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#tinals 2018 - d3 03/06/18

Publié le 05 juin 2018 par Oreilles
#TINALS 2018 - D3 03/06/18
de gauche à droite : Jim McPherson, Kim Deal, Josephine Wiggs, Kelley Deal. The Breeders
Pour ce dernier jour, saluons l'esprit de Loheem, duo electro pop avignonnais qui a réussi la gageure de mener une chorale de 49 enfants issus de quartiers défavorisés de Nïmes, lesquels ont réussi à interpréter une chanson préalablement écrite par leurs soins et en leur compagnie. Belle initiative.
Parti pris, timing ; on ne se sera guère aventuré sur la scène Bamboo depuis le concert souverain de Black Bones la veille. On aura quand même eu le temps de croiser la route des Lullies, furieux groupe punk garage de Montpellier qui envoie.Dans un registre beaucoup moins punk, et guère éloigné sur la grande scène de la Flamingo, les dégingandés de  Deerhunter tentent de ranimer l'esprit festivalier sévèrement entamé après deux jours sans trop dormir. Bradford Cox dédicace des chansons à tire larigot. Son show et l'humeur mélancolique qui s'en dégage est prenant souvent, languissant parfois.
Entraperçu le set de Cosmo Pyke qui pas de chance, essuie les premières gouttes de pluie, fui les mous du derche de Cigarettes After Sex - pourquoi pas les deux en même temps ? - qui font salle comble nonobstant. Le même sentiment nous anime pour Idles qui dans un style beaucoup plus échevelé ne sont pas des perdreaux, puisqu'ils accusent à peu près le même nombre de printemps que les Sleaford Mods par exemple.On a semble-t-il manqué quelque chose avec le show du transformiste en vogue Ezra Furman. Dont acte.
Si TINALS avait lors du premier jour ouvert ses portes au groupe le plus ancien de son historique  - les géniaux Sparks - ce soir, et en clôture de cette 6ème édition,i a sans doute permis au band le plus métallique de son palmarès déjà fourni de se produire sur la grande scène.
Habitué des Hellfest, Dead Cross, supergroupe composé du grand Mike Patton (Mr Bungle / Fantomas et bien sûr Faith No More) et du tueur Dave Lombardo (Slayer) dépote son hardcore surpuissant dans lequel on n'a guère l'heur de goûter au timbre raffiné de Patton, ici exclusivement guttural et en mode couille coincée dans une porte.
On note la reprise du "Bela Lugosi's dead" des Bauhaus ainsi qu'une autre surprenante de "I want you (she's so heavy)" qu'on ne reconnaît pas de prime abord. Les fans sont en joie.
Dans un festival sixième du nom dont le line up aura pour la première fois soulevé nombre de questions, il est presque incongru le dernier jour de ne retenir principalement que le set des Breeders, qui étaient déjà de la première édition. Elles offrent en formation originale un show réjouissant sur la grande scène et affrontent une pluie fine.
La bonne humeur des deux soeurs qui n'arrêtent pas se se taquiner est communicative ; et tranche avec le sérieux pince-sans rire de Joséphine Wiggs cachée derrière son bonnet et ses lunettes.
Mais dès le glissando do#la# c'est la pâmoison : les fans ont reconnu "Cannonball", vieille scie qui quelque 25 ans après garde toute son efficacité.
On remet ça normalement l'an prochain ; en espérant que nos copines de Rock&Folk inexplicablement et intolérablement absente seront de la partie.


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