Magazine Culture

La beauf attitude

Publié le 23 juillet 2018 par Polinacide @polinacide

L’été sera chaud. D’autant plus après une victoire en finale de la Coupe du monde, à l’issue de laquelle toutes les supérettes se sont retrouvées littéralement vidées de leurs stocks d’alcool. A sec, quoi. En particulier de bières, puisque de toute évidence il s’agit de la boisson préférée des supporters… qu’affectionnent tout particulièrement les « beaufs », ces personnages stéréotypés un peu benêts qui répulsent tant les Français et qui font pourtant partie intégrante du folklore national. Ben oui. Personne ne s’identifie à eux, quand bien même il serait pris en flagrant délit de siroter une petite mousse devant le Tour de France, les pieds sur la table et le postérieur enfoncé dans le canapé. OKLM. 

On pourrait d’ailleurs facilement imaginer « une Grande Boucle » du beauf, quitte à pousser la caricature jusqu’au bout. Car ce dernier n’a pas de sexe, d’âge, de signe distinctif et encore moins de position géographique. Chaque région de notre douce France possède le sien : amateur de pastis et de tuning dans le sud, de chartreuse et de frometon à la montagne, sans oublier le chasseur qui part traquer son gibier avec quelques grammes dans le sang…Autant de candidats idéaux pour un reportage dans le JT de Jean-Pierre Pernault. Voilà qui ferait une belle vitrine de la diversité de nos territoires ! A la différence que l’on n’aurait pas besoin de pédaler pour la découvrir.

Qu’on le veuille ou non, on a tous en nous un « beauf » que l’on empêche sciemment de s’épanouir, pour se démarquer de ce Français moyen trop « mainstream » pour être un brin sexy. Qu’à cela ne tienne, zappons le cours de yoga du week-end pour enfiler notre jogging en vue d’une toute autre fin. Car vous ne la ferez à personne : on sera toujours le beauf de quelqu’un à défaut d’en être un soi-même.

Publicités

Retour à La Une de Logo Paperblog

A propos de l’auteur


Polinacide 1010 partages Voir son profil
Voir son blog

l'auteur n'a pas encore renseigné son compte l'auteur n'a pas encore renseigné son compte

Magazine