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Le test du marshmallow

Publié le 15 juillet 2018 par Bastienb

Le test du marshmallowSi on vous demande de choisir entre un marshmallow tout de suite ou 2 en étant un peu patient, quelle option choisiriez-vous ?

Attention, de votre réponse pourrait bien dépendre votre capacité à dominer vos émotions, à faire preuve de volonté et d’accomplir vos objectifs.

Dans les Sixties, Walter Michel, un professeur de psychologie américain souffrant d’impatience et d’une addiction à la cigarette s’interroge sur les mécanismes de volonté et de patience jouant un rôle dans le « self-control ». C’est en observant ces filles que l’idée de créer un test pour les enfants de maternelle lui vient à l’esprit.

Chaque enfant aura la possibilité d’obtenir une sucrerie tout de suite ou 2 s’il est capable de patienter 15 minutes.

Depuis, ce test « enfantin » a été repris, modifié, adapté, développé et utilisé dans des contextes multiples. Il est sensé révéler la capacité de l’être humain à différer son plaisir et donc à être plus à même de réussir. Le Professeur Michel, a passé ensuite 40 ans à étudier le devenir des enfants qui dès 5 ans avaient été capables de se monter plus maître d’eux-mêmes. Il observe ainsi leur réussite scolaire et professionnelle, leur vie amoureuse, leur dépendance, leurs tendance dépressive…

Il se rend compte alors que les bambins ayant réussi à différer le plaisir ont mieux réussi à l’âge adulte. Ceux qui n’ont pas su patienter pour obtenir une double récompense connaissent plus de difficultés relationnelles, de problèmes de santé et sont bien souvent dans une situation professionnelle précaire.

De ces observations le psychologue a tiré des leçons et des astuces pour mieux gérer la frustration.

Selon lui, pour parvenir à résister et à maîtriser une impulsion, il suffit de mettre une distance entre soi-même et le désir. Dans le cas du Marshmallow, il suffirait de repousser l’assiette plus loin. On peut aussi mettre en marche sa raison en pensant aux aspects froids d’une chose ou d’une situation.

Le professeur affirme que grâce à un entrainement régulier à cette technique, l’humain devient plus apte à gérer sa souffrance. Il sera plus fort pour guérir d’un chagrin d’amour ou pour garder sa maîtrise de lui lors d’une altercation.

Comment faire avec ou sans marshmallow ?

Il suffit d’avoir une vision externe de soi, d’analyser une situation de façon objective en mettant de côté les premières émotions. Le psychologue invite aussi à modifier certaines phrases pour reprogrammer notre cerveau et notre volonté.

Par exemple : ne plus dire « Quand j’ouvre un paquet de cacahuètes, je ne peux pas m’empêcher de le finir », mais reformuler : « Quand j’ouvre un paquet de cacahuètes, je me contente d’une poignée ».  « Quand mon mari fait du bruit avec sa bouche, je me mets en colère  » deviendra « Quand mon mari fait du bruit avec sa bouche, je chantonne intérieurement une jolie musique pour l’accompagner  » A force d’être répétées, ces phrases deviennent de vraies règles de bonne conduite qui remplaceront des automatismes malsains et permettront à l’humain de se comporter différemment.

Vous êtes reprogrammé ? Alors vous en voulez deux plus tard ou un maintenant de marshmallow ?

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