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Journal d’un futur rentier (56)

Publié le 18 avril 2018 par Chroom

Il y a cinq ans je travaillais encore près de 60 heures par semaine. C’était le point culminant de ma vie de rat de laboratoire. Jamais en effet je n’avais autant été exploité par la société capitaliste. Par chance j’avais déjà mis en place de nombreuses années plusieurs stratagèmes me permettant de sortir de cette course effrénée. J’avais déjà les moyens financiers de travailler nettement moins, mais ce qui me manquait, c’était une opportunité professionnelle pour le faire. Après de longues et difficiles recherches (pas évident quand on passe déjà sa vie au boulot), j’avais enfin pu trouver un job à 45h par semaine. C’était déjà une très nette amélioration, mais encore trop par rapport à mes objectifs, d’autant que je pouvais me permettre de travailler encore nettement moins. Là encore j’ai dû lutter pour trouver des solutions pour abaisser mon temps de travail. C’est paradoxal quand on y pense : certains bataillent pour trouver du job, tandis que d’autres (plus rares) font de même pour en faire le moins possible…

Depuis plusieurs mois je suis parvenu à baisser mon temps de travail à 35h par semaine. Cela fait une réelle différence. Le travail a moins d’emprise sur moi, non seulement en termes de temps, mais surtout psychologiquement parlant. Je retrouve un peu de temps pour accomplir des activités qui me plaisent et voir des amis. Je prends conscience (encore plus) que dans ma vie, le travail n’est qu’une des nombreuses ressources dont je dispose. Par ailleurs, étonnamment, la perte financière n’est pas énorme. J’en parlais déjà dans plusieurs précédents articles : les coûts fiscaux, sociaux et d’acquisition du travail sont énormes. Tout compté, on est pas très loin des 50%. Cela signifie que lorsque l’on baisse de 20% son taux d’activité, en fin de compte, on ne perd guère plus que 10% de son revenu net. Le contraire est aussi vrai, travailler 20% de plus signifie gagner à peine plus que 10%.

Aujourd’hui je suis heureux de cette situation. De plus, un autre effet non recherché et inattendu s'est produit : j’apprécie un peu plus mon job qu'auparavant. Qu’on se comprenne bien : je ne saute pas de joie chaque matin lorsque que je dois aller travailler, mais je n’ai plus la boule à l’estomac. Et par moments j’y prends même un peu de plaisir. Je travaille moins, mais je travaille mieux, et avec plus d’entrain.

Grâce à mes investissements, je pourrais me permettre de travailler encore moins. J’ai pour objectif 25-30h par semaine, mais je ne suis plus aussi pressé de baisser mon temps de travail. A l’époque c’était presque une question de survie, surtout quand je carburais à 60h par semaine. Maintenant c’est plus une vision à moyen terme. Il y a même des chances que lorsque j’aurai atteint ce stade, je m’en contenterai, c’est-à-dire que je ne chercherai pas forcément à arrêter totalement de travailler. Mais bon, ça, ça reste de la musique d’avenir…


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