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[Critique] KILLING GROUND

Par Onrembobine @OnRembobinefr
[Critique] KILLING GROUND

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Titre original : Killing Ground

Note:

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Origine : Australie
Réalisateur : Damien Power
Distribution : Harriet Dyer, Mitzi Ruhlmann, Tiarnie Coupland, Stephen Hunter, Aaron Pedersen, Ian Meadows, Aaron Glenane…
Genre : Thriller/Horreur
Date de sortie : 5 janvier 2018 (e-Cinéma)

Le Pitch :
Ian et Samantha se rendent dans un parc national pour faire du camping. Arrivés sur place, ils trouvent une tente et une voiture abandonnées. C’est alors qu’ils rencontrent deux hommes étranges…

La Critique de Killing Ground :

L’Australie est propice aux films d’horreur. On y trouve certes des paysages paradisiaques mais aussi des territoires nettement plus inquiétants, comme le bush, qui s’étend à perte de vue et que des films comme Wolf Creek, de Greg McLean, ont efficacement exploité pour donner naissance à une épouvante aussi inexorable que brutale. Quand ce n’est pas la nature qui se montre hostile, c’est donc l’homme, cet animal imprévisible que l’isolement rend parfois complètement barjot. Un peu comme les deux types qui ont fait d’un parc national leur terrain de chasse dans Killing Ground, du réalisateur Damien Power, un nouvel arrivant dans le paysage horrifique australien, qui nous propose donc un film que l’on pourrait justement rapprocher de Wolf Creek et mais aussi et surtout, de par sa dynamique, du radical Eden Lake

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Promenons-nous dans les bois…

Avec sa trame aussi classique que prévisible, Killing Ground n’entend pas révolutionner le genre auquel il s’attaque mais plutôt proposer une plongée violente et virulente amenée à laisser sa marque dans les esprits. Un couple qui se confronte à deux espèces de barjots complètement sauvages… C’est tout. Un postulat que Damien Power ne se prive pas d’exploiter avec un esprit jusqu’au-boutiste qui donne lieu à des séquences particulièrement traumatisantes, dans l’exacte lignée d’Eden Lake. Le truc, c’est qu’ici, finalement, la trame est encore plus simple. Là où Eden Lake parvenait à justement proposer autre chose, en poussant à son paroxysme l’affrontement de gens simples qui se révèlent dans la violence face à des adversaires particulièrement effrayants, Killing Ground est encore plus prévisible. Inutile de dire que le chemin est balisé mais pour autant, cela n’impacte pas la portée des images et leur propension à illustrer des thématiques attendues, avec une efficacité certes relative mais bel et bien présente tout du long.

L’attaque des rednecks

Avec son environnement propice à une montée en puissance de la tension, sa photographie qui appuie le réalisme et la crudité des images, Killing Ground réussit également à toucher au vif grâce à son manque de prétention. Nous ne sommes pas ici dans un exercice de style audacieux ou dans une démonstration de force. Le metteur en scène étant probablement conscient de la banalité de son pitch, ce dernier se concentre sur l’efficacité. Sa démarche a le mérite d’être honnête et frontale et son long-métrage trouve au final sa légitimité dans sa tendance à ne jamais détourner le regard des horreurs qui jalonnent son récit mais aussi dans ce respect des codes, dont la mise en forme traduit également une belle application. De quoi différencier au final Killing Ground de films plus formatés, plus frileux et bien sûr fatalement moins perturbants…

En Bref…
Une ballade dans les bois parfois très éprouvante mais néanmoins très prévisible et assez simpliste, qui s’avère assez percutante pour remplir son office.

@ Gilles Rolland

Killing-Ground-cast


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