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Jeu d’ombres – Ivan Zinberg

Par Arieste @Arimya35

Jeu d’ombres – Ivan ZinbergCe qu'en dit la quatrième de couverture

Seattle. Sur le campus d'une université, un petit génie de l'informatique assiste au meurtre d'un éminent chercheur en génétique. Sans se dévoiler, il choisit d'orienter les autorités dans leurs investigations, usant des moyens de communication les plus sophistiqués.
A plusieurs centaines de kilomètres, la police de Portland est appelée en renfort après la découverte d'un corps à moitié brûlé, au cœur d'une immense forêt. Le légiste est formel : si le cadavre pourrit sous terre depuis des années, la crémation, elle, remonte à quelques heures à peine. Seul le tueur pouvait savoir qu'il était là.
Pourquoi revenir sur les lieux du crime ?
Pourquoi exhumer un cadavre si bien caché ?
Pour le lieutenant Paul Lorenzo et ses hommes commence une enquête terrifiante, la traque d'un tueur insaisissable, capable d'endosser de multiples identités.

Mon avis

On entend souvent dire qu'un bon thriller doit être un bon page-turner, un livre qui tient tellement en haleine qu'on ne peut s'empêcher de tourner les pages jusqu'au bout, et de ce point de vue là Jeu d'Ombres remplit pleinement son contrat.
Ainsi, le roman commence tranquillement avec la découverte d'un cadavre et la mise en place de l'enquête pour découvrir l'assassin. On croit alors débuter la lecture d'un thriller tout ce qu'il y a de plus classique. On se rend vite compte de notre erreur d'appréciation car Ivan Zinberg sort très vite la narration des poncifs du genre pour nous sortir une intrigue originale, dont les ressorts étonnent jusqu'au bout. Le suspense est présent, pas tant dans la découverte du coupable que dans la manière dont les personnages vont essayer de le stopper.
L'auteur a fait le choix d'utiliser des figures d'apparences simplistes (le policier porté sur la boisson, le jeune hacker surdoué, le policier corrompu), mais en les traitant d'une manière qui tranche radicalement avec leurs usages habituels. Loin de s'en servir comme de simples pantins, il se penche sur eux et nous engage à aller au-delà des apparences.
Le récit est inscrit dans une démarche analogue. Alors que des pistes s'imposent rapidement aux yeux des enquêteurs et des lecteurs, l'intrigue prend des pistes peu explorées, nous égarant parfois pour mieux nous retrouver ensuite.
L'auteur est également lieutenant de police et cela se ressent, tant dans la manière de mettre en valeur les détails des processus d'enquête que dans le regard bienveillant qu'il porte à ses personnages policiers, ce qui donne un peu de fraîcheur dans un type de littérature qui se veut souvent désabusée vis-à-vis des forces de l'ordre. Cela ne l'empêche pas cependant de dénoncer une justice à deux vitesses où l'on peut souvent acheter le silence.
Terminons sur le grand travail de recherches qu'à du nécessiter la rédaction de cet ouvrage que ce soit par la minutieuse description des lieux ou bien sans en dire trop, les recherches qui permettent de fournir une explication à ces meurtres.

Une explication, dont on ne sait si elle existe vraiment, mais qui reste d'une vraisemblance glaçante.

Jeu d’ombres – Ivan Zinberg
Ce billet est ma première participation au challenge polar/thriller de chez Sharon !


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