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Le Festival revoit sa copie

Publié le 07 juillet 2008 par Bordeaux7
A partir de septembre, le cinéma de Bègles, jusqu'ici géré par la société Artec, change de cap. Il sera dédié uniquement au film d'animation et à effets spéciaux. Explications.
"Bien sûr, le pari est risqué mais c'était la seule solution pour refaire vivre le cinéma de quartier. Avec une exploitation classique, le Festival fermait dans deux ans". Fabrice de la Rosa est confiant. Dès septembre, il officiera en tant qu'exploitant du cinéma béglais. Une nouveauté pour le directeur du festival Les Nuits magiques dont le fief est au... Festival. Depuis 18 ans, avec l'association Flipbook, il se consacre corps et âmes au cinéma d'animation. Logique donc de le retrouver à l'initiative d'une programmation 100% animation et effets spéciaux. "Avec deux salles de 300 et 80 places, nous ne pouvons pas proposer tous les films mais ceux qui intègrent des trucages réalisés en image de synthèse et dont l'imaginaire est proche du cinéma d'animation. Harry Potter ou Star Wars, ça passe mais James Bond et ses cascades ou explosions, non !", précise le nouveau gérant. Le projet a séduit la ville de Bègles qui possède les murs et les équipements et sortira 30 000 euros de sa poche. Tous les trois ans un appel d'offres est lancé pour le cinéma, dirigé depuis dix ans la société Artec. Durant cette période, il a perdu près de 15 000 spectateurs. Notamment avec l'arrivée de multiplexes comme le CGR de Villenave d'Ornon ou le Mégarama. Pour pallier cela, Fabrice de la Rosa regorge d'idées. Tous les mois, il organisera, en partenariat avec Arte, une soirée court-métrage et penche également pour une opération basée sur les trésors du cinéma d'animation français dès l'ouverture de la salle. "Cela va partir dans tous les sens", prévient-il. Voilà pour la programmation. L'établissement, rénové il y a bientôt 11 ans, subira également un petit coup de neuf cet été. La décoration intérieure promet d'être plus colorée et sur la façade en verre, un écran de 30m2 projettera une création des studios Black Bunny. Conscient que le démarrage sera difficile, l'association a pour objectif d'égaler la fréquentation actuelle (39 000 entrées à l'année). Le cinéma bénéficie déjà d'un parrain de choix : Michel Ocelot, le papa de Kirikou et Azur et Asmar.
Carine Caussieu

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