L'international français, Blaise Matuidi a été hué, maltraité, humilié par la multitude blanche pour sa négritude.
Pour eux, le noir n'est pas beau à voir... Ils imitaient les cris de nos amis les singes pour lui laver ou lui salir son linge.
C'est pour la première fois de sa vie que le joueur français réalisa que le ballon ne tournait pas toujours rond...
Que les hommes n'étaient pas racistes mais méchants, fondamentalement méchants, pour oublier le sport et lui réserver un tel sort !
Qu'ont-ils voulu lui signifier, lui renvoyer comme signe ?
Qu'il était un animal ou un sous-homme ?
Juste bon pour figurer dans un zoo ? Ou un enclos ?
Que dire ? Quoi dire ? De ces dédaigneux, de ces haineux ?
Sinon qu'ils sont fondamentalement malheureux.
Si j'étais toi, Blaise, je formulerais une toute autre hypothèse :
Je préfèrerais encore être assimilée aux singes qu'à ces merdeux...
Je me sentirais presque fière de ne pas être comme eux... Flattée d'être rejetée ou non acceptée par eux.
Car il n'y a pas plus laid que l'homme quand il fait le singe. Ni plus beau qu'un singe quand il fait l'homme...
Je suis un singe ou plutôt une guenon qui dit NON aux hommes.
