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Accroche ta vie à une étoile

Publié le 05 février 2018 par Pralinerie @Pralinerie

Cet ouvrage est un entretien de Stan Rougier, prêtre, avec Jean-Pierre et Rachel Cartier. Le prêtre partage des éléments de sa vie personnelle et familiale : son enfance, ses amours, sa vocation difficile, son travail auprès des jeunes. Et il partage ce en quoi il croit : sa foi, la tendresse et l'amour. Il se fait témoin pour le lecteur.

"Dire que l'avenir est à la tendresse, c'est dire qu'il y a un bel avenir pour ceux qui croient à l'amour. Les jeunes qui y croient ou voudraient y croire n'ont jamais été aussi nombreux. Vous avez dû vous-mêmes le constater : quand on interroge des gens qui sont d'une grande efficacité dans le monde actuel, aux premières lignes dans le combat contre l'injustice et les sources du mal, ils sont avant tout sensibles à cette dimension d'écoute et de partage. Ils savent que les hommes ont encore plus besoin de reconnaissance de leur dignité que de pain. rajoute qu'il ne faut pas se a payer de mots. Ce n'est pas parce qu'on a prononcé le mot amour que sa réalité va surgir. L'éducation à la tendresse est une longue tâche. D'autant plus qu'il faut toujours se méfier des contrefaçons"

"Elle répétait souvent :"Les êtres n'existent dans leur plénitude que lorsqu'ils sont regardés avec amour". Elle s'orientait vers la pédiatrie et elle s'occupait des enfants avec une tendresse extraordinaire. "C'est l'amour seul qui fait exister les êtres" C'était là son inspiration. Elle est devenue aussi la mienne"

Accroche ta vie à une étoile

" Dieu est présent dans toutes les formes vivantes. J'aime cette idée que j'ai trouvée dans une Upanishad : " Dieu pèse dans la pierre, pousse dans la plante, respire dans l'animal, aime dans l'homme. " L'Inde et saint François se rejoignent ! L'école ne peut leur donner tous les éléments de leur formation, si bien que les jeunes sont frustrés dans plusieurs dimensions de leur être, leur profondeur, leur originalité, leurs talents, la faculté d'accueillir l'autre, de communiquer avec lui et se s'émerveiller ensemble de ce que l'on découvre"

"Je me disais : "Peut-être vont-ils tout de même se poser quelques questions : "Ce type là aurait pu vivre la vie de tout le monde. Qui l'a donc saisi pour le mettre ainsi totalement à notre service ?"

- Crois-tu qu'ils se la posaient cette question ?

Je n'en sais rien. Je rongeais mon frein en me demandant si j'allais rencontrer un jour des jeunes visités par des curiosités spirituelles, portant en eux des interrogations autres que : "A quelle heure on mange?" Ceux-là n'en portaient pas. Ils n'avaient que des problèmes d'identité [...] J'étais un peu le prolongement de la générosité de Dieu pour eux, mais j'airais voulu Le leur révéler plus totalement. Leur dire : "Non, Dieu n'est pas celui qui vous croyez. Il n'est pas quelque chose d'abstrait, de flou. Il est présent dans votre vie. Il vous aime d'un amour infini !" Hélas ! cela ne passait pas. Pourtant, ma foi était au maximum de son intensité"

"Au fond, le grand message des jeunes est double. "Aimez-moi ou je meurs" chez les déprimés, ou bien "Aimez-moi ou je mords" chez les violents"

"Avec les jeunes, la bonne issue ne se trouve pas dans le "il faut", "tu dois", mais dans le désir à faire naître. Là, il n'y a pas de recette, c'est une contagion d'enthousiasme"

"Plus que jamais, peut-être parce que la société semble avoir perdu ses repères habituels, les jeunes sont à la recherche de leur identité. Ils ont peur que leur originalité soit gommée. Ils ont peur de passer à côté de l'essentiel, de ne pas réussir leur vie ! C'est long une vie ratée. Beaucoup ont la panique à fleur de peau. Ils ont besoin de quelqu'un qui les aide à réfléchir, à se poser les bonnes questions, à découvrir que Dieu les aime et les accepte comme ils sont. Ils ont besoin aussi de savoir à quoi, à qui ils pourraient bien servir, où ils pourraient donner leur générosité, libérer leur trop-plein de vitalité"

"Les jeunes peuvent comprendre que les souffrances et les injustices du monde actuel ne sont pas un spectacle devant lequel on va répéter, bien assis dans son fauteuil, que Dieu est méchant. S'ils entendent Dieu leur dire : "Viens, aide-Moi à sauver le monde ; J'ai besoin de toi", alors tout change, tout bascule. Au lieu de se cogner la tête contre les murs en se disant : "Ce monde est mal fait", au lieu de crier : "Arrêtez le train, je veux descendre", ils vont demander : "Dites-moi où je peux être embauché !"

"Lorsque l'on aime et lorsqu'on est aimé, on se sent justifié d'exister"

"Comme le dit saint Augustin :"Dieu t'est plus intime que toi-même". Cela veut dire que Dieu est en toi, que tu es tissé dans l'étoffe divine"


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