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Expositions “Old World Painting” Miles Hall | Galerie Al/ma Montpellier

Publié le 17 février 2018 par Philippe Cadu @ContempodeLArt

Du 23 février au 31 mars 2018 - Vernissage vendredi 23 février à partir de 18 heures.

http://www.galeriealma.com

En choisissant pour titre de son exposition, Old World Painting, Miles Hall pose la question de l'héritage en peinture, de ce passé qui imprègne son geste et son inspiration. Questionnement complexe quand il est exprimé par un artiste australien. Les premières peintures de Miles Hall laissaient apparaître, sur un même support, deux espaces, séparés horizontalement : l'un monochrome, lisse, nourri par la génération des peintres abstraits américains, de Barnett Newman à Ellsworth Kelly ; et l'autre, obscur et imprévisible, porteur des traces d'une expérience physique non préméditée. Ces deux espaces, radicalement opposés, traduisaient déjà cette dualité : un intérêt pour les techniques primitives confrontées à l'une des expressions les plus minimales de la peinture occidentale, le monochrome. Miles Hall préserve la radicalité de l'une sans renoncer à la picturalité de l'autre. Au travers de processus divers et sériels, son travail explore la sensualité de la couleur, du geste et la matérialité de la peinture. Le support et sa forme participent à cette exploration : toile, aluminium, polystyrène sont autant de matériaux sollicités. Pour l'artiste, l'acte de peindre procure l'opportunité de transformer physiquement des matériaux, couleurs et formes en une expérience charnelle. C'est la dimension physique de la peinture qui joue un rôle central dans l'œuvre de Miles Hall.

Pour cette exposition, l'artiste a choisi de travailler avec une peinture à l'huile à base de pigments minéraux sur une toile de lin, chacune des couleurs faisant référence à la palette de Piero della Francesca. En citant cet artiste majeur de la Renaissance italienne, auteur des fresques d'Arezzo (1452-1466), Miles Hall revient sur la matérialité de la peinture, plutôt que sur son " sujet ". Il s'interroge sur la dimension visuelle et haptique de la surface peinte, sur la visibilité de la trame sous les très fines couches d'huile. Comme l'explique l'artiste, "une peinture n'est pas une image mais une chose... une chose qui existe dans l'espace en tant qu'objet avec une surface et une dimension tactile."


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