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[Critique] À LA DÉRIVE

Par Onrembobine @OnRembobinefr

[Critique] À LA DÉRIVE

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Titre original : Adrift

Note:

★
★
★
½
☆

Origine : États-Unis
Réalisateur : Baltasar Kormákur
Distribution : Shailene Woodley, Sam Claflin, Jeffrey Thomas, Elizabeth Hawthorne, Grace Palmer…
Genre : Drame/Adaptation
Date de sortie : 4 juillet 2018

Le Pitch :
Tami, une jeune américaine partie vivre à Tahiti, rencontre Richard, un navigateur, et tombe éperdument amoureuse. Alors qu’ils élaborent de grands projets ensemble, l’occasion se présente de convoyer un bateau jusqu’en Californie. Et c’est alors qu’ils naviguent vers les côtes américaines qu’une tempête détruit leur embarcation, les laissant seuls au milieu de l’océan. Histoire vraie…

La Critique de À la dérive :

Tout d’abord, une petite mise au point : À la dérive (Adrift en version originale), n’a rien à voir avec À la dérive (Swept Away en version originale), le nanar de Guy Ritchie dans lequel Madonna et une bellâtre se retrouvaient paumés sur une île déserte au milieu de nulle-part. Ici, Shailene Woodley est tout aussi perdue mais le cadre est beaucoup moins idyllique. Dans le À la dérive qui nous intéresse aujourd’hui, il est question de survie et non de décider si oui ou non on va se laisser séduire par une espèce de playboy en carton sous les cocotiers…

À-la-Dérive-shailene-woodley

En pleine tempête

Réalisateur rompu au récit de survie (on lui doit notamment Everest), Baltasar Kormákur a ici tenté de faire les choses un peu différemment. C’est ainsi qu’À la dérive commence dans le vif du sujet, par le naufrage de l’embarcation au centre de l’histoire. On découvre Shailene Woodley désemparée, alors que son bateau prend l’eau et que son fiancé reste introuvable. Puis c’est le bond dans le temps et Shailene Woodley débarque à Tahiti où elle va rencontrer le beau Richard, un navigateur dont elle va tomber amoureuse. Rien de très audacieux ici mais au fond, le film ne prétend jamais à une quelconque originalité et préfère se concentrer sur son histoire, de toute façon suffisamment forte (encore une fois, à défaut d’être originale elle aussi) pour captiver sur la longueur.
Le stratagème narratif consistant à sans cesse alterner séquences sur le bateau, en pleine mer et flash-backs étant au fond destiné à conduire vers le twist qui mène quant à lui à la conclusion. Un twist dont on pourra penser ce qu’on voudra, mais qui dénote d’une envie d’exploiter la véritable histoire à la base du projet avec une certaine sensibilité et surtout un grand respect pour le combat qu’ont mené les véritables Tami et Richard.
Cela dit, cette narration empêche un peu de prime abord de véritablement rentrer dans l’histoire. C’est par la suite qu’elle fait sens, quand l’émotion commence à poindre et que la lassitude et la fatigue ressenties par les personnages traversent l’écran pour nous toucher de plein fouet. C’est là qu’À la dérive prend tout son sens et dévoile ses vrais intentions, sans jamais se départir d’un joli sens de la mesure. Ce qui n’était pas gagné au départ car au fond, le scénario aurait tout aussi bien pu tomber dans l’excès sans se priver de soutirer les larmes aux spectateurs.

« I’m a survivor »

Il est vivement conseillé de prendre À la dérive pour ce qu’il est : un récit de survie particulièrement poignant. Un film classique, qui tente parfois de se démarquer des autres œuvres du genre, et notamment des références, sans trop y parvenir -la faute à certaines maladresses narratives- mais qui n’est finalement jamais aussi bon que lorsqu’il s’assume complètement. Un long-métrage qui jouit de la présence et de l’investissement sans borne devant la caméra de la toujours impeccable Shailene Woodley. La comédienne livre ici l’une de ses meilleures et plus éprouvantes performances. De tous les plans, elle porte le film sur ses épaules et vaut à elle seule le déplacement, même si, à ses côtés, Sam Claflin ne démérite pas non plus. L’actrice qui confère un côté féministe primordial à toute l’entreprise, rendant hommage de la plus belle des façons au combat de Tami Oldham, qu’elle incarne donc sans aucune demi-mesure, tandis que son réalisateur fait le maximum pour mettre en valeur son travail…

En Bref…
Plutôt classique, malgré une construction scénaristique à base de flash-backs, À la dérive vaut surtout pour la performance de l’impressionnante Shailene Woodley et pour l’émotion qu’il parvient à déployer. Éprouvant, jamais ennuyeux, il profite aussi de l’application d’un réalisateur investi, à défaut d’être véritablement inspiré. Tout ça pour dire que tout ceci n’a rien à voir avec le truc avec Madonna donc…

@ Gilles Rolland

à la dérive
   Crédits photos : Metropolitan FilmExport


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