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Journal d’un futur rentier (58)

Publié le 24 juin 2018 par Chroom

Dans un mois je fêterai les 18 ans de mon parcours vers l’indépendance financière. Je suis parti de presque rien, avec un petit compte épargne et un job mal payé. Cela ne m’a pas empêché d’économiser et de commencer à acheter mes premières actions. Aujourd’hui, après avoir mis un peu d'argent de côté mois après mois, après avoir aussi traversé deux terribles marchés baissiers, je suis arrivé à un stade où mes placements me rapportent, en revenus et plus-values, plus que mon activité salariée. Psychologiquement parlant, c’est un cap très important. Cela signifie que désormais mon travail va peser de moins en moins lourd non seulement sur ma santé financière, mais surtout sur mon bien-être mental.

Je ne peux certes pas me permettre encore de cesser mon activité, puisqu’une grosse partie des gains venant de mes investissements proviennent de plus-values non réalisées. Celles-ci sont évidemment de nature très fluctuante, au contraire des dividendes. Peu importe. Quand je mesure le chemin parcouru, je me dis que le plus dur est derrière moi. Ma capacité d’investir s’est considérablement renforcée depuis mes tous débuts. Avant je devais épargner de nombreux mois avant de pouvoir prendre une seule position. Aujourd’hui, grâce à mon épargne et aux dividendes touchés, je dispose en permanence de liquidités.

Au début de mon aventure, je  concentrais mon attention principalement sur l’épargne. Maintenant je n’y prête presque plus attention. Je ne dilapide bien sûr pas tout ce qui rentre, mais les bases que j’ai posées il y a de cela des années sont toujours là et me permettent sans réfléchir et sans avoir l’impression de me priver de continuer à créer de la richesse. Aujourd’hui, c’est plutôt l’investissement qui m’occupe l’esprit. Avec des liquidités en suffisance, je me dois en effet d’être à l’affût des opportunités, aussi rares soient-elles. Je n’ai plus à attendre d’avoir des fonds disponibles pour acheter.

Lorsque le marché aura subi une nouvelle correction, je serai capable d’aller cueillir les poissons non plus avec une canne à pêche, mais avec un chalutier. En fonction de la date, de l’ampleur et de la durée de la correction, il s’agira pour moi alors de décider si oui ou non je veux voler de mes propres ailes.


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