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[Critique] KIN : LE COMMENCEMENT

Par Onrembobine @OnRembobinefr
[Critique] KIN : LE COMMENCEMENT

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Titre original : Kin

Note:

★
★
★
½
☆

Origine : États-Unis
Réalisateurs : Josh Baker, Jonathan Baker
Distribution : Myles Truitt, Jack Reynor, Zoë Kravitz, James Franco, Dennis Quaid, Carrie Coon, Romano Orzari, Jonathan Cherry, Michael B. Jordan…
Genre : Fantastique/Science-Fiction/Thriller/Adaptation
Date de sortie : 29 août 2018

Le Pitch :
Alors qu’il fouille dans un bâtiment industriel en ruines de la banlieue de Detroit, Eli, un adolescent, tombe sur une arme futuriste qu’il s’empresse de ramener chez lui. Sa trouvaille coïncidant avec la sortie de prison de son grand frère, qui ne tarde pas pour sa part, à se mettre à dos un caïd local auquel il doit une importante somme d’argent…

La Critique de Kin : Le Commencement :

Sous ses airs d’adaptation d’un best-seller de librairie à la Hunger Games, Kin est en fait la version longue d’un court-métrage qui avait valu à ses réalisateurs une certaine reconnaissance. Mais dans un sens, il s’agit quand même d’un film que l’on peut facilement ranger dans la même catégorie. Avec son jeune héros au cœur pur et au passé trouble, la notion d’élu et tout un tas de trucs plus ou moins marqués, Kin ne cache pas son objectif, à savoir imposer une nouvelle franchise young adult. Une perspective plutôt alléchante à la vue de ce potentiel premier volet pour autant pas dénué de défauts mais éminemment plus frais et sympathique que bien des adaptations récentes plus ou moins foirées et/ou insignifiantes.

Kin-Zoe-Kravitz

Quine ! C’est le gros lot ! (désolé)

On retrouve, comme ne manque pas de nous l’indiquer l’affiche, au générique de Kin un certain Shawn Levy. Réalisateur à ses heures, de films comme comme Real Steel ou La Nuit au Musée, il a récemment brillé et décroché le jackpot en mettant un paquet de billes sur la série Netflix Stranger Things. Du coup, Kin écope de la mention « par le producteur de Stranger Things ». Un peu réducteur… Si ce n’est qu’ici, Kin présente en effet des similarités avec Stranger Things. Tout d’abord, dans les deux cas, deux frangins sont aux commandes. Bon, ce premier point relève plutôt de l’anecdote mais quand même. Ensuite, Kin lui aussi ne cache pas ses influences très 80’s et évolue, avec un caractère moins franc du collier que Stranger Things, dans un univers très codifié et empreint d’une nostalgie flagrante pour un certain cinéma. À vrai dire, les Baker brothers ont surtout l’air de s’être inspirés de Terminator, vouant visiblement une admiration sans nom pour James Cameron, auquel il ont allègrement pompé quelques idées pour leur scénario mais aussi pour leur mise en scène. Au point de carrément nous servir une espèce de photocopie, propre mais plombant un peu l’originalité de l’ensemble, de la séquence du commissariat dans Terminator premier du nom. Même la musique s’aligne sur le score des deux Terminator. Plus d’autres détails dont nous ne parlerons pas pour ne pas déflorer l’intrigue. Tout ça pour dire qu’au final, si il commence plutôt bien, en entretenant un mystère et une mélancolie grandement responsables de sa bonne tenue, Kin a tendance par la suite, quand s’amorce sa seconde partie, à se prendre pour un autre sans parvenir à égaler ses modèles ni même faire sonner son hommage comme autre chose que du recopiage studieux.

Supergun

Sans cesser d’être sympathique et plaisant à suivre, Kin pêche donc par un manque d’audace. On regrettera aussi l’écriture hasardeuse et parfois feignante de certains personnages, comme celui du grand frère, campé par le pourtant excellent Jack Reynor. La première victime de la vaste hésitation de Kin à vraiment assumer son côté sombre ou à servir comme le veut la coutume pour ce genre de film des vannes à intervalles réguliers, c’est lui. Quand les choses se gâtent pour son matricule, le frangin en question prend le truc de manière vraiment trop détachée alors qu’à côté, le jeune Myles Truitt, bénéficie d’une partition beaucoup plus nuancée, qu’il magnifie d’ailleurs, s’en sortant très bien tout du long. Mais après tout, le pilier de la saga, c’est lui.
Cela dit, Kin : Le Commencement réussit plus de choses qu’il n’en foire. Visuellement par exemple, le show a une certaine gueule et la dynamique, presque ludique, tient l’ennui à distance. C’est le principal. Le casting joue beaucoup aussi (James Franco, Zoë Kravitz, Dennis Quaid, Carrie Coon… Excusez du peu) ainsi que l’ambiance 80’s. Les détracteurs de Stranger Things vont probablement trouver ici les mêmes prétextes à faire la gueule mais au final, pas de quoi bouder son plaisir car la démarche a beau être maladroite, elle reste sincère.

En Bref…
Kin : Le Commencement n’a rien de révolutionnaire donc, mais c’est tout de même un bon film de science-fiction estival, ni trop violent ni trop sombre, mais suffisamment personnel pour se démarquer du tout-venant et proposer quelque chose d’assez frais pour convaincre.

@ Gilles Rolland

Kin-le-commencement
   Crédits photos : SND


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