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[Critique] EXTINCTION

Par Onrembobine @OnRembobinefr
[Critique] EXTINCTION

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Titre original : Extinction

Note:

★
★
★
½
☆

Origine : États-Unis
Réalisateur : Ben Young
Distribution : Michael Peña, Lizzy Caplan, Israel Broussard, Tom Riley, Mike Colter, Emma Booth, Erica Tremblay, Lex Shrapnel…
Genre : Science-Fiction
Date de sortie : 27 juillet 2018 (Netflix)

Le Pitch :
Un père de famille est assailli par d’étranges visions. Des rêves dans lesquels l’espèce humaine est décimée par une puissance extra-terrestre dans un déluge de feu. Alors que son entourage, à commencer par sa femme, l’encourage à consulter un médecin, l’homme est persuadé que ses visions sont prophétiques. Quand des vaisseaux commencent à débarquer sur Terre en semant la mort sur leur passage, tous s’aperçoivent qu’il avait raison…

La Critique d’Extinction :

Réalisateur du remarqué Love Hunters, l’Australien Ben Young revient sur le devant de la scène avec une production Netflix de science-fiction. Un genre que la plate-forme américain n’en finit plus de tenter de s’approprier sans toutefois y parvenir à tous les coups. Qu’en est-il d’Extinction ? Fait-il partie du haut du panier ou plutôt des ratages estampillés Netflix ?

Extinction-Michael-Pena

Rêve éveillé

Les films reposant sur un scénario à base de visions ont souvent rapidement tendance à se mordre la queue. La faute à des clichés persistants qui sont en effet pour la plupart présents au début d’Extinction, dont le pitch n’a rien de particulièrement excitant. La bande-annonce ayant clairement démontré les limites des effets visuels, pas de quoi se lever la nuit à première vue. Sauf qu’Extinction, envers et contre un budget en effet trop réduit pour véritablement permettre à Ben Young de mettre en œuvre correctement sa vision du récit, a plus d’un tour dans son sac. À commencer par ses acteurs. En première ligne, Michael Peña et Lizzy Caplan assurent du début à la fin. Deux acteurs issus de la comédie, ici remarquables de sobriété, qui n’en font jamais des caisses et qui servent admirablement un scénario méritant grâce à sa capacité pour le moins inattendue à ménager ses effets.

Twist again

Car Extinction fait partie de ces films à twist. Ici, le retournement en question n’intervient pas à la fin mais au beau milieu du film et force est de reconnaître qu’il est très bien amené. C’est d’ailleurs l’écriture qui sauve aussi les meubles car encore une fois, visuellement parlant, on a souvent l’impression de regarder une production fauchée estampillée SyFy. C’est plus flagrant sur certains scènes mais cela saute plus d’une fois au yeux. Comme quand le réalisateur insiste et s’attarde un peu trop sur ses plans de la ville en feu ou quand il fait exploser des trucs. Idem pour ce qui est des costumes des aliens, assez cheap et donc pas spécialement crédibles. Extinction, malgré ses ambitions narratives manifestes, n’a rien d’un blockbuster. Parfois, on a carrément l’impression de regarder une série TV, c’est dire.
Cela dit, à d’autres moments, l’histoire l’emporte sur tout le reste et on se laisse embarquer, grâce à l’écriture intelligente, à la rythmique que le metteur en scène parvient à instaurer et aux acteurs donc (à noter que Mike Colter, le Luke Cage de Marvel, passe une tête).

En Bref…
Modeste production de science-fiction, Extinction atteint rapidement ses limites sur un plan purement visuel. Narrativement par contre, le film fait valoir une belle ambition et propose une histoire prenante et non dénuée d’émotion. C’est notamment grâce au scénario qu’on ne s’ennuie pas une seconde. Au scénario et aux acteurs également, Michael Peña en tête, remarquable de sobriété et tout en nuances.

@ Gilles Rolland

[Critique] EXTINCTION
   Crédits photos : Netflix


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