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[Critique] ANT-MAN ET LA GUÊPE

Par Onrembobine @OnRembobinefr

[Critique] ANT-MAN ET LA GUÊPE

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Titre original : Ant-Man and the Wasp

Note:

★
★
★
½
☆

Origine : États-Unis
Réalisateur : Peyton Reed
Distribution : Paul Rudd, Evangeline Lilly, Michael Douglas, Michelle Pfeiffer, Michael Peña, Walton Goggins, Hannah John-Kamen, Laurence Fishburne, Bobby Cannavale, Judy Greer…
Genre : Action/Fantastique/Science-Fiction/Adaptation
Date de sortie : 18 juillet 2018

Le Pitch :
Assigné à résidence après les événements survenus en Allemagne, qui ont vu les Avengers se déchirer, Scott Lang est à nouveau seul. Un jour pourtant, il est contacté par Hope van Dyne et le Dr. Hank Pym qui, à contre cœur, souhaitent lui confier une mission des plus sensibles. L’occasion pour Scott d’enfiler à nouveau le costume de Ant-Man et d’affronter un ennemi aussi puissant qu’animé d’intentions pour le moins troubles…

La Critique de Ant-Man et la Guêpe :

On connaît la genèse d’Ant-Man par cœur : contraint de se détacher du projet après y avoir consacré plusieurs années de son existence, Edgar Wright laissa la place à Peyton Reed, qui livra un film certes amusant et spectaculaire mais plutôt léger niveau enjeux, à la structure très prévisible, dans la lignée du premier Spider-Man ou encore d’Iron Man. Puis Ant-Man est revenu le temps d’une brève séquence de baston XXL dans Captain America : Civil War, avant de disparaître à nouveau et de jouer les filles de l’air dans Avengers : Infinity War. Aujourd’hui de retour, il s’allie à la Guêpe, affronte un nouveau méchant et entraîne un certain nombre de questions : où était-il pendant Avengers ? Ses nouvelles aventures vont-elle être plus consistantes que les précédentes ? Tentative de réponse…

[Critique] ANT-MAN ET LA GUÊPE

Super-petit-grand-héros

On comprend très vite qu’Ant-Man n’a pas changé son fusil d’épaule et va toujours jouer sur une certaine légèreté bien sûr assortie d’un humour grand public. Humour qui sied à merveille à Paul Rudd dont le charisme fait toujours autant d’étincelles dans un univers ayant su s’adapter à son ton et à sa gouaille. Et franchement, après un Infinity War assez sombre, ça fait plutôt du bien. Ant-Man 2 s’imposant au final comme une sorte de récréation. Une aventure à part, aux enjeux à nouveau très minces malheureusement et à l’impact un peu faiblard.

Chérie, j’ai rétréci la fourmi

Il est amusant de constater qu’à l’instar du premier, ce second volet mise tout sur le spectacle. Le scénario allant même jusqu’à se focaliser en priorité sur la quête des héros pour retrouver la mère de Hope (et épouse de Hank Pym) dans le monde de l’infiniment petit au lieu de vraiment se concentrer sur l’arc narratif propre au nouvel antagoniste. Les deux histoires finissant d’ailleurs par se rejoindre pour au final se confondre. Ce qu’il faut comprendre par là, c’est que Ant-Man et la Guêpe saisit au vol la moindre occasion de se livrer à une démonstration de force technique en enfilant les séquences durant lesquelles les super-pouvoirs des uns et des autres nourrissent un spectacle toujours très ludique. Que l’on soit dans le monde subatomique justement, où les couleurs explosent et où les acariens ressemblent à des créatures marines aussi majestueuses que flippantes ou encore dans les rues de San Francisco, durant des courses poursuites exploitant à merveille le potentiel des personnages et leurs capacités. Au point d’en oublier de poser des enjeux solides ou tout du moins de donner au récit une chance de résonner avec la force nécessaire pour éviter de flirter avec l’anecdotique à plusieurs moments clés.

Roller-coaster

Le personnage incarné par Walton Goggins est la preuve de cet état de fait lui dont la défaite est certaine à peu près deux secondes après son entrée en scène. Un protagoniste qui sert pas à prouver malgré lui que Ant-Man 2 n’a finalement que faire de son scénario. Cousu de fil blanc et assez peu palpitant, ce dernier ne possède pas assez de corps pour faire du film autre chose qu’un roller coaster certes impressionnant plus qu’à son tour mais qui au final, laisse un peu frustré. Peut-être est-ce parce les derniers Marvel étaient justement plus crépusculaires et que ce nouvel Ant-Man apparaît encore plus léger que cette impression substitue, mais il semble difficile de vraiment accrocher au script quand celui-ci sert toujours à donner de multiples prétextes au réalisateur et au département des effets-spéciaux pour faire parler la poudre plutôt que d’apporter une pierre d’importance au Marvel Cinematic Universe. Peyton Redd se montrant toujours aussi fiable quand il s’agit d’orchestrer des combats et autres courses-poursuites. Que l’on parle de la baston entre la Guêpe et les sbires du méchant incarné par Goggins, avec la salière géante, ou de la scène du port, le réalisateur exploite très bien les capacités des héros et livre un show vraiment ludique, à l’action non seulement lisible mais aussi très inventive. Et ce n’est pas le Fantôme, ce mystérieux antagoniste capable de passer à travers n’importe quoi qui encourage à penser le contraire. Car il semble évident que ce dernier a justement été choisi pour donner le change aux personnages principaux en se posant un peu comme le parfait interlocuteur dans l’action quand il s’agit de proposer aux spectateurs des bastons super-héroïques qui sortent de l’ordinaire.

La Guêpe et Ant-Man

Mais heureusement, il y a la Guêpe. Un personnage déjà présent dans le premier volet, incarné par une Evangline Lilly enfin au premier plan, charismatique et puissante, qui vole carrément la vedette à Ant-Man. La Guêpe vole au secours du film à de multiples reprises, mettant ainsi en avant une dynamique de groupe beaucoup plus affirmée que dans Ant-Man. Même constat pour Michael Douglas, ici plus impliqué dans l’action ou encore concernant l’arrivée remarquée de Michelle Pfeiffer, impériale comme toujours. Carton plein du côté des gentils donc, tandis que les méchants n’en sont pas vraiment et qu’au fond, tout ceci ne sert qu’à introduire le retour prochain et annoncé des Avengers, auquel Ant-Man et la Guêpe vont à n’en pas douter participer activement.

En Bref…
Très ludique, inventif dans l’action et parfaitement mis en image, léger et plutôt amusant, Ant-Man et La Guêpe manque par contre cruellement de fond. Son scénario, inutilement compliqué, s’englue dans des explications nébuleuses pas franchement convaincantes, en forme de raccourcis opportunistes censés permettre au récit d’avancer. Une sorte de récréation donc, qui se doit d’être appréciée pour le show qu’elle propose et non pour l’histoire qu’elle raconte. Une suite assez conforme au premier volet, néanmoins tirée vers le haut par l’arrivée sur le devant de la scène de la flamboyante Guêpe.

@ Gilles Rolland

Ant-Man-et-la-guêpe
   Crédits photos : Walt Disney Pictures International France/Marvel Studios


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