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3 bis rue Riquet, Frédérique Le Romancer

Par Antigone

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Parfois, je me trompe lourdement sur l’attente que je peux avoir d’un livre. Il faut dire aussi que je ne lis jamais les quatrièmes de couvertures… J’aime effectivement que le texte se laisse découvrir par lui-même, tout seul comme un grand, sans explications, dès les premières phrases. Bref, je pensais avec celui-ci entrer dans l’intimité d’un immeuble, passer un moment agréable avec ses habitants, assister éventuellement à leurs rencontres et désaccords, et point. Je ne pensais pas, en réalité, être aussi surprise par la personnalité de chaque personnage, ni être aussi émue. Voici donc un roman, à découvrir absolument si vous aimez les personnages hauts en couleurs, que les événements de la vie permettent à des étrangers de faire connaissance, la gouaille, la fantaisie et les différences. Il y a sans conteste du Tous ensemble de Gavalda, dans ce roman-là. Nous faisons tout d’abord la connaissance de Madeleine, qui habite au premier étage, houspillée par Marc, qui a acheté et rénové tout le dernier étage. Il faudrait refaire l’escalier et Madeleine n’a toujours pas versé sa contribution. Or, il s’avère que Madeleine, malgré son âge avancé, exerce toujours le plus vieux métier du monde, mais que les clients se font de plus en plus rares. Cécile, au rez-de-chaussée, observe les allées et venues de tout le monde. Agoraphobe, traductrice à domicile, adepte de conversations virtuelles via de faux profils, elle s’invente plusieurs vies et a l’idée saugrenue d’alpaguer sur des sites de rencontres ses deux voisins, Marc et également Lucie, la célibataire de l’appartement du premier. Mais c’est surtout la fragilité de plus en plus grande de Madeleine qui va bousculer les habitudes de tout le monde au 3 bis, rue Riquet, et surtout l’apparition des copines de l’intéressée, qui forment autour d’elle un cercle bruissant, étonnant et bienveillant. Et moi, j’ai aimé que Frédérique Le Romancer sache ainsi traiter à la fois du thème de la prostitution, sans lourdeur et fausse pudeur non plus, et de la solitude dans notre monde moderne. Les rencontres prennent parfois des chemins bien biscornus. Encore une bonne idée de lecture d’été !!

Editions Denoël – avril 2018 – 

3 bis rue Riquet, Frédérique Le Romancer

J’ai aimé ce livre, un peu, beaucoup…

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