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Sencha de Asamiya, cultivar Kôshun

Par Florentw
En 2016 j'avais eu l'immense plaisir de présenter un sencha de Asamiya (dans le département de Shiga, Asamiya est une ancienne zone de production à l'histoire ancienne, située juste au nord de la frontière avec Wazuka et Uji-tawara) fait avec le formidable cultivar Kôshun. Or, cette variété est extrêmement rare en dehors de Shizuoka et ce fut un grand bonheur de pouvoir goûter et partager un tel thé présentant à la fois les caractéristiques des thés de la région du kansai et les arômes de Kôshun. C'était aussi l'année du festival du thé de Shizuoka, et je dois dire que sur le stand Thés du Japon, ce Kôshun s'était bien fait remarqué. Trop en fait : impossible de mettre la main dessus en 2017, alors que plusieurs vendeurs du kansai l'avaient ajouté à leur catalogue, pourtant auparavant, le producteur avait beaucoup de mal à vendre son aracha (thé brut non raffiné). Il faut ajouter que ce dernier, sous les demandes de grossistes, produisait une partie de son Kôshun en kabuse-cha, pour avoir une liqueur verte (je m'étais par ailleurs rabattu un peu sur cet ersatz). Mais pour 2018, pas question ! Moi, mais aussi d'autres vendeurs ont fait comprendre au producteur qu'il était bien préférable d'avoir un kôshun non ombré, et j'ai réservé à l'avance un lot du aracha.
Sencha de Asamiya, cultivar Kôshun
Sencha de Asamiya, cultivar Kôshun
Sencha de Asamiya, cultivar Kôshun
Sencha de Asamiya, cultivar Kôshun(photos prises le 11 avril 2018, alors que la récolte aura lieu le 10 mai)
Voici donc le kôshun de Asamiya de retour sur Thés du Japon !
Si je regrette un peu de n'avoir pas fait faire un hi-ire (torréfaction/séchage finale) un petit peu plus fort pour lui donner plus de force au nez, je me souviens aussi qu'en 2016, ce sencha s'était beaucoup ouvert à partir de l'automne.
Sencha de Asamiya, cultivar Kôshun
Si le parfum reste en effet discret, c'est néanmoins sans l'ombre d'un doute la senteur typique de Kôshun. C'est un parfum un peu sucré, évoquant de petites fleurs sauvages, l'amande amère, le coriandre et le thym aussi un peu. Mais ici, ces arômes typiques restent très moelleux, et tout à fait appréciables me semblent-il aussi pour ceux qui ne sont pas nécessairement fans de ce cultivar particulier.
Sencha de Asamiya, cultivar Kôshun
L'attaque en bouche est également douce, on ressent ensuite une très légère pointe d'astringence, un peu d'umami, et surtout les riches arômes de Kôshun qui viennent s'exprimer avant tout dans l'after-taste. Ce que l'on devinait au nez apparaît alors avec force. Ainsi, malgré sa légèreté, cette liqueur à tout de même une belle présence de part son caractère très aromatique. 
Deuxième et troisième infusions s'ensuivent avec grâce et fluidité, jamais franchement astringentes ni tanniques, avec une superbe longueur aromatique et sucrée.
Sencha de Asamiya, cultivar Kôshun
D'aucuns auront compris que ce sencha Kôshun de Asamiya me tient particulièrement à cœur, et que plus encore, au même titre que le sencha Gokô non ombré de Wazuka, c'est une pierre angulaire de ma sélection cette année et je l'espère dans les années à venir.
Je le recommanderais dégusté en parallèle avec le Kôshun de Kawane (la comparaison avec ceux de Tamakawa ou Shimizu est bien sûr intéressante mais moins appropriée du fait de la torréfaction finale plus forte de ces derniers). 
C'est un sencha très abordable à (re)découvrir absolument.

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