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Le foot pour les nuls

Publié le 16 juin 2018 par Le Journal De Personne

J'avertis tous ceux qui ne sont pas prêts
d'être convertis à ce jeu d'argent
qu'on appelle pudiquement : le football
que ce billet est destiné surtout à nos joueurs
qui viennent de réaliser la pire des prestations
de leur vie contre l'Australie.

C'est de plus en plus sérieux comme jeu, le football est de surcroit laborieux.

Ceux qui le pratiquent s'efforcent de tacler le sort en livrant de véritables combats à la vie, à la mort. Le bâcler c'est prendre le risque de prendre une raclée.

C'est aussi et surtout un art. L'art de faire la guerre. Une guerre symbolique voire athlétique soldée par une victoire ou une défaite sur soi-même d'abord et sur les autres ensuite.

Le concept est clair : on ne peut pas passer sans surpasser l'adversaire.

Ça se pratique en équipe, à 22 sur un terrain rectangulaire, 11 contre 11 avec un ballon rond qu'on fait circuler avec sa tête et avec ses pieds en vue de le loger dans les filets du camp d'en face.

C'est le but que de marquer des buts et de sortir vainqueur de cette lutte, livrée souvent sans merci... avec une part d'inspiration et beaucoup de transpiration.

Il ne faut pas manquer d'air pour tenir 90 minutes sans s'y soustraire, sans lever le pied, ni se retrouver à terre.

Avec sa conduite de balle, on ne cherche pas seulement à écraser l'adversaire, on cherche aussi à plaire, à pratiquer autant que faire se peut un beau jeu.

Sur les 11 barrons du ballon rond, le premier, le numéro 1 c'est le gardien, qui veille au grain et dont le rôle consiste à empêcher les autres, avec ses mains de prendre leur pied, d'ouvrir le score ou mettre le ballon au fond des filets.

Le N°3 et le N°5 constituent la charnière centrale, le corps et l'âme de la défense. Sur leur front on peut lire : No passaran. Pour la France c'est Umtiti et Varane. C'est censé être rigide, solide et intrépide. Défendre c'est empêcher sa muraille de se fendre.

Le N°2 et le N°4 sont des défenseurs latéraux, pour nous, ce sera Pavard et Hernandez, qui ne sont pas seulement là pour démonter la volonté d'en face ou y faire face, mais surtout de remonter avec le ballon, de se transformer parfois en véritables attaquants.

Depuis que Johan Cruijff a mis son nez là-dedans, le football est devenu un jeu où tout le monde attaque, tout le monde défend, le recyclage est permanent. Pour valoir, il faut être polyvalent ou dans le vent.

Le milieu est le plus souvent vertical pour inciter les joueurs à aller de l'avant... dans l'axe comme sur les côtés il ne faut pas hésiter à occuper le terrain.

Le N°6 a souvent le rôle de sentinelle qui calme le jeu et rend difficile les débordements.   Ce sera Pogba associé à Tolisso.

Le N°8 avec un jeu plus circulaire, joue le rôle d'un relayeur entre la défense et l'attaque. On peut compter sur Kanté.

Le N°10 est le numéro le plus légendaire que l'on attribue en général au créateur, au cerveau de l'équipe qui oriente le jeu et fait marquer ou se démarquer ses coéquipiers. Aujourd'hui ça se joue entre Griezmann et Mbappé.

Pour l'attaque a proprement parlé, il y a deux ailiers :

Le N°7 comme ailier droit et le N°11 comme ailier gauche. Leur fonction c'est d'ouvrir le jeu, de l'écarter pour écarteler ou dissoudre l'adversité, mais surtout d'ouvrir des brèches dans la défense adversaire jusqu'à pénétrer dans sa surface de réparation, les fameux 18 mètres qui ne font en réalité que 16 mètres 50. Pour le moment on dira que c'est Mbappé et Dembélé qui seront sur les côtés.

Enfin, l'avant-centre, on devrait dire le centre avant, le N°9 qui est désigné pour transformer les occasions en réalisations, c'est le buteur attitré qui se comporte comme un renard des surfaces ou comme un fin finisseur. En France, ce ne sera pas Giroud mais Griezmann qui fera office de pivot.

Bien entendu, ces numéros ne sont pas sur leurs maillots, il faudrait les avoir dans le cerveau pour apprécier ou déprécier leur niveau.

Mes abonnés m'ont écrit pour s'étonner de me voir m'intéresser un tant soit peu à ce sport véreux pratiqué par des têtes de nœuds et financé par des êtres douteux quand ce n'est pas subtilisé par les politiques pour vider les esprits et les détourner des véritables soucis. Ils ont raison, mais seulement en partie.

Parce que le football a une autre vertu qui passe souvent inaperçue et dont je vous ferais la prochaine fois un compte rendu!


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