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Kaidi Tatham | Du nouveau pour le papa du Broken Beat

Publié le 10 juillet 2018 par Le Limonadier @LeLimonadier

" Encore la scène Londonienne? " Eh ouais mon gars ! Mais là attention, rien à voir. C'est un véritable retour au source qu'on te propose. Vous le savez au limo, on est complètement fada de Kamaal William, Joe Armon-Jones et globalement de toute cette scène aussi prospère que rafraîchissante. Mais que serait cette génération sans celui qui est depuis prêt de 30 ans maintenant l'ambassadeur n°1 du Broken Beat au UK ? J'ai nommé Kaidi Tatham.

On ne se risquera pas à l'exercice périlleux de citer tous les projets auxquels Kaidi a participé, on aurait presque plus vite fait de dire sur quel disque il n'est pas. Mais disons que The Herbaliser est son premier projet reconnu internationalement dans les années 90 et que depuis, ce n'est qu'une avalanche de pépite.

Mais que fait-il au juste? A peu prêt tout... Clavier, drum, voix, basse, on est sur un profil " over-skilled " comme on dit chez les gamers (coucou les geeks). Ses influences, il faut aller les chercher grandement dans le jazz et dans les débuts de la musique house. Pendant que US-3 fait des ponts entre le hip hop et le jazz, lui fait des ponts entre le jazz et les clubs londoniens: Le broken beat est né!

Mais assez présenté le gaillard, passons aux choses sérieuses. Après un album en duo avec Henri Wu l'année dernière, il nous a sorti il y a quelques jours un album solo de très bonne facture avec une quantité tout à fait raisonnable de groove, du beat en veux-tu en voilà. L'album s'ouvre sur ce morceau très taillé pour le club, " Joyous ". Doux euphémisme.

On retrouve tous les ingrédients qui font la patte Tatham : des rhodes à la fois très harmoniques et très rythmiques, une drum fournie et des temps fort noyés dans des patterns enivrants. Bien sûr l'arrivée de la basse ne laisse pas indifférente puisqu'elle ne fera qu'asseoir un groove déjà bien présent, pour notre plus grand bonheur.

Tout au long de l'album, Kaidi Tatham nous réserve quelques feat de qualité, dans le désordre on retrouve par exemple Children of Zeus, Uhmeed ou encore Dego. Ce dernier est d'ailleurs en feat sur le morceau qui donnera son nom à l'album: " it's a World before you ". Après une intro interminable mais impressionnante, c'est un groove très Stevie Wonder qui s'installe avec son lot de percu qui font plaisir:

L'album est donc sorti chez First Word Records, on espère bien croiser le gaillard au gré d'une tournée européenne dans le courant de l'année... En attendant vous pouvez vous procurer ce petit bijou directement sur sa page bandcamp en Vinyle ou en digital!


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