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[Critique] LES BLANCS NE SAVENT PAS SAUTER

Par Onrembobine @OnRembobinefr
[Critique] LES BLANCS NE SAVENT PAS SAUTER

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Titre original : White Men Can’t Jump

Note:

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Origine : États-Unis
Réalisateur : Ron Shelton
Distribution : Woody Harrelson, Wesley Snipes, Rosie Perez, Tyra Ferrell, Cylk Cozart…
Genre : Comédie
Date de sortie : 21 octobre 1992

Le Pitch :
Deux joueurs de basket de rue, aussi doués que portés sur les petites arnaques, s’associent pour ratisser tous les terrains de Los Angeles…

La Critique de Les Blancs ne savent pas sauter :

Le basket-ball a donné lieu à quelques bons films. Parmi ces films-là, quelques-uns ont carrément réussi à atteindre le statut d’oeuvre culte. Space Jam par exemple. Et Les Blancs ne savent pas sauter. Un long-métrage signé Ron Shelton, le grand spécialiste du film sportif (enfin si on veut), qui a ainsi offert aux basketteurs, toutes générations confondues, une œuvre fédératrice en forme de marqueur…

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Tir à 3 points

C’est après avoir livré Duo à trois, un film sur le base-ball avec Kevin Costner, Susan Sarandon et Tim Robbins, et avant de donner dans le golf (Tin Cup), que Ron Shelton a réussi un remarquable tir à 3 points du milieu du terrain en emballant ce qui reste donc comme le film ultime sur le basket de rue. Les Blancs ne savent pas sauter qui est aussi un film d’arnaque. Un genre à part entière. Car le film de sport, Ron Shelton l’a rapidement parfaitement compris, ne peut pas traiter que de sport. Il faut qu’il y ait autre chose à côté. Que le scénario ne repose pas seulement sur les exploits des personnages quelque soit leur discipline.
Ainsi, dans le cas présent, Woody Harrelson et Wesley Snipes sont deux arnaqueurs exploitant leurs compétences sur les playgrounds pour gagner leur croûte. Deux grandes gueules plus ou moins obligées de s’associer pour espérer remporter le gros lot. Et c’est là, quand les deux protagonistes font équipe que Les Blancs ne savent pas sauter devient un buddy movie. Sans le côté policier, même si au fond, il est aussi question de rembourser des malfrats. Curieux mélange ? Oui un peu, mais l’essentiel, c’est que ça fonctionne. Déjà en 1992 et encore aujourd’hui…

Contre !

D’emblée l’alchimie entre Wesley Snipes et Woody Harrelson fait des merveilles. Le premier, en pleine bourre, fort de ses succès chez Spike Lee, est en pleine possession de ses moyens. Le second, dans son premier grand rôle dans un film à forte résonance, est tout aussi remarquable. Charismatiques, à l’aise sur le playground et dans les scènes plus « dramatiques », ils portent le film vers des sommets. Et si ce sont bel et bien eux qui s’imposent avant tout comme les deux meilleurs atouts du long-métrage, Rosie Perez (qui a un peu disparu de la circulation, c’est dommage) fait aussi le maximum pour pimenter le tout.
Les Blancs ne savent pas sauter doit donc beaucoup à ses acteurs. Ron Shelton, conscient que ces derniers constituent une valeur très sûre, les mets sans cesse en valeur. Via sa mise en scène, simple mais efficace, particulièrement lisible et percutante pendant les affrontements sur le terrain (Bob Lanier, le légendaire joueur de la NBA, embauché comme consultant, a affirmé que les acteurs avaient un excellent niveau et auraient pu prétendre à jouer dans une équipe universitaire), mais aussi par le biais de son scénario. Ainsi, les personnages ne se résument pas à une somme de clichés et s’avèrent très bien écrits. Leurs interactions et leur évolution, typique du cinéma américain des années 90, dans la pure tradition de la comédie et du buddy movie donc, font qu’au final, on apprend à s’attacher à eux et à prendre plaisir à suivre leurs tribulations.

En Bref…
Film culte de toute une génération, Les Blancs ne savent pas sauter trouve non seulement le ton juste, mais sait aussi divertir sans sonner creux, exploitant parfaitement son postulat ainsi que l’univers (celui du basket de rue donc) dans lequel son récit prend pied. Un film toujours aussi plaisant et efficace, 26 ans après sa sortie…

@ Gilles Rolland

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