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L'île au trésor

Publié le 19 juin 2018 par Montagnessavoie
Robert Louis Stevenson, L'île au trésor, 1885.
L'île au trésor
Embarquez-vous dans une histoire à rebondissements, au suspens insoutenable et à l'action palpitante. Suivez les traces du jeune et non moins courageux Jim Hawkins qui s'embarque comme mousse sur la goélette Hispaniola, au bord de laquelle il sera loin d'avoir le dernier rôle. Tremblez à la vue de ces pirates ivrognes, sanguinaires et incontrôlables, à la tête desquels se trouve le terrible et versatile Long John Silver. Fantasmez à votre tour sur le légendaire trésor qu'aurait laissé sur cette île déserte des Caraïbes l'horrible capitaine Flint. Voilà en quelques lignes le décor planté de cet inégalable roman d'aventures à côté duquel la plupart des autres font bien pâle figure. Tous les ingrédients y sont, à ceci près que les épisodes sont interprétés plus qu'ils ne nous sont racontés. Les personnages ont une présence d'acteurs. Le paysage est merveilleux et hostile à souhait : cette terre vierge de toute présence humaine dont nous avons tous rêvé un jour. Le recours systématique à l'interruption du chapitre au moment précis où les choses se compliquent ou se résolvent maintient le lecteur en haleine, lequel ne peut quasiment plus dormir jusqu'à être parvenu enfin au terme de l'histoire. Stevenson orchestre son récit de manière à nous le faire vivre, à nous effrayer et nous séduire sans jamais nous lâcher. Dans certains livres, parfois, on sent que l'auteur s'enferme un peu en lui-même et nous exclut, avant de revenir vers nous. Là, il n'en est pas question : du début à la fin, Stevenson nous attrape par le col et ne nous dépose qu'une fois la dernière page tournée. L'île au trésor est de ces livres cultes qu'il faut avoir lu afin de savoir où placer ses exigences par la suite. Comme c'est souvent le cas après de telles lectures, on redevient sélectif et on cesse de perdre du temps en romans de gare. Pourquoi lire moins bien quand on peut lire ça ? Et puis, l'œuvre d'un génie comme Stevenson a de quoi occuper nos longues soirées d'hiver...

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