par Corey Stoll, David Bradley, Ruta Gedmintas et Kevin Durand…

The-Strain-Kevin-Durand

Strigoï vous avez dit Strigoï ?

Ce qui ne veut pas dire que cet ultime acte soit mauvais. Non, il ne l’est pas. Cela ne signifie pas plus que The Strain est tombé aussi bas qu’Under The Dome qui avait aussi souhaité s’affranchir du roman qu’elle adaptait pour faire preuve d’un esprit aventureux franchement à la ramasse au moment de la conclusion (et même largement avant tout compte fait). En fait, ces 10 nouveaux épisodes font plutôt bonne figure. Surtout les 5 derniers à vrai dire. Et la fin, si elle est proche de celle du roman, mais tout de même pas exactement identique, fait aussi bonne figure. Le truc, c’est qu’on peut difficilement s’empêcher de penser que si les saisons 3 et 4, soit 20 épisodes, avaient été ramenées à une seule saison, pour faire au bout du compte 3 saisons pour 3 livres, la série y aurait gagné. Elle se serait montrée plus dynamique, probablement moins redondante et d’autant plus sauvage dans son déroulement. Mais les showrunners ont voulu tirer sur la corde. En l’occurrence, curieusement, la faute en revient donc partiellement à Guillermo del Toro et Chuck Hogan qui sont aussi pourtant les auteurs des bouquins.

The-Strain-Corey-Stoll

Des vampires à New York

Mais malgré les longueurs, malgré le jeu toujours aussi insupportable de l’acteur qui interprète Zack, le fils d’Ephraim Goodweather, malgré les quelques approximations et les détails laissés un peu en suspens à la fin, The Strain a su éviter de totalement sombrer pour se maintenir à certain niveau. Encore une fois, les 5 derniers épisodes sont vraiment bons, et renouent avec la verve des débuts, quand le show se montrait encore très studieux et suivait quasiment à la lettre les romans.
Une série qui en tout cas, n’a pas souhaité mettre le silencieux à l’heure de tirer sa révérence. Toujours gore, elle offre un spectacle assez radical et ne recule pas devant la tâche quand il s’agit de sacrifier des personnages de premier plan. La mise en scène quant à elle fait toujours le job. En particulier dans l’action. Ce qui nous permet d’oublier l’écriture un peu approximative donc, qui aurait pu plomber la série si celle-ci n’était pas toujours en mouvement, cherchant à malgré tout rendre justice à son modèle et lui offrir une illustration plus que valeureuse. Les acteurs, si on fait donc exception du jeune Zack, sont tous excellents, avec toujours en tête de gondole, le groupe composé de Corey Stoll, Kevin Durand, Richard Sammel, David Bradley et Ruda Gedmintas.
Des comédiens qui participent à l’émergence de beaux morceaux de bravoure, de chouettes affrontements notamment, qui remettent définitivement la série sur les rails avant le grand final.

En Bref…
Visuellement toujours très soignée, The Strain fait preuve d’une audace qui lui permet de quelque peu renouer avec la flamboyance des débuts. Au point que cette conclusion fait plutôt bonne figure avec son ton assez radical et cette volonté de raccrocher les wagons avec les romans. Et même si elle s’est un peu perdu au fil de détours pas toujours heureux, The Strain a su revenir dans le rang pour au final s’imposer avec une certaine fougue.

@ Gilles Rolland

The-Strain-saison4


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