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Contez et ne comptez pas !

Publié le 08 juillet 2018 par Le Journal De Personne
Toute peine mérite salaire : le conte est bon, pour les brutes ou les truands.

Ça en dit long sur la peine, le mérite et l'air du temps.

Ça ne nous dit pas si cette peine vaut vraiment la peine ?

Si on ne perd pas plus qu'on y gagne...

Je me demande même si les attributs du bien, du beau et du vrai peuvent être rétribués

Combien ça coûte ?

Combien ça rapporte ?

Justement rien.

C'est gratuit ou hors de prix... car la valeur n'a pas de prix.

Toute peine mérite salaire, mais pas la joie, l'émotion, le sentiment, la passion.

C'est donné, un don du ciel dont on ne peut estimer le prix de départ, ni de revient.

Qu'est-ce qu'un éclair de génie, sinon l'irruption de la grâce dans votre vie ?

Ça ne se calcule pas... ça ne se négocie pas... ça se prie... prière !

La fleur des champs, tout comme le chant de l'oiseau... ça ne peut être vendu.

Mais la raison économique a toujours distingué entre beauté fortuite et beauté produite.

L'instantanée qui n'a rien coûté... et celle qui a valu à l'artiste ou à l'artisan tant et tant de temps...

Pour un croyant, c'est la distinction entre le travail de la force divine et la force du travail humain... différence entre la grâce et la masse... entre marée haute et marée basse.

Valeur d'usage... valeur d'échanges... autrement dit, pas de valeur... mais un prix.

Le prix de l'effort, le prix du confort, le prix du danger... tout ce qui est gratuit devient suspect... comme nos secondes sans valeur marchande.

À chacun selon son dû... toutes ces maximes qui forcent la rime me dépriment... vraiment !

Comme un coup de massue !

À chacun selon son dû... mais qui doit quoi et à qui, sinon à une funeste vision du devoir, à une sotte idée du pouvoir et à une conception étriquée du savoir.

Tout est liquide... rien de solide... que du sordide !

On paye pour se faire payer et on se fait payer pour payer et on s'endette et on s'entête sur un marché sans queue, ni tête.

Et à ce petit jeu, tout le monde s'y prête... parce que ce n'est pas un jeu... c'est très sérieux... la tristesse.

Ça nous donne de quoi vivre mais ça ne répond pas à la question : pourquoi vivre ?

Pour le savoir, encore faut-il y mettre le prix.

De longues études, de longues recherches... peut-être même une vie pour apprendre que ce genre de question n'a jamais reçu de réponse...

Pas d'acte gratuit... ni d'œuvre gratuite... aucune existence ne sera classée sans suite... à un moment ou à un autre: il va falloir passer à la caisse.

Qu'est-ce que vous attendez pour envoyer la monnaie... déboursez !

C'est Dieu qui va vous rembourser.

Et s'il ne le fait pas, le plaisir que je vous ai procuré l'a déjà fait.

C'est comme la vie, c'est gratuit pour ceux qui ont les moyens d'y mettre le prix !


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