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La rentrée Inch’Allah

Publié le 28 août 2018 par Le Journal De Personne
Dans toute fête, il y a un avant goût de la défaite...

Et on dirait que c'est inéluctable d'entendre siffler la fin de la récréation... de comprendre que c'est toujours le désenchantement qui prend le dessus sur le chant, sur l'enchantement...

Kundera disait que l'optimisme est l'opium du genre humain.

Et c'est une mauvaise publicité : elle renforce le goût de l'opium au lieu de renforcer le dégoût de l'optimisme et de défoncer les béats de la béatitude.

Et chaque année, ça recommence... la rentrée, ce qui prouve bien qu'on n'a toujours pas trouvé la sortie... Ce cyclisme est mal fichu... il est sans issue...

Et quoi qu'on en dise, la reprise n'y change rien. On aura droit aux mêmes méprises, aux mêmes sottises du genre : "demain est un autre jour" mais en attendant : aujourd'hui est le même que celui d'hier. La nuit ou l'ennui qui ne voit pas le jour.

Qu'est-ce que j'entends ?

J'entends le loup, le renard et la belette...

Je les entends chanter pour que la rentrée soit un peu plus enchantée.

Le loup n'est pas prêt de la louper, c'est le Saint Père lui-même qui a ouvert le bal en déclarant que l'homosexuel n'est pas normal, il est anormal, pathologique pas logique, il relève de la psychiatrie... autrement dit, pour le pédé, il n'y a pas d'autre rentrée que dans un asile... d'aliénés !

Rentrée veut dire : cesser de s'écarter, de sortir... du sillon tracé par sa sainteté... je l'entends chanter :

"En rang les pédés vous n'avez toujours pas compris que vous dérangez tous ceux qui ont du mal à prendre leur pied.

Nous mettrons aux arrêts désormais les prêtres ou les traîtres qui vous emboiteront le pas. Pour les pédophiles aussi, ce sera le trépas !"

Le renard lui n'a pas vu la moutarde lui monter au nez, c'est un jeune noir africain qui joue au ballon rond à Dijon. Il ignore l'hiver et n'a que dix sept printemps... il dit valoir plus que Neymar... et il rajoute : Inch'Allah

Le renard... il essaye de rouler Dieu pour qu'il lui avance de quoi devancer le talent le plus confirmé qui soit. C'est ce qu'on appelle : avoir du toupet. Le plus incroyable chez ce jeune croyant c'est qu'il a compris tout le charme discret de la Foi : que demain n'est pas entre nos mains.

Enfin la belette qui reprend la tête avec les mêmes sornettes : c'est notre ouistiti qui n'a pas encore vu le pays partir en sucette et qui s'adresse aux gens sans prendre de gants en disant : Ya Ness, il n'y a que le Bizness ! C'est de l'anglo-arabe, ce qui veut dire en français que le président ne voit pas les gens mais seulement de l'argent.

Mission sans rémission, qui va provoquer la démission de Nicolas Hulot, la bêbête qui a enfin compris que qui veut faire l'ange fait la bête.

Auteur interprète : Emeline Becuwe
Scénario : Emeline Becuwe
Actrice : Emeline Becuwe


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