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No Money Kids : « L’écriture d’un titre ne se réfléchit pas »

Publié le 09 septembre 2018 par Camillegreen @camillegreen03
Vous êtes prêts à écouter retentir les nouvelles notes de blues électro rock du groupe No Money Kids ? Patience… le duo français nous donne rendez-vous le 16 novembre 2018, date de la sortie de leur nouvel album « Trouble ». Félix Matschulat (guitare, chant) et Jean-Marc Pelatan (basse, machines, samples) le promettent leur public ne sera pas déconcerté par la couleur de ce nouvel opus. Il reste certes encore 2 mois à patienter avant d’écouter leurs guitares rock mais ils nous laissent méditer sur des vers d’Aragon qui, selon Félix Matschulat résument au mieux les thèmes de l’album : « Rien n’est jamais acquis à l’homme. Ni sa force. Ni sa faiblesse, ni son cœur. Et quand il croit ouvrir ses bras, son ombre est celle d’une croix ». La preuve qu’une nouvelle fois, les deux Français vont puiser dans leurs souffrances pour extraire toute la beauté de leur musique. « Trouble » a déjà tout pour être sublime.

No Money Kids : « L’écriture d’un titre ne se réfléchit pas »

Comment avez-vous faits vos premiers pas dans la musique ? Félix Matschulat : Mon père et mon oncle étaient tous les deux musiciens et mes héros d’enfance étaient Chuck Berry, Brian Setzer, Steve Crooper et Jimi Hendrix. Chez moi tout était en lien avec la musique, je ne pouvais pas faire autre chose que de suivre ce chemin. Jean-Marc Pelatan : Mon père était guitariste classique aussi, il jouait tous les jours pendant des heures, ça aide à choisir une voie !
Comment vous êtes-vous rencontrés ? Et comment est née l'envie de créer un groupe ensemble ? Félix Matschulat : On s'est rencontré en studio. J’étais là pour enregistrer chez JM, mais de fil en aiguille les heures de travail se sont transformées en jours puis en mois jusqu’à ce qu’on nous demande de signer au bas de la page pour notre premier contrat avec nos partenaires de toujours, Alter K et Roy Music.

No Money Kids : « L’écriture d’un titre ne se réfléchit pas »

©No Money Kids

Pendant 1 an, vous avez travaillé pour un label/concept store qui a fini par vous fournir un studio à New York. Que s’est-il passé ? Félix Matschulat : Pas tout à fait, nous travaillions en partenariat avec ce label/concept store depuis Paris. Des membres du label/concept store intervenaient en tant que directeurs artistiques sur le projet, chaque titre était enregistré à Paris puis validé par leurs bureaux à New York. Nous avons travaillé ensemble presque un an mais le manque de la scène se faisait trop présent et des désaccords artistiques nous ont poussés à reprendre les rênes de la production, changer de nom et lancer No Money Kids par nos propres moyens.
Que raconte votre deuxième album « Hear the Silence » ? Félix Matschulat : C’est une introspection, une ode à la remise en question, aux doutes. J’ai perdu mon père et deux grands-parents durant l’écriture et l’enregistrement de cet album, je pense que l'écriture m'a permis de garder un lien avec eux, que j’ai plaisir dorénavant à retrouver sur scène.
Des thèmes très lourds sont évoqués comme l'esclavage moderne, le deuil... Et pourtant cette mélancolie est très belle et donne même le moral. Est-ce voulu de vouloir aborder des thèmes graves sans pour autant les accompagner de mélodies tristes ? Félix Matschulat : Pour moi l’écriture d’un titre ne se réfléchit pas. A la composition de cet album, j’avais juste envie de raconter certaines histoires pour qu’elles ne me tuent pas. L’esclavage moderne me révolte, la perte de personnes chères m’ensevelit, les amis perdus me font perdre la raison, et pour autant sans tout cela, je ne serai pas ce que je suis. La musique peut parfois paraître en désaccord avec les mots mais cela permet parfois d'affronter les sujets sans en être victime. Jean-Marc Pelatan: Parfois la tristesse d'une mélodie sur un sujet déjà lourd fait double emploi. Pour moi, tout est une question de nuances, d'épices comme en cuisine.

Le clip « Man Down » est très esthétique. Pourquoi l'avoir réalisé en noir et blanc ? Était-ce une volonté de votre part que la danseuse Coralie Hédouin y joue un rôle ? Félix Matschulat : Depuis nos premiers titres, le noir et blanc est très présent dans notre imagerie, c’est Djamel Boucly, notre ami et photographe de l’époque qui nous a orientés dans cette direction. Mais tout dépend des sujets abordés, des titres et des personnes avec qui nous collaborons. Chaque clip est né d'un échange, mais il est important pour nous que le réalisateur apporte son interprétation visuelle personnelle, c'est à chaque fois une collaboration, un dialogue. Pour « Man Down », nous avons travaillé avec un duo de réalisatrices nantaises, Sherkan. Nous avions déjà collaboré ensemble par le passé, et l’idée de faire intervenir Coralie nous plaisait beaucoup. Nous leur avons fait totalement confiance là-dessus.
Un album est en préparation pour le mois de novembre 2018 que va-t-il raconter ? De qui vous êtes-vous entourés pour le créer ? Félix Matschulat : Le nouvel album sortira le 16 novembre 2018 et s'intitule « Trouble ». Pour résumer les sujets abordés dans cet album, il n’y a pas mieux que ces vers d’Aragon : « Rien n’est jamais acquis à l’homme. Ni sa force. Ni sa faiblesse, ni son cœur. Et quand il croit ouvrir ses bras, son ombre est celle d’une croix ». Jean-Marc Pelatan : D'un point de vue musical, il y aura des nouvelles machines et nouvelles couleurs, enregistrées dans un nouveau lieu de création puisqu'on a déménagé notre studio. Je crois qu'un auditeur de No Money Kids ne sera pas déconcerté, mais la palette est plus large avec des nuances inédites. Peut-être moins "noir et blanc" pour le coup.

No Money Kids : « L’écriture d’un titre ne se réfléchit pas »

©No Money Kids

Vous êtes "adoubés" par le monde de la mode, des séries américaines (Banshee, The Returned, Night Shift, Goliath, etc.) qui utilisent vos chansons. Vous avez maintenant envie qu'on entende vos chansons où ? Félix et Jean-Marc : Partout !
Avez qui rêveriez-vous de collaborer ? Félix Matschulat : Beck ou Dan Auerbach. Mais pourquoi pas Céline Dion aussi... Jean-Marc Pelatan : Michael Jackson ! Mais ça risque d'être compliqué...
Vous êtes plus addict à Facebook, Twitter, Instagram ou Snapchat ? Félix Matschulat : Je fuis les addictions…
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