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Pickton

Publié le 26 juin 2018 par Hunterjones
Pickton En 1992, Robert William Pickton et son frère David, sont propriétaires d'une ferme à Port Coquitlam en Colombie Britannique. À 27 kilomètres de Vancouver. Bill Hiscox y a travaillé et il dira de cet endroit que c'était extrêmement sinistre, et qu'un titanesque sanglier de plus 600 livres erraient sur les lieux, vous pourchassait afin de vous mordre les mollets et couraient avec les chiens sur la propriété. Il décrit son patron, Robert Pickton, comme un homme discret, très difficile à faire parler, où à tenir une conversation. Il a des comportements erratiques, mais la preuve d'usage de drogue n'est pas claire pour lui.
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Les frères Pickton se lancent en affaires et fondent "une oeuvre de charité", The Piggy Palace Good Times Society, co-financé par le gouvernement canadien de 1996. Ils prétendent alors organiser, gérer et coordonner des événements publics, comme des soirées de musique, de danse, des spectacles, des expositions, des raves surtout, toujours en partenariat avec des groupe sociaux d'envergures sportifs, culturels ou sociaux.
Les Hells Angels y prennent goût. Des travailleuses du sexe y affluent. Pendant un temps, Pickton organise des raves dans ce qui servait autrefois d'abattoir. En vérité, les frères Pickton n'ont pas grand chose de fermier, sinon le site. Et ils le négligent beaucoup. Ses raves dans l'abattoir avec les travailleuses du sexe feront un fatal amalgame dans sa tête dérangée.
Parfois, plus de 2000 personnes sont sur les lieux.
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En mars 1997, Wendy Lynn Eistetter, une travailleuse du sexe, est menottée et Pickton la poignarde à plusieurs reprises. Elle réussit néanmoins à le désarmer et à le poignarder en légitime défense. Elle survit. Les deux seront traités au même hôpital. L'attention est portée sur Pickton qui est libéré sous cautions de 2000$ pour tentative de meurtre. Mais comme Miss Eistetter est une accro des drogues, donc peu fiables dans ses allégations, les accusations tombent en 1998.
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Mais la police a Pickton à l'oeil. On lui sert une amende pour avoir dérogé de la zone permise en agrandissant la ferme pour y tenir ses activités et pour avoir lourdement négligé les lieux. Sales.
Et hantés. Ce qu'on ne sait pas encore.
Peu importe, le party du jour de l'an 1998 sera immense tout de même. Si bruyant qu'on lui sert une injonction, le bannissant des nouvelles soirées, permettant à la police d'y arrêter qui que ce soit, les frères Pickton perdent leur statut d'organisme de charité en 1999, n'ayant de toute manière produit aucun documents fonciers à cet égard.
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Pendant les trois années suivantes, l'employé Hiscox remarque que les femmes qui visitent les lieux réapparaissent comme des femmes disparues à la télévision, pas longtemps après. Il en avise les policiers qui investissent les lieux en février 2002. Officiellement pour y trouver des armes non enregistrées. Ce qu'ils trouvent. Ça leur donne également un avant-goût visuel des lieux. La BC Missing Women Commision of Inquiry fait obtenir un second mandat pour qu'on y cherche les lieux encore, puisque des articles de femmes disparues sont trouvés sur les lieux. 
20 jours plus tard une accusation de meurtre est portée contre Pickton. On a prouvé que des restes humains de Mona Wilson et Sereena Abotsway, deux travailleuses du sexe, on été trouvés sur place. Le 2 avril, on l'accuse des meurtres de Jacqueline McDonell, Diane Rock, Heather Bottomley. Trois jours plus tard, on rajoute le meurtre de Andrea Joesbury. Puis Brenda Wolfe, Georgina Papin, Patricia Johnson, Helen Hallmark, Jennifer Furminger, Heather Chinnock, Tanya Holyk, Sherry Irving, Inga Hall.
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Ça devient la plus longue liste de victimes d'un tueur en série au pays.
Cara Ellis, Andrea Borhaven, Debra Lynne Jones, Marnie Frey, Tiffany Drew, Kerry Koski, Sarah De Vries, Cynthia Feliks, Angela Jardine, Wendy Crawford, Diana Melnick, Jane Doe s'y rajoutent.
27 possibles meurtres.
Les restes sont parfois si décomposés qu'il est difficile d'identifier rapidement ce qu'on découvre comme cadavres. On retire vite le peu de produits alimentaires que les Pickton avaient mis sur le marché, pensant qu'on aurait peut-être mélangé de la chair humaine avec du porc. On sait que le massif sanglier a de l'humain dans l'estomac. Plusieurs autres porcs peut-être aussi.
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Dès 1998, un appel anonyme avait guidé l'attention des policiers à la ferme, mais on a jamais réussi à avoir les effectifs avant 2002, afin d'investir les lieux comme il se doit.
Au lieu de faire une vingtaine de causes, risquant un alourdissement pour les jurés et le procès de plusieurs années, on prend  le risque de traiter en cours seulement 6 cas, prenant le pari que de toute manière, il sera en tôle pour le reste de ses jours.
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Les 6 cas choisis sont différents de la vingtaine d'autres et seront les plus aggravants. Pickton, en prison, confesse 49 meurtres à un agent double, déçu de ne pas voir fait un beau chiffre rond comme 50. Mais ce ne sera pas admissible en cours.
Il écope de la prison à vie sans possibilités de libération avant une consultation à cet effet dans 25 ans. En 2032. Quand il aura 83 ans.
Si il s'y rend.
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Une large partie de ces femmes avaient des racines autochtones.
Elles étaient majoritairement issues d'un secteur défavorisé de Vancouver, le Dowtown Eastside.
Pickton a été transféré il y a quelques jours ici, à la prison de Port-Cartier.
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"C'est une peine de mort déguisée" a dit le père d'Alexandre Bissonnette le même jour, en parlant lui, de son fils.
Oui.
Oh oui.


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