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Lollapalooza Paris 2018 – Jour 1

Publié le 24 juillet 2018 par Touteouie @Toute_Ouie

Lollapalooza Paris 2018 - Jour 1

Besoin d'air, besoin de poussière et de musique live. On a écumé les line-ups des festivals de l'été pour se lâcher un bon gros coup et on a jeté notre dévolu sur le Lollapalooza Paris qui fête ses 2 ans cette année. Avec une programmation de folie, on ne pouvait vraiment résister longtemps à l'appel de la Tour Eiffel... Retour sur le 1er jour sous le soleil parisien.

Lollapalooza Paris 2018 – Jour 1

Avant de prendre possession des lieux, passage obligé au cashless, histoire de pouvoir nous payer à boire (bah oui il faut bien s'hydrater hein !). Pendant qu'on fait la queue, Fidlar s'installe sur l'alternative stage à l'entrée du site. Si la queue semble longue, ça avance assez vite et on ne rate pas grand chose du set du groupe. Sans doute pas le meilleur moment du festival mais, un concert idéal pour rentrer dans l'ambiance du festival et se mettre en jambe. Bon public, on rit à chaque " merci " haut perché que le chanteur dégaine à la fin des morceaux (oui, il nous en faut peu).

A la fin de leur set, on décide de rester sur place. En même temps, il n'y a que 30 minutes à attendre avant l'arrivée de Nothing but Thieves que notre cher chroniqueur Roublard nous a conseillé. Sauf que voilà, le changement de scène et le réglage des instruments semblent prendre plus de temps que prévu. On s'inquiète. Est-ce qu'on va avoir le temps de les entendre finalement, avant de rejoindre la main stage 2 où nos chouchous de Black Rebel Motorcycle Club sont annoncés ? Nothing but thieves arrive enfin à 16h. Le chanteur nous confie sa frustration à ne pouvoir prendre les armes plus tôt et il remercie le public d'être resté malgré tout. Et c'est parti pour un set à base de gros riffs qui passent plutôt bien. On regrette même de les quitter un peu avant la fin de leur set mais l'appel de BRMC se fait sentir et personne ne peut rivaliser...

Whatever happened to MY rock'n'roll?

On a vu BRMC en festival et en salle de concert classique. Définitivement, on préfère les voir dans des salles. Pas de leur faute à eux, qui sont bien présents, qui sourient et qui s'emploient à envoyer la sauce dès le début avec Little Things Gone Wild. Mais on s'étonne de voir le public si peu réceptif (ou étions-nous juste trop en périphérie de la fosse ?). Certes, les nouvelles chansons ne sont peut-être pas encore bien installées dans les oreilles de chacun mais on ne peut nier qu'elles ont la capacité de secouer les foules (comme c'était le cas à Lille). Qu'à cela ne tienne, nous on saute et on gueule les paroles de nos chansons préférées. En 1h, BRMC donnent tout ce qu'ils ont comme à chaque fois en alternant nouveaux titres et grands classiques. Robert Been finira comme à l'accoutumée le concert à la barrière sur Whatever Happened to my Rock'n'Roll, après un saut de la scène qu'on estime à plus de 2 mètres de haut. Le titre de la chanson n'a jamais porté son nom aussi bien d'ailleurs. Les portables sont dégainés à la seconde et entourent Been si bien qu'on ne le voit plus du tout. So rock'n'roll de filmer ce moment ! Bref...

A peine le set de BRMC terminé que Kaleo enchaine sur la main stage 1. Le bonhomme qu'on ne connaissait pas - enfin jusqu'à l'arrivée de son tube en fin de concert - distille un son bluesy-rock-country pas désagréable pour les oreilles. Mais on a bien envie de voir ce qui se passe du côté de l'alternative stage. C'est Bomba Estereo qui y irradie le public avec sa robe jaune flamboyante. La demoiselle est solaire et emporte tout le monde dans sa bulle électro-musique du monde. Les dos et les épaules rougis par le soleil, les gens dansent en communion totale. Moment très chouette de cette première journée.

