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[Critique] KILLING GUNTHER

Par Onrembobine @OnRembobinefr
[Critique] KILLING GUNTHER

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Titre original : Killing Gunther

Note:

★
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Origine : États-Unis
Réalisateur : Taran Killam
Distribution : Taran Killam, Arnold Schwarzenegger, Cobie Smulders, Kumail Nanjiani, Bobby Moynihan, Randall Park, Hannah Simone…
Genre : Action/Comédie
Date de sortie : 31 ma i 2018 (DTV)

Le Pitch :
Dans le milieu des tueurs à gages, Gunther est une légende. Insaisissable, il représente une concurrence bien trop grande pour toutes celles et ceux qui entendent gagner leur vie dans la profession. Au point où une coalition de tueurs décide de se lancer à sa poursuite et de l’éliminer une bonne fois pour toutes. Mais Gunther a toujours une longueur d’avance…

La Critique de Killing Gunther :

Celles et ceux qui nous suivent depuis un certain temps savent qu’ici, on adore Arnold Schwarzenegger ! Mais alors vraiment ! Un acteur qui depuis son retrait (relatif) de la vie politique, a livré plusieurs performances dans des films certes pas complètement au niveau des classiques de son illustre filmographie mais néanmoins souvent marqués par son énergie et sa volonté souvent réaffirmée de prendre des risques et de sortir de sa zone de confort (avec Maggie par exemple). Killing Gunther quant à lui, promettait un retour à la comédie pure et dure. Un genre qui avait davantage toujours plus réussi à Arnold qu’à Stallone par exemple. Alors oui, chez nous, on adore Schwarzie ! Pour autant, et même si on l’attendait de pied ferme, difficile de ne pas reconnaître l’évidence concernant Killing Gunther : c’est une sombre bouse…

Killing-Gunther-hannah-Simone

Hitman et cie

Les films d’action, ce n’est plus ce que c’était… Une bonne vieille remarque de vieux con qui sied à merveille à Killing Gunther tant ce film pêche avant tout d’un point de vue visuel. Pour être clair, le film est farci de défauts mais ce sont certainement les effets visuels désastreux et cette mise en scène voulue immersive, avec une approche documentaire, mais en réalité parfaitement aux fraises qui s’imposent comme les plus gros points noirs. Avant, y compris dans la plus petite production, à destination du marché vidéo ou même de la télévision, quand on faisait exploser des trucs, on les faisait vraiment exploser. Dans Killing Gunther, et c’est symptomatique de la catastrophe que représente cette comédie même pas drôle, toutes les explosions sont salement incrustées numériquement. L’explosion de synthèse, ce fléau qui ne dit pas son nom mais qui gangrène insidieusement l’industrie cinématographique. Instant clé qui fait figure d’exemple : à un moment donné, Arnold tire au bazooka sur un bateau ou un truc du genre et hop, voilà qu’on nous colle sur le bateau une explosion tout droit sortie d’une vieille application acheté 2,5 dollars sur l’AppStore. Et vu que dans le film, un personnage est spécialisé dans les explosions, inutile de dire que le réalisateur et sa bande de bras cassés aux commandes des effets-spéciaux s’en donnent à cœur joie derrière leur écran, amenuisant à chaque incrustation dégueulasses les espoirs déjà bien minces d’assister à un spectacle qui se tienne un minimum.
L’avantage, c’est que Taran Killam, à la fois derrière et devant la caméra, ne fait pas non plus durer le suspens trop longtemps et ne tarde pas à se tirer de grosses rafales dans le pied. En faisant de son film l’une des choses les plus laides et torchées à l’arrache vues depuis des lustres mais aussi en se reposant sur une écriture elle aussi bâclée, sur un montage horrible et sur une direction d’acteurs inexistante…

Monumentale erreur

Mal écrit, mal réalisé, Killing Gunther est aussi mal joué. Pourtant, ce ne sont pas les bons acteurs qui manquent, mais force est de reconnaître que personne n’aurait été en mesure de briller avec un matériau de base aussi mauvais que celui-là. Et Arnold dans tout ça ? Il est en roue libre et on ne le voit qu’à la fin. Son personnage, sorte de figure légendaire, est teasé pendant tout le film, on le voit un peu histoire qu’on se souvienne que c’est avant tout pour lui qu’on a donné sa chance au métrage, et à la fin il déboule mais se prend les pieds dans un script bouffé par les mites et se vautre avec ses petits camarades. Absolument pas dirigé donc, le chêne autrichien se livre à un numéro gênant, et si on peut s’amuser à le voir s’amuser justement, cela ne sauve en aucune manière Killing Gunther du naufrage. Ni Arnold ni les courbes d’Hannah Simone d’ailleurs tant ici, tout le monde semble paumé. À commencer par le spectateur qui est en droit de se demander pourquoi Schwarzie, lui qui a tourné pour les plus grands, s’est fourvoyé dans cette infâme navet affligeant.

En Bref…
Écrit avec les pieds, réalisé sans une once d’originalité, sans flamboyance aussi, avec des effets-spéciaux qu’on croirait sortis d’une cinématique Playstation (la première), Killing Gunther n’est qu’un gros bordel fatiguant, ennuyant et profondément vain, qui table sur une tête d’affiche qu’il ne respecte jamais. Sans problème le pire film avec Arnold, qui on l’espère, va vite tourner dans autre chose pour faire passer le goût de cette purge.

@ Gilles Rolland

killing-gunther-Schwarzenegger
   Crédits photos : Metropolitan FilmExport


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