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Jardin Sonore Festival

Publié le 27 juillet 2018 par Misterblog

Jardin Sonore Festival

Soirée très variée pour la suite de cette première édition du festival Jardin Sonore avec pas moins de 5 concerts pour ce dernier soir.

Le premier est un des plus attendus pour votre chroniqueur du soir, et contrairement à ce que son nom le suggère, Theo Lawrence and The Hearts sont français mais leur musique est très Américaine, entre rock, blues et soul.

Leur album « Homemade lemonade » sorti au printemps est une des belles surprises de ces derniers mois et sur scène c’est tout aussi savoureux.

Décalage saisissant avec la jeunesse apparente des musiciens et du chanteur et cette musique d’un autre age, très mature et très classe avec de belles guitares qui carillonent, un clavier emballant et même des congas.

Jardin Sonore Festival

Dommage que le son réglé un peu trop fort pour apprécier à 100% ce set du quintet mais dans l’ensemble le public venu tôt a bien apprécié.

Et pour ne pas gâcher le concert se finit par une jolie reprise du « Rumble » de Link Wray qui me donnerait presque envie de remater Pulp Fiction.

Après un changement de plateau rythmé par des pépites vintages des dj’s de 45 Live on retrouve avec plaisir Sammy Decoster dont on avait bien aimé son passage l’an dernier à Marseille.

Cette fois ci en trio, sans son chapeau mais avec la même moustache que sur la pochette de son deuxième album « Sortie 21 » également sorti au printemps.

On reste un peu dans un esprit un peu western mais en plus folk entre Calexico ou Giant Sand mais avec des textes uniquement en français.

Jardin Sonore Festival

Le public est un peu plus dissipé que pour la première formation et c’est un peu dommage car le tour de chant est de qualité, avec quelques titres assez enlevés comme « Micheline » ou « Taxi Bird » où il n’hésite pas à descendre de la scène et jouer dans les premiers rangs, et d’autres plus introspectifs.

Pour les trois prochains concerts on se déplace quelques mètres plus loin pour une scène plus grande et plus confortable, mais il faudra s’armer de patience avant le retour des Negresses Vertes avec deux concerts que je n’ai pas aimé.

Madame Monsieur est un duo pop tout de rouge vetu et qui est principalement connu pour le morceau « Mercy » qui est beaucoup passé sur les FM et télé, et qui a fait un flop à l’Eurovision malgré de bonnes intentions.

Mis à part cette rengaine jouée deux fois (en guitare voix pour finir) et une reprise poussive du « Desenchantée » de Mylène Farmer, c’est une succession de titres anecdotiques qui se ressemblent tous, avec beaucoup de bons sentiments mais musicalement on ne va pas se mentir, Madame Monsieur était objectivement le maillon faible d’un plateau jusque là irréprochable.

Pour Asaf Avidan, la tête d’affiche pour laquelle la majorité du public, le cas est différent, si sa musique est des plus respectables qui soient, sa voix si particulièrement m’a toujours empêché d’écouter ses disques et encore moins d’aller le voir en concert.

Jusqu’à ce soir puisque j’avais vraiment envie de voir le groupe d’après, et ce fut un moment magique pour beaucoup de fans à priori ravis, et beaucoup plus délicate pour les quelques récalcitrants.

Avec deux moments à sauver de cette expérience difficile où l’on gémit énormément, un titre qui tranche assez nettement du reste (un « Bang bang » un peu éléctro/trip hop façon Radiohead) et la fin sans rappel, « pour respecter le timing des autres artistes du festival » en toute humilité.

Et enfin pour finir la soirée dans une genre autrement plus festif, les Negresses Vertes dont la tournée des 30 ans de l’album « Mlah » est passée plusieurs fois dans la région mais bizarrement aucune date prévue à Marseille, d’où une bonne nouvelle de les voir ici dans ce si joli cadre.

Jardin Sonore Festival

Trop jeune pour les avoir vus à la grande époque avec le regretté Helno, c’est malgré tout un vrai plaisir Mellino et sa troupe pour jouer des tubes dont évidement l’à propos « Voilà l’été » pour commencer.

Des cuivres, de l’accordéon, des guitares acoustiques et électriques, une basse et des voix mixtes au diapason, impossible de comparer avec leurs débuts mais le groupe a toujours une sacrée pêche.

Outre les singles que tout le grand public connait par cœur, on redécouvre des titres moins connus mais toujours aussi attachants comme « Hey Maria », « Marcelle Ratafia », « Il » ou le plus récent « Les Mégots » (sur le sous estimé « Trabendo » de 99).

L’enchaînement avec le rigolard « Zobi La Mouche » et le plus mélancolique « Face à la mer » est réjouissant même si format festival oblige des tubes manquent à l’appel (« Hou mamma mia » ou « Famille Nombreuse ») mais ils finiront bien entendu par « Sous le Soleil de Bodega » avec un final très piano house qui rappelle que le groupe avait de super remixes (de Massive Attack à William Orbit).

Une soirée qui se termine aussi bien qu’elle avait commencé, avec ce succès cette première édition le Jardin Sonore en appelle d’autres.


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