Mais direction le coin de la main stage pour Bastille qu'on avait entraperçu en live alors qu'ils étaient encore des tout petits jeunots au Leeds Festival. On avait adoré leur tout premier album qui a pas mal tourné en boucle d'ailleurs. Mais on a moins accroché à ce qui a suivi. Espérons que la setlist inclura quelques anciens tubes. Nos prières sont exaucées parce qu'on entendra presque tous leurs tubes : Icarus, Things we lost in the fire, Laura Palmer, These streets, Off the night, et Pompeii évidemment viendra clore le tout. On n'en demandait pas tant ! La voix de Dan Smith est impeccable et le bonhomme se donne plutôt à fond. Une bonne mise en bouche avant de revoir pour la énième fois nos amis Kasabian qui sont attendus sur la main stage 1.

Kasabian on fiiiiiire, évidemment

Alors que Pompeii résonne encore, on se positionne dans la fosse entouré d'anglais. The place to be ! On appréhende un peu ce concert car quand ils sont dans un grand festival, les Kasabian ont tendance à faire le show assez mécaniquement. Efficace certes, mais c'est pas comme ça qu'on les aime le plus. Décidément les dieux sont avec nous en cette première journée. A peine sont-ils entrés (Tom Meighan en robe de chambre bleue et Sergio Pizzorno avec une espèce de tente orange) que les cavaliers de Leicester nous rassurent tout de suite. Ils sont là et sont heureux de l'être. Ils nous font mordre la poussière (littéralement), dès les 1ères notes d' Ill Ray the King et ne feront jamais redescendre la température. Au mieux, il la font même monter au fur et à mesure du set. Une malheureuse petite heure leur est octroyée alors il faut tout donner. Entre fous rires et provocation gentille envers le public, Kasabian font un concert totalement survolté. ça pogote dans tous les sens, ça slame. En bref, une fête géante se créé au Lollapalooza. Parole de groupie, on ne les avait pas vus en aussi bonne forme depuis 2012. Et du coup, 1h c'est bien trop trop trop court. Mais ça aura suffit à notre jean et à notre sac à dos pour craquer sous la pression de la folie ambiante qui a envahi la fosse. On sort de là comme si on venait de passer dans une machine à laver : essoré. C'est peut-être pour ça qu'on a mal à l'épaule gauche ? I'm on fiiii-aïe-re !

Lollapalooza Paris 2018 – Jour 1

Besoin de reprendre des forces si on veut tenir devant Depeche Mode qui va arriver. On se cale du côté de Portugal The Man avec notre barquette de frites et on se délecte de ce qu'on entend. Un set qui commence avec la chanson thème de Ghost (Righteous Brothers) et enchaine sur une reprise des Pink Floyd, ne peut qu'être bien de toute façon. On ne voit pas le temps passer jusqu'à ce qu'on remarque l'heure : l'arrivée de Depeche Mode de l'autre côté du site est imminente. Mierda !

Heureusement, lorsqu'on arrive, le visuel des pieds de " Revolution " se profile doucement au loin. Ouf ! On n'a pas raté l'entrée en scène de Depeche Mode. Le groupe arrive, yeux maquillés, talonnettes et paillettes. On est prêt à s'en prendre plein les yeux et les oreilles. On se rend très vite compte que notre connaissance musicale du groupe est extrêmement limitée pour ne pas dire quasi nulle. Mais cela ne nous empêche pas de passer un excellent moment en leur compagnie. En même temps, lorsqu'on voit un Dave Gahan se donner autant à fond, à faire le danseur de ballet, à arpenter la scène d'un bout à l'autre, à exciter son pied de micro et tout ça, avec une voix totalement intacte, on ne peut que rester admiratif. Les visuels qui accompagnent le tout sont également très léchés. Morceaux de clips, ou Gahan multiplié à l'infini sur l'écran, il faut choisir. Nous, on est happé et happy. Gros coup de coeur pour Walking in my shoes. En revanche, gros coup de mou sur Somebody chanté par Martin L. Gore, qui nous a fait décrocher pendant un instant. Enfin, s'il n'y a que ça, pas bien grave !

On retourne vers le métro sur Just can't get enough, en faisant quelques détours. Bah oui, quand on danse, c'est pas facile de rester droit dans ses bottes... Rendez-vous demain, même lieu, même heure - ou un peu plus tôt...


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