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Le Goût sucré des souvenirs de Beate Teresa HANIKA

Par Hamisoitil @lecturedehamik
Le Goût sucré des souvenirs de Beate Teresa HANIKAQUATRIÈME DE COUVERTURE :
Dans la lignée de Un goût de canelle et d'espoir, un premier roman doux-amer qui entremêle les destins d'une vieille dame et d'une jeune fille. Délicieusement subtil et poétique.
Elisabetta Shapiro, 80 ans, vit seule dans sa maison familiale au cœur de Vienne. De son enfance, elle a conservé des dizaines de pots de confiture d'abricot. Tous sont soigneusement étiquetés et indiquent l'année de leur fabrication. Véritable madeleine de Proust, la confiture fait immanquablement jaillir les souvenirs : les jours tranquilles rythmés par les chants de sa mère, Franz, le voisin dont elle était follement amoureuse, ses grandes sœurs qu'elle jalousait secrètement. Et puis la montée du nazisme dans les années 1930, l'arrestation de toute sa famille par les SS, la solitude et la perte des repères.
Quand Pola, une jeune danseuse, emménage chez la vieille dame, ses habitudes sont chamboulées. D'autant plus que Pola lutte elle aussi contre ses propres démons.
Malgré leurs différences, les deux femmes vont peu à peu se rapprocher et nouer des liens plus forts qu'elles ne l'auraient imaginé.
  • Broché: 272 pages
  • Editeur : Les escales éditions 
  • Date de sortie : 15 février 2018
  • Prix : 19.90 € (papier) 15.99 € (ebook)
  • * SERVICE DE PRESSE

MON AVIS :
Il y a des livres qui font chavirer, qui bouleversent et transportent le lecteur dans une autre dimension. Avec Le goût sucré des souvenirs, il y a un peu de tout ça. On retrouve des rêveries, des pensées, de l’amour, de la peur, des regrets, mais aussi une histoire douloureuse et douce à la fois. 
Nous faisons la connaissance de Elisabetta Shapiro, une juive, âgée de 80 ans, originaire de Vienne, qui passe toutes ses journées sous l’abricotier de son jardin à ressasser sa vie, son passé. Puis on revient dans le présent avec Pola, une jeune danseuse, allemande, qui vient d’emménager à l’étage de la maison familiale d’Elisabetta et qui lutte aussi à sa façon contre ses propres démons.
L’auteure nous fait jongler entre les deux protagonistes et sans le savoir, Pola va réveiller certaines blessures de la femme et mettre en lumière une vie en pleine montée du nazisme dans les années 30, pendant la Seconde Guerre mondiale. On remonte dans son enfance, dans ses pensées lointaines, dans une nostalgie profonde, avec ses deux sœurs, Judith et Rahel, que l’auteure fait parler à travers elle.
Fille d’un médecin et d’une mère chanteuse, Elisabetta profite de sa jeunesse, jusqu’à l’arrivée des nazis... puis la SS (connue pour tous les crimes de guerre, les crimes contre la population...) enverra sa famille au camp de concentration qui se fera tuer. Elisabetta aura juste le temps d’aller se cacher... Et vivra seule toutes ces années dans cette maison à faire des pots de confitures avec pour compagnie les voix de ses défuntes sœurs et cet abricotier aussi vieux qu’elle. Plus on avance dans l’histoire, plus on se rend compte que ce passé est encore bien présent dans la mémoire de cette femme et que la solitude y est pour beaucoup ; mais petit à petit, un lien se met en place entre elles, et tout devient plus clair.
Les thèmes choisis sont bien mis en avant même si, par moments, j’ai trouvé que certains passages étaient un chouia confus.  Malgré tout, la plume de l’auteure l’emporte haut la main. Je n’ai pas vu le temps passer et j’étais pressée de connaître la fin de l’histoire tout en prenant mon temps pour arriver à la conclusion. Elisabetta m’a touchée, émue, avec des passages qui m’ont bouleversée. L’ensemble est presque poétique, d’une douceur presque piquante par le sujet. Triste et beau à la fois.
Un roman que je recommande.
Le Goût sucré des souvenirs de Beate Teresa HANIKA
MA NOTE :Le Goût sucré des souvenirs de Beate Teresa HANIKA

